25 juin 2011

Evangile au Quotidien

samedi 25 juin 2011
Le samedi de la 12e semaine du Temps Ordinaire

St Guillaume de Verceil (+ 1142),  St Prosper d'Aquitaine (+ 466)



Commentaire du jour
Concile Vatican II : « Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies »

Les lectures du jour

Gn 18,1-15.


Aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham, qui était assis à l'entrée de la tente. C'était l'heure la plus chaude du jour.
Abraham leva les yeux, et il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui. Aussitôt, il courut à leur rencontre, se prosterna jusqu'à terre et dit :
« Seigneur, si j'ai pu trouver grâce à tes yeux, ne passe pas sans t'arrêter près de ton serviteur.
On va vous apporter un peu d'eau, vous vous laverez les pieds, et vous vous étendrez sous cet arbre.
Je vais chercher du pain, et vous reprendrez des forces avant d'aller plus loin, puisque vous êtes passés près de votre serviteur ! » Ils répondirent : « C'est bien. Fais ce que tu as dit. »
Abraham se hâta d'aller trouver Sara dans sa tente, et il lui dit : « Prends vite trois grandes mesures de farine, pétris la pâte et fais des galettes. »
Puis Abraham courut au troupeau, il prit un veau gras et tendre, et le donna à un serviteur, qui se hâta de le préparer.
Il prit du fromage blanc, du lait, le veau qu'on avait apprêté, et les déposa devant eux ; il se tenait debout près d'eux, sous l'arbre, pendant qu'ils mangeaient.
Ils lui demandèrent : « Où est Sara, ta femme ? » Il répondit : « Elle est à l'intérieur de la tente. »
Le voyageur reprit : « Je reviendrai chez toi dans un an, et à ce moment-là, Sara, ta femme, aura un fils. » Or, Sara écoutait par derrière, à l'entrée de la tente.
(Abraham et Sara étaient très avancés en âge, et Sara était vraiment une vieille femme.)
Elle se mit à rire silencieusement ; elle se disait : « J'ai pourtant passé l'âge de l'amour, et mon seigneur est un vieillard ! »
Le Seigneur Dieu dit à Abraham : « Pourquoi Sara a-t-elle ri, en disant : 'Est-ce que vraiment j'aurais un enfant, vieille comme je suis ? '
Y-a-t-il une merveille que le Seigneur ne puisse accomplir ? Au moment fixé, je reviendrai chez toi, et dans un an, Sara aura un fils. »
Saisie de crainte, Sara se défendit en disant : « Je n'ai pas ri. » Mais le Seigneur répliqua : « Si, tu as ri. »


Lc 1,46b-47.48-49.50.53.54-55.


Mon âme exalte le Seigneur,
mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur.
Il s'est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères,
en faveur d'Abraham et de sa race à jamais. »


Mt 8,5-17.


Jésus était entré à Capharnaüm ; un centurion de l'armée romaine vint à lui et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement. »
Jésus lui dit : « Je vais aller le guérir. »
Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.
Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité, j'ai des soldats sous mes ordres ; je dis à l'un : 'Va', et il va, à un autre : 'Viens', et il vient, et à mon esclave : 'Fais ceci', et il le fait. »
A ces mots, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi.
Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume des cieux
, et les héritiers du Royaume seront jetés dehors dans les ténèbres ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et le serviteur fut guéri à cette heure même.
Comme Jésus entrait chez Pierre, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre.
Il lui prit la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait.
Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés ; il chassa les esprits par sa parole et il guérit tous les malades.
Ainsi devait s'accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe : Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Concile Vatican II
Message aux pauvres, aux malades, à tous qui ceux qui souffrent

« Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies »

Pour vous tous, frères éprouvés, visités par la souffrance aux mille
visages, le Concile a un message tout spécial. Il sent fixés sur lui vos
yeux implorants, brillants de fièvre ou abattus par la fatigue, regards
interrogateurs qui cherchent en vain le pourquoi de la souffrance humaine,
et qui demandent anxieusement quand et d'où viendra le réconfort. Frères
très chers, nous sentons profondément retentir dans nos cœurs de pères et
de pasteurs vos gémissements et vos plaintes. Et notre peine s'accroît à la
pensée qu'il n'est pas en notre pouvoir de vous apporter la santé
corporelle ni la diminution de vos douleurs physiques, que médecins,
infirmières, et tous ceux qui se consacrent aux malades s'efforcent de
soulager de leur mieux. Mais nous avons quelque chose de plus profond
et de plus précieux à vous donner : la seule vérité capable de répondre au
mystère de la souffrance et de vous apporter un soulagement sans illusion :
la foi et l'union à l'Homme des douleurs (Is 53,3), au Christ, Fils de
Dieu, mis en croix pour nos péchés et pour notre salut. Le Christ n'a pas
supprimé la souffrance ; il n'a même pas voulu nous en dévoiler entièrement
le mystère : il l'a prise sur lui, et c'est assez pour que nous en
comprenions tout le prix. Vous tous, qui sentez plus lourdement le
poids de la croix, vous qui êtes pauvres et délaissés, vous qui pleurez,
vous qui êtes persécutés pour la justice (Mt 5,5.10), vous sur lesquels on
se tait, vous les inconnus de la douleur, reprenez courage : vous êtes les
préférés du Royaume de Dieu, le royaume de l'espérance, du bonheur et de la
vie. Vous êtes les frères du Christ souffrant ; et avec lui, si vous le
voulez, vous sauvez le monde ! Voilà la compréhension chrétienne de la
souffrance, la seule qui donne la paix. Sachez que vous n'êtes pas seuls,
ni séparés, ni abandonnés, ni inutiles ; vous êtes les appelés du Christ,
sa vivante et transparente image.




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24 juin 2011

Evangile au Quotidien

vendredi 24 juin 2011
Nativité de saint Jean Baptiste, solennité

Nativité de saint Jean-Baptiste (1er s.),  Bse María Guadalupe García Zavala, religieuse et fondatrice (1878-1963)



Commentaire du jour
Saint Augustin : « Lui, il faut qu'il grandisse ; et moi, que je diminue » (Jn 3,30)

Les lectures du jour

Is 49,1-6.


Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs ! J'étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m'a appelé ; j'étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom.
Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m'a protégé par l'ombre de sa main ; il a fait de moi sa flèche préférée, il m'a serré dans son carquois.
Il m'a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je me glorifierai. »
Et moi, je disais : « Je me suis fatigué pour rien, c'est pour le néant, c'est en pure perte que j'ai usé mes forces. » Et pourtant, mon droit subsistait aux yeux du Seigneur, ma récompense auprès de mon Dieu.
Maintenant le Seigneur parle, lui qui m'a formé dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob et que je lui rassemble Israël. Oui, j'ai du prix aux yeux du Seigneur, c'est mon Dieu qui est ma force.
Il parle ainsi : « C'est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob et ramener les rescapés d'Israël : je vais faire de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu'aux extrémités de la terre. »


Ps 139(138),1-2.3b.13-14.15ab.


Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m'assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées.
Tous mes chemins te sont familiers.

C'est toi qui as créé mes reins,
qui m'as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige,
l'être étonnant que je suis.
Étonnantes sont tes œuvres
toute mon âme le sait.

Mes os n'étaient pas cachés pour toi
quand j'étais façonné dans le secret.


Act. 13,22-26.


Dans la synagogue d'Antioche de Pisidie, Paul disait aux Juifs : « Dieu a suscité David pour le faire roi, et il lui a rendu ce témoignage ; J'ai trouvé David, fils de Jessé, c'est un homme selon mon cœur ; il accomplira toutes mes volontés.
Et, comme il l'avait promis, Dieu a fait sortir de sa descendance un sauveur pour Israël : c'est Jésus,
dont Jean Baptiste a préparé la venue en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d'Israël.
Au moment d'achever sa route, Jean disait : 'Celui auquel vous pensez, ce n'est pas moi. Mais le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de lui défaire ses sandales. '
Fils de la race d'Abraham, et vous qui adorez notre Dieu, frères, c'est à nous tous que ce message de salut a été envoyé.


Lc 1,57-66.80.


Quand arriva le moment où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.
Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait prodigué sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l'enfant. Ils voulaient le nommer Zacharie comme son père.
Mais sa mère déclara : « Non, il s'appellera Jean. »
On lui répondit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père comment il voulait l'appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Son nom est Jean. » Et tout le monde en fut étonné.
A l'instant même, sa bouche s'ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.
La crainte saisit alors les gens du voisinage, et dans toute la montagne de Judée on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient en étaient frappés et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.
L'enfant grandit et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu'au jour où il devait être manifesté à Israël.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 289, 3ème pour la Nativité de Jean-Baptiste

« Lui, il faut qu'il grandisse ; et moi, que je diminue » (Jn 3,30)

Le plus grand des hommes a été envoyé pour rendre témoignage à Celui
qui était plus qu'un homme. En effet, quand celui qui est « le plus grand
d'entre les enfants des femmes » (Mt 11,11) dit : « Je ne suis pas le
Christ » (Jn 1,20) et s'humilie devant le Christ, il nous faut comprendre
qu'il y a dans le Christ plus qu'un homme... « De sa plénitude nous avons
tous reçu » (Jn 1,16). Qu'est-ce à dire, « nous tous »? C'est-à-dire que
les patriarches, les prophètes et les saints apôtres, ceux qui ont précédé
l'Incarnation ou qui ont été envoyés depuis par le Verbe incarné lui-même,
« nous avons tous reçu de sa plénitude ». Nous sommes des vases, il est la
source. Donc..., Jean est homme, le Christ est Dieu : il faut que l'homme
s'humilie, pour que Dieu soit exalté. C'est pour apprendre à l'homme à
s'humilier que Jean est né le jour à partir duquel les jours commencent à
décroître ; pour nous montrer que Dieu doit être exalté, Jésus Christ est
né le jour où les jours commencent à croître. Il y a ici un enseignement
profondément mystérieux. Nous célébrons la nativité de Jean comme celle du
Christ, parce que cette nativité est pleine de mystère. De quel mystère ?
Du mystère de notre grandeur. Diminuons en nous-mêmes, pour croître en Dieu
; humilions-nous dans notre bassesse, pour être exaltés dans sa grandeur.




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23 juin 2011

Evangile au Quotidien

jeudi 23 juin 2011
Le jeudi de la 12e semaine du Temps Ordinaire

Ste Audrey (Etheldrede), abbesse, fondatrice d'Ély (+ 679),  St. Joseph Cafasso, prêtre (1811-1860)



Commentaire du jour
Sainte Thérèse d'Avila : Écouter dans le château construit sur le roc

Les lectures du jour

Gn 16,1-12.15-16.


Saraï, la femme d'Abram, ne lui avait pas donné d'enfant. Elle avait une esclave égyptienne, nommée Agar,
et elle dit à Abram : « Écoute-moi : le Seigneur ne m'a pas donné d'enfant. Va donc vers mon esclave ; grâce à elle, peut-être aurai-je un fils. » Abram fut d'accord avec Saraï.
(Il y avait dix ans qu'il résidait au pays de Canaan.) Saraï prit Agar l'Égyptienne, son esclave, et la donna pour femme à son mari Abram.
Celui-ci alla vers Agar, et elle conçut. Quand elle se vit enceinte, elle se mit à mépriser sa maîtresse.
Saraï dit à Abram : « Que ma honte retombe sur toi ! C'est moi qui ai mis mon esclave dans tes bras, et, depuis qu'elle est enceinte, elle me méprise. Que le Seigneur soit juge entre toi et moi ! »
Abram lui répondit : « Ton esclave t'appartient, agis avec elle comme tu voudras. » Saraï maltraita tellement Agar que celle-ci prit la fuite.
L'ange du Seigneur la rencontra dans le désert, près d'une source, celle qui est sur la route de Shour.
L'ange lui dit : « Agar, esclave de Saraï, d'où viens-tu et où vas-tu ? » Elle répondit : « Je fuis ma maîtresse Saraï. »
L'ange lui dit : « Retourne chez ta maîtresse, et humilie-toi devant elle. »
Il ajouta : « Je te donnerai une descendance tellement nombreuse qu'il sera impossible de la compter. »
Il lui dit encore : « Tu es enceinte, tu vas enfanter un fils, et tu lui donneras le nom d'Ismaël (c'est-à-dire : Dieu entend), car le Seigneur a été attentif à ton humiliation.
Cet enfant sera indépendant comme l'âne sauvage : sa main se dressera contre tous, et la main de tous contre lui ; là où il habitera, il tiendra tête à tous ses frères.
Agar enfanta un fils à Abram, qui lui donna le nom d'Ismaël.
Il avait quatre-vingt-six ans quand Agar le rendit père d'Ismaël.


Ps 106(105),1-2.3-4ab.4c-5.


Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Qui dira les hauts faits du Seigneur,
qui célébrera ses louanges ?

Heureux qui pratique la justice,
qui observe le droit en tout temps !
Souviens-toi de moi, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple ;

Toi qui le sauves, visite-moi :
que je voie le bonheur de tes élus ;
que j'aie part à la joie de ton peuple,
à la fierté de ton héritage.



Mt 7,21-29.


Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Il ne suffit pas de me dire : 'Seigneur, Seigneur !', pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ce jour-là, beaucoup me diront : 'Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ? '
Alors je leur déclarerai : 'Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal ! '
Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est abattue sur cette maison ; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet. »
Jésus acheva ainsi son discours. Les foules étaient frappées par son enseignement,
car il les instruisait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Le Château intérieur, 4èmes demeures, ch. 3

Écouter dans le château construit sur le roc

Quand Dieu nous en accorde la grâce, elle nous aide singulièrement à
le chercher en nous-mêmes. En effet, on le trouve mieux et de manière plus
profitable en soi que dans les choses créées ; c'est là que saint Augustin
l'a trouvé, comme il nous le raconte, après l'avoir cherché en beaucoup
d'endroits. N'allez pas croire cependant que vous l'obtiendrez par la
simple réflexion, en considérant que Dieu est au-dedans de vous, ou à
l'aide de l'imagination, en vous le représentant en vous. Cette méthode est
bonne, c'est là une excellente méthode de méditer, elle est fondée sur la
vérité, puisque de fait Dieu est au-dedans de nous ; mais il ne s'agit pas
de cette façon de faire qui est au pouvoir de chacun, avec le secours de
Dieu, bien entendu ! Ce dont je parle est différent : quelquefois on n'a
même pas encore commencé à penser à Dieu que déjà on se trouve à
l'intérieur de notre « château intérieur » sans savoir comment on y est
entré... Ce recueillement surnaturel n'a pas lieu quand nous le
voulons, mais seulement quand il plaît à Dieu de le donner. Je suis
persuadée que si le Seigneur l'accorde, c'est à des personnes qui ont
renoncé aux choses de ce monde..., du moins dans leurs désirs. Ces gens-là,
Dieu les appelle d'une manière toute particulière à la vie intérieure ;
s'ils savent correspondre à ses avances, il ne se bornera pas à leur
accorder cette grâce, dès lors qu'il commence à les faire monter.
Qu'ils louent le Seigneur grandement, car il n'est que trop juste de
reconnaître cette grâce, et leur reconnaissance les dispose à recevoir
encore mieux. Car ce recueillement est une disposition à écouter Dieu :
l'âme doit donc éviter de discourir pour être attentive à ce que le
Seigneur opère en elle... A ce qu'il me semble, dans cette œuvre
spirituelle, celui-là fait plus qui est moins porté à penser et à vouloir
agir. Ce que nous avons à faire, c'est de nous tenir comme des pauvres très
nécessiteux en présence d'un Roi qui est riche et puissant : ils élèvent la
voix pour demander, puis ils baissent les yeux et attendent humblement.
Quand il nous semble que Dieu, secrètement, nous fait comprendre qu'il nous
écoute, il est bon alors de nous taire, dès lors qu'il nous a permis de
nous approcher de lui.




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22 juin 2011

Evangile au Quotidien

mercredi 22 juin 2011
Le mercredi de la 12e semaine du Temps Ordinaire

St Thomas More, martyr (1487-1535),  St Paulin de Nole, évêque (+ 431)



Commentaire du jour
Saint Vincent de Paul : Porter du fruit

Les lectures du jour

Gn 15,1-12.17-18.


La parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision : « Ne crains pas, Abram ! Je suis un bouclier pour toi. Tu recevras de cette Alliance un merveilleux salaire. »
Abram répondit : « Mon Seigneur Dieu, qu'est-ce que tu vas me donner ? Je suis sans enfant. . .
Tu ne m'as pas donné de descendance, et c'est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. »
Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram : « Ce n'est pas lui qui sera ton héritier, mais quelqu'un de ton sang. »
Puis il le fit sortir et lui dit : « Regarde le ciel, et compte les étoiles, si tu le peux... » Et il déclara : « Vois quelle descendance tu auras ! »
Abram eut foi dans le Seigneur et le Seigneur estima qu'il était juste.
Puis il dit : « Je suis le Seigneur, qui t'ai fait sortir d'Our en Chaldée pour te mettre en possession de ce pays. »
Abram répondit : « Seigneur mon Dieu, comment vais-je savoir que j'en ai la possession ? »
Le Seigneur lui dit : « Prends-moi une génisse de trois ans, une chèvre de trois ans, un bélier de trois ans, une tourterelle et une jeune colombe. »
Abram prit tous ces animaux, les partagea en deux, et plaça chaque moitié en face de l'autre ; mais il ne partagea pas les oiseaux.
Comme les rapaces descendaient sur les morceaux, Abram les écarta.
Au coucher du soleil, un sommeil mystérieux s'empara d'Abram, une sombre et profonde frayeur le saisit.
Après le coucher du soleil, il y eut des ténèbres épaisses. Alors un brasier fumant et une torche enflammée passèrent entre les quartiers d'animaux.
Ce jour-là, le Seigneur conclut une Alliance avec Abram en ces termes : « A ta descendance je donne le pays que voici. »


Ps 105(104),1-2.3-4.6-7.8-9.


Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles ;

glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face ;

vous, la race d'Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu'il a choisis.
Le Seigneur, c'est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l'univers.

Il s'est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac,



Mt 7,15-20.


Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : " Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces.
C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. On ne cueille pas du raisin sur des épines, ni des figues sur des chardons.
C'est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l'arbre mauvais donne des fruits détestables.
Un arbre bon ne peut pas porter des fruits détestables, ni un arbre mauvais porter de beaux fruits.
Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu.
C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Vincent de Paul (1581-1660), prêtre, fondateur de communautés religieuses
Entretiens spirituels aux Missionnaires, fragment 171 (Seuil 1960, p. 905)

Porter du fruit

           Aimons Dieu, mes frères, aimons Dieu, mais que ce soit aux
dépens de nos bras, que ce soit à la sueur de nos visages. Car bien souvent
tant d'actes d'amour de Dieu, de complaisance, de bienveillance, et autres
semblables affections et pratiques intérieures d'un cœur tendre, quoique
très bonnes et très désirables, sont néanmoins très suspectes, quand on
n'en vient point à la pratique de l'amour effectif. « En cela, dit notre
Seigneur, mon Père est glorifié que vous rapportiez beaucoup de fruit » (Jn
15,8).            Et c'est à quoi nous devons bien prendre garde ; car il y
en a plusieurs qui, pour avoir l'extérieur bien composé et l'intérieur
rempli de grands sentiments de Dieu, s'arrêtent à cela ; et quand ils en
viennent au fait et qu'ils se trouvent dans les occasions d'agir, ils
demeurent court. Ils se flattent de leur imagination échauffée ; ils se
contentent des doux entretiens qu'ils ont avec Dieu dans l'oraison ; ils en
parlent même comme des anges ; mais, au sortir de là, est-il question de
travailler pour Dieu, de souffrir, de se mortifier, d'instruire les
pauvres, d'aller chercher la brebis égarée (Lc 15,4s), d'aimer qu'il leur
manque quelque chose, d'agréer les maladies ou quelque autre disgrâce,
hélas ! il n'y a plus personne, le courage leur manque. Non, non, ne nous
trompons pas : toute notre tâche consiste à passer aux actes.




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21 juin 2011

Evangile au Quotidien

mardi 21 juin 2011
Le mardi de la 12e semaine du Temps Ordinaire

St Louis de Gonzague, Jésuite (+ 1591) - Mémoire



Commentaire du jour
Origène : « Il est resserré, le chemin qui conduit à la vie »

Les lectures du jour

Gn 13,2.5-18.


Abram était puissamment riche en troupeaux, en argent et en or.
Loth, qui accompagnait Abram, avait également du petit et du gros bétail, et son propre campement.
Le pays ne suffisait pas à les faire vivre, parce que leurs troupeaux étaient trop considérables pour qu'ils puissent rester ensemble.
Il y eut des disputes entre les bergers d'Abram et ceux de Loth.
Abram dit à Loth : « Surtout, qu'il n'y ait pas de querelle entre toi et moi, entre tes bergers et les miens, car nous sommes frères !
N'as-tu pas tout le pays devant toi ? Séparons-nous donc. Si tu vas à gauche, j'irai à droite, et si tu vas à droite, j'irai à gauche. »
Loth regarda, et il vit que toute la région du Jourdain était bien irriguée. Avant que le Seigneur détruisît Sodome et Gomorrhe, elle était comme le jardin du Seigneur, comme le pays d'Égypte, quand on arrive au delta du Nil.
Loth choisit pour lui toute la région du Jourdain et il partit vers l'est. C'est ainsi qu'ils se séparèrent.
Abram resta dans le pays de Canaan, et Loth dans les villes de la région du Jourdain ; il poussa ses campements jusqu'à Sodome.
Les gens de Sodome se conduisaient mal, et ils péchaient gravement contre le Seigneur.
Après le départ de Loth, le Seigneur dit à Abram : « Lève les yeux et regarde, de l'endroit où tu es, regarde vers le nord et le midi, vers l'orient et l'occident.
Tout le pays que tu vois, je te le donnerai, à toi et à ta postérité, pour toujours.
Je rendrai nombreuse ta postérité, autant que la poussière sur le sol : si l'on pouvait compter les grains de poussière, on pourrait compter tes descendants !
Va ! Parcours le pays dans toute son étendue : c'est à toi que je vais le donner. »
Abram déplaça son campement et alla s'installer aux chênes de Mambré, près d'Hébron ; et là, il dressa un autel au Seigneur.


Ps 15(14),1a.2.3bc-4ab.4d.5.


Seigneur, qui séjournera sous ta tente ?
Celui qui se conduit parfaitement,
qui agit avec justice
et dit la vérité selon son cœur.

Il ne fait pas de tort à son frère
et n'outrage pas son prochain.
A ses yeux, le réprouvé est méprisable
mais il honore les fidèles du Seigneur.

Il ne reprend pas sa parole.
Il prête son argent sans intérêt,
n'accepte rien qui nuise à l'innocent.
Qui fait ainsi demeure inébranlable.



Mt 7,6.12-14.


Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus sur la montagne, il leur disait : " Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens; vos perles, ne les jetez pas aux cochons, pour éviter qu'ils les piétinent puis se retournent pour vous déchirer.
Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi, voilà ce que dit toute l'Écriture : la Loi et les Prophètes.
« Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s'y engagent.
Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Homélies sur l'Exode, n°5, 3 ; SC 321 (trad. SC p. 157 rev.)

« Il est resserré, le chemin qui conduit à la vie »

      Voyons ce que Dieu a dit à Moïse, quelle route il a eu ordre de
choisir... Tu croyais peut-être que le chemin que Dieu montre est uni et
facile, qu'il ne comporte absolument rien de difficile ou de pénible ; au
contraire, c'est une montée, et une montée tortueuse. Car le chemin par où
on tend aux vertus ne va pas en descendant, mais en montant, et c'est une
montée resserrée et difficile. Écoute le Seigneur encore dire dans
l'Évangile : « Combien étroite et resserrée est la voie qui mène à la vie !
» Vois donc combien l'Évangile est en harmonie avec la Loi... N'est-il pas
vrai que même des aveugles peuvent le voir clairement : un seul Esprit a
écrit la Loi et l'Évangile.

      Le chemin où on s'avance est donc une montée tortueuse...; les actes
et la foi comportent bien des difficultés, bien des peines. Car bien des
tentations et bien des obstacles s'opposent à ceux qui veulent agir selon
Dieu. Ensuite, dans la foi, on trouve bien des choses tortueuses, beaucoup
de points de discussion, bien des objections d'hérétiques... Écoute ce que
dit Pharaon en voyant la route que Moïse et les Israélites avaient prise :
« Ces gens-là s'égarent » (Ex 14,3). Pour Pharaon, ceux qui suivent Dieu
s'égarent. C'est que, on l'a dit, le chemin de la sagesse est tortueux,
avec maints tournants, maintes difficultés, nombre de détours. Ainsi,
confesser qu'il y a un seul Dieu, et affirmer dans la même confession que
le Père, le Fils et Saint Esprit sont un seul Dieu, combien tortueux,
combien difficile, combien inextricable cela paraît-il aux infidèles !
Ajouter ensuite que « le Seigneur de majesté » a été crucifié (1Co 2,8), et
qu'il est le Fils de l'homme « qui descendit du ciel » (Jn 3,13), combien
cela paraît tortueux et combien difficile ! Qui l'entend sans la foi dit :
« Ces gens-là s'égarent ». Mais toi, sois ferme, ne mets pas en doute une
telle foi, sachant que Dieu te montre cette route de la foi.




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20 juin 2011

Evangile au Quotidien

lundi 20 juin 2011
Le lundi de la 12e semaine du Temps Ordinaire

St Silvère, pape et martyr (536-537)



Commentaire du jour
Bienheureuse Teresa de Calcutta : « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés »

Les lectures du jour

Gn 12,1-9.


Abraham vivait alors en Chaldée. Le Seigneur lui dit : « Pars de ton pays, laisse ta famille et la maison de ton père, va dans le pays que je te montrerai.
Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction.
Je bénirai ceux qui te béniront, je maudirai celui qui te méprisera. En toi seront bénies toutes les familles de la terre. »
Abram partit, comme le Seigneur le lui avait dit, et Loth partit avec lui. Abram avait soixante-quinze ans lorsqu'il sortit de Harrane.
Il prit sa femme Saraï, son neveu Loth, tous leurs biens, et les serviteurs qu'ils avaient acquis à Harrane ; ils se mirent en route pour Canaan et ils arrivèrent dans ce pays.
Abram traversa le pays jusqu'à Sichem, au Chêne de Moré. Les Cananéens étaient alors dans le pays.
Le Seigneur apparut à Abram et lui dit : « Voilà le pays que je donnerai à ta descendance. » Et là, Abram bâtit un autel au Seigneur qui lui était apparu.
De là, il se rendit dans la montagne, à l'est de Béthel, et il planta sa tente, ayant Béthel à l'ouest, et Aï à l'est. A cet endroit, il éleva un autel au Seigneur et il invoqua le nom du Seigneur.
Puis, de campement en campement, Abram s'en alla vers le Néguev.


Ps 33(32),12-13.18-19.20.22.


Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,
heureuse la nation qu'il s'est choisie pour domaine !
Du haut des cieux, le Seigneur regarde :
il voit la race des hommes.

Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort,
les garder en vie aux jours de famine.

Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous
comme notre espoir est en toi !



Mt 7,1-5.


Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : " Ne jugez pas, pour ne pas être jugés;
le jugement que vous portez contre les autres sera porté aussi contre vous ; la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous.
Qu'as-tu à regarder la paille dans l'œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ?
Comment vas-tu dire à ton frère : 'Laisse moi retirer la paille de ton œil', alors qu'il y a une poutre dans ton œil à toi ?
Esprit faux ! Enlève d'abord la poutre de ton œil, alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l'œil de ton frère.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
A Simple Path (trad. Un Chemin tout simple, Plon Mame 1995,p.86)

« Ne jugez pas, pour ne pas être jugés »

L'amour n'est plus l'amour s'il n'est pas partagé. Il doit se
traduire par l'action. Vous devez aimer sans rien attendre en retour, agir
pour le seul amour et non pour les avantages que vous pouvez en retirer. Si
vous espérez quelque chose en retour, vous n'aimez pas vraiment, car
l'amour véritable aime sans condition ni arrière-pensées. Si une
nécessité nouvelle surgit, Dieu vous guidera, comme il a guidé ceux d'entre
nous qui servent les malades du sida. Nous ne jugeons pas ces malades, nous
les soignons sans nous demander ce qui leur est arrivé, ni comment ils sont
tombés malades. Je crois que Dieu nous transmet un message insistant à
propos du sida : il veut que nous n'y voyions rien d'autre que l'occasion
de manifester notre amour. Les malades du sida ont peut-être réveillé un
amour tout de tendresse chez beaucoup de ceux qui l'avaient chassée de leur
vie.




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19 juin 2011

Evangile au Quotidien

dimanche 19 juin 2011
Sainte Trinité, solennité

St Romuald, abbé (c. 952-1027)



Commentaire du jour
Saint Athanase : « Tout homme qui croit en lui...obtiendra la vie éternelle »

Les lectures du jour

Ex. 34,4b-6.8-9.


Moïse tailla de nouveau deux tables de pierre. Il se leva de bon matin, et il gravit la montagne du Sinaï comme le Seigneur le lui avait ordonné. Il emportait les deux tables de pierre.
Le Seigneur descendit dans la nuée et vint se placer auprès de Moïse. Il proclama lui-même son nom ;
il passa devant Moïse et proclama : « YAHVÉ, LE SEIGNEUR, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d'amour et de fidélité,
Aussitôt Moïse se prosterna jusqu'à terre,
et il dit : « S'il est vrai, Seigneur, que j'ai trouvé grâce devant toi, daigne marcher au milieu de nous. Oui, c'est un peuple à la tête dure ; mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés, et tu feras de nous un peuple qui t'appartienne. »


Dn 3,52.53.54.55.56.


Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères,
A toi, louange et gloire éternellement !
Béni soit ton nom de gloire et de sainteté,
A toi, louange et gloire éternellement !
Béni sois-tu au temple saint de ta gloire,
A toi, louange et gloire éternellement !
Béni sois-tu sur le trône de ton règne,
A toi, louange et gloire éternellement !
Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes,
A toi, louange et gloire éternellement !
Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim,
A toi, louange et gloire éternellement !
Béni sois-tu dans le ciel, au firmament,
A toi, louange et gloire éternellement !


2 Cor. 13,11-13.


Frères, soyez dans la joie, cherchez la perfection, encouragez-vous, soyez d'accord entre vous, vivez en paix, et le Dieu d'amour et de paix sera avec vous.
Exprimez votre amitié en échangeant le baiser de paix. Tous les fidèles vous disent leur amitié.
Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l'amour de Dieu et la communion de l'Esprit Saint soient avec vous tous.


Jn 3,16-18.


Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Athanase (295-373), évêque d'Alexandrie, docteur de l'Église
Lettres à Sérapion, n°1, 19 ; PG 26, 373 ; SC 15 (trad. SC p. 115 rev.)

« Tout homme qui croit en lui...obtiendra la vie éternelle »

      Hommes insensés..., que ne cessez-vous vos recherches indiscrètes au
sujet de la Trinité et ne vous contentez de croire qu'elle existe, puisque
vous avez pour guide l'apôtre qui écrit : « Il faut croire que Dieu existe
et qu'il assure la récompense à ceux qui le cherchent »... Que nul ne se
pose des questions superflues, mais qu'on se contente d'apprendre ce qui
est contenu dans les Écritures...

      L'Écriture dit que le Père est source et lumière : « Ils m'ont
délaissé, moi la source d'eau vive » ; « Tu as abandonné la source de la
sagesse », et selon Jean : « Notre Dieu est lumière ». Or, le Fils, en
relation avec la source, est appelée fleuve, car « le fleuve de Dieu, selon
le psaume, est rempli d'eau ». En relation avec la lumière, il est appelé
resplendissement quand Paul dit qu'il est « le resplendissement de sa
gloire et l'effigie de sa substance ». Le Père est donc lumière, le Fils
son resplendissement..., et dans le Fils, c'est par l'Esprit que nous
sommes illuminés : « Puisse Dieu vous donner, dit Paul, un Esprit de
sagesse et de révélation qui vous le fasse vraiment connaître ; puisse-t-il
illuminer les yeux de votre cœur ». Mais quand nous sommes illuminés, c'est
le Christ qui nous illumine en lui, car l'Écriture dit : « Il était la
vraie lumière qui illumine tout homme venant en ce monde ». En plus, le
Père étant source et le Fils appelé fleuve, on dit que nous buvons l'Esprit
: « Tous nous avons été abreuvés d'un seul Esprit ». Mais, abreuvés de
l'Esprit, nous buvons le Christ car « ils buvaient à un rocher spirituel
qui les suivait et ce rocher c'était le Christ »...

      Le Père étant « le seul sage », le Fils est sa sagesse, car « le
Christ est la force et la sagesse de Dieu ». Or, c'est en recevant l'Esprit
de sagesse que nous possédons le Fils et acquérons la sagesse en lui... Le
Fils est la vie, il a dit : « Je suis la vie » ; mais il est dit que nous
sommes vivifiés par l'Esprit, car Paul écrit : « Celui qui a ressuscité le
Christ Jésus d'entre les morts vivifiera aussi nos corps mortels par son
Esprit qui habite en nous ». Mais quand nous sommes vivifiés par l'Esprit,
c'est le Christ qui est notre vie...: « Ce n'est plus moi qui vis, mais
c'est le Christ qui vit en moi ».

      Quand il existe, dans la sainte Trinité, une telle correspondance et
unité, qui pourrait séparer soit le Fils du Père, soit l'Esprit du Fils ou
du Père ?... Le mystère de Dieu n'est pas livré à notre esprit par des
discours démonstratifs, mais dans la foi et dans la prière pleine de
respect.

(Références bibliques : He 11,6; Jn 2,13; Ba 3,12; 1Jn 1,5; Ps 64,10; He
1,3; Ep 1,17-18; Jn 1,9; 1Co 12,13; 1Co 10,4; Rm 16,27; 1Co 1,24; Jn 14,6;
Rm 8,11; Ga 2,20)




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