Evangile au Quotidien
samedi 25 juin 2011
Le samedi de la 12e semaine du Temps Ordinaire
St Guillaume de Verceil (+ 1142), St Prosper d'Aquitaine (+ 466)
Commentaire du jour
Concile Vatican II : « Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies »
Les lectures du jour
Gn 18,1-15.
Aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham, qui était assis à l'entrée de la tente. C'était l'heure la plus chaude du jour.
Abraham leva les yeux, et il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui. Aussitôt, il courut à leur rencontre, se prosterna jusqu'à terre et dit :
« Seigneur, si j'ai pu trouver grâce à tes yeux, ne passe pas sans t'arrêter près de ton serviteur.
On va vous apporter un peu d'eau, vous vous laverez les pieds, et vous vous étendrez sous cet arbre.
Je vais chercher du pain, et vous reprendrez des forces avant d'aller plus loin, puisque vous êtes passés près de votre serviteur ! » Ils répondirent : « C'est bien. Fais ce que tu as dit. »
Abraham se hâta d'aller trouver Sara dans sa tente, et il lui dit : « Prends vite trois grandes mesures de farine, pétris la pâte et fais des galettes. »
Puis Abraham courut au troupeau, il prit un veau gras et tendre, et le donna à un serviteur, qui se hâta de le préparer.
Il prit du fromage blanc, du lait, le veau qu'on avait apprêté, et les déposa devant eux ; il se tenait debout près d'eux, sous l'arbre, pendant qu'ils mangeaient.
Ils lui demandèrent : « Où est Sara, ta femme ? » Il répondit : « Elle est à l'intérieur de la tente. »
Le voyageur reprit : « Je reviendrai chez toi dans un an, et à ce moment-là, Sara, ta femme, aura un fils. » Or, Sara écoutait par derrière, à l'entrée de la tente.
(Abraham et Sara étaient très avancés en âge, et Sara était vraiment une vieille femme.)
Elle se mit à rire silencieusement ; elle se disait : « J'ai pourtant passé l'âge de l'amour, et mon seigneur est un vieillard ! »
Le Seigneur Dieu dit à Abraham : « Pourquoi Sara a-t-elle ri, en disant : 'Est-ce que vraiment j'aurais un enfant, vieille comme je suis ? '
Y-a-t-il une merveille que le Seigneur ne puisse accomplir ? Au moment fixé, je reviendrai chez toi, et dans un an, Sara aura un fils. »
Saisie de crainte, Sara se défendit en disant : « Je n'ai pas ri. » Mais le Seigneur répliqua : « Si, tu as ri. »
Lc 1,46b-47.48-49.50.53.54-55.
Mon âme exalte le Seigneur,
mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur.
Il s'est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères,
en faveur d'Abraham et de sa race à jamais. »
Mt 8,5-17.
Jésus était entré à Capharnaüm ; un centurion de l'armée romaine vint à lui et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement. »
Jésus lui dit : « Je vais aller le guérir. »
Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.
Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité, j'ai des soldats sous mes ordres ; je dis à l'un : 'Va', et il va, à un autre : 'Viens', et il vient, et à mon esclave : 'Fais ceci', et il le fait. »
A ces mots, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi.
Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume des cieux
, et les héritiers du Royaume seront jetés dehors dans les ténèbres ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et le serviteur fut guéri à cette heure même.
Comme Jésus entrait chez Pierre, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre.
Il lui prit la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait.
Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés ; il chassa les esprits par sa parole et il guérit tous les malades.
Ainsi devait s'accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe : Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Concile Vatican II
Message aux pauvres, aux malades, à tous qui ceux qui souffrent
« Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies »
Pour vous tous, frères éprouvés, visités par la souffrance aux mille
visages, le Concile a un message tout spécial. Il sent fixés sur lui vos
yeux implorants, brillants de fièvre ou abattus par la fatigue, regards
interrogateurs qui cherchent en vain le pourquoi de la souffrance humaine,
et qui demandent anxieusement quand et d'où viendra le réconfort. Frères
très chers, nous sentons profondément retentir dans nos curs de pères et
de pasteurs vos gémissements et vos plaintes. Et notre peine s'accroît à la
pensée qu'il n'est pas en notre pouvoir de vous apporter la santé
corporelle ni la diminution de vos douleurs physiques, que médecins,
infirmières, et tous ceux qui se consacrent aux malades s'efforcent de
soulager de leur mieux. Mais nous avons quelque chose de plus profond
et de plus précieux à vous donner : la seule vérité capable de répondre au
mystère de la souffrance et de vous apporter un soulagement sans illusion :
la foi et l'union à l'Homme des douleurs (Is 53,3), au Christ, Fils de
Dieu, mis en croix pour nos péchés et pour notre salut. Le Christ n'a pas
supprimé la souffrance ; il n'a même pas voulu nous en dévoiler entièrement
le mystère : il l'a prise sur lui, et c'est assez pour que nous en
comprenions tout le prix. Vous tous, qui sentez plus lourdement le
poids de la croix, vous qui êtes pauvres et délaissés, vous qui pleurez,
vous qui êtes persécutés pour la justice (Mt 5,5.10), vous sur lesquels on
se tait, vous les inconnus de la douleur, reprenez courage : vous êtes les
préférés du Royaume de Dieu, le royaume de l'espérance, du bonheur et de la
vie. Vous êtes les frères du Christ souffrant ; et avec lui, si vous le
voulez, vous sauvez le monde ! Voilà la compréhension chrétienne de la
souffrance, la seule qui donne la paix. Sachez que vous n'êtes pas seuls,
ni séparés, ni abandonnés, ni inutiles ; vous êtes les appelés du Christ,
sa vivante et transparente image.
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