24 juin 2011

Evangile au Quotidien

vendredi 24 juin 2011
Nativité de saint Jean Baptiste, solennité

Nativité de saint Jean-Baptiste (1er s.),  Bse María Guadalupe García Zavala, religieuse et fondatrice (1878-1963)



Commentaire du jour
Saint Augustin : « Lui, il faut qu'il grandisse ; et moi, que je diminue » (Jn 3,30)

Les lectures du jour

Is 49,1-6.


Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs ! J'étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m'a appelé ; j'étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom.
Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m'a protégé par l'ombre de sa main ; il a fait de moi sa flèche préférée, il m'a serré dans son carquois.
Il m'a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je me glorifierai. »
Et moi, je disais : « Je me suis fatigué pour rien, c'est pour le néant, c'est en pure perte que j'ai usé mes forces. » Et pourtant, mon droit subsistait aux yeux du Seigneur, ma récompense auprès de mon Dieu.
Maintenant le Seigneur parle, lui qui m'a formé dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob et que je lui rassemble Israël. Oui, j'ai du prix aux yeux du Seigneur, c'est mon Dieu qui est ma force.
Il parle ainsi : « C'est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob et ramener les rescapés d'Israël : je vais faire de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu'aux extrémités de la terre. »


Ps 139(138),1-2.3b.13-14.15ab.


Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m'assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées.
Tous mes chemins te sont familiers.

C'est toi qui as créé mes reins,
qui m'as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige,
l'être étonnant que je suis.
Étonnantes sont tes œuvres
toute mon âme le sait.

Mes os n'étaient pas cachés pour toi
quand j'étais façonné dans le secret.


Act. 13,22-26.


Dans la synagogue d'Antioche de Pisidie, Paul disait aux Juifs : « Dieu a suscité David pour le faire roi, et il lui a rendu ce témoignage ; J'ai trouvé David, fils de Jessé, c'est un homme selon mon cœur ; il accomplira toutes mes volontés.
Et, comme il l'avait promis, Dieu a fait sortir de sa descendance un sauveur pour Israël : c'est Jésus,
dont Jean Baptiste a préparé la venue en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d'Israël.
Au moment d'achever sa route, Jean disait : 'Celui auquel vous pensez, ce n'est pas moi. Mais le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de lui défaire ses sandales. '
Fils de la race d'Abraham, et vous qui adorez notre Dieu, frères, c'est à nous tous que ce message de salut a été envoyé.


Lc 1,57-66.80.


Quand arriva le moment où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.
Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait prodigué sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l'enfant. Ils voulaient le nommer Zacharie comme son père.
Mais sa mère déclara : « Non, il s'appellera Jean. »
On lui répondit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père comment il voulait l'appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Son nom est Jean. » Et tout le monde en fut étonné.
A l'instant même, sa bouche s'ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.
La crainte saisit alors les gens du voisinage, et dans toute la montagne de Judée on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient en étaient frappés et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.
L'enfant grandit et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu'au jour où il devait être manifesté à Israël.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 289, 3ème pour la Nativité de Jean-Baptiste

« Lui, il faut qu'il grandisse ; et moi, que je diminue » (Jn 3,30)

Le plus grand des hommes a été envoyé pour rendre témoignage à Celui
qui était plus qu'un homme. En effet, quand celui qui est « le plus grand
d'entre les enfants des femmes » (Mt 11,11) dit : « Je ne suis pas le
Christ » (Jn 1,20) et s'humilie devant le Christ, il nous faut comprendre
qu'il y a dans le Christ plus qu'un homme... « De sa plénitude nous avons
tous reçu » (Jn 1,16). Qu'est-ce à dire, « nous tous »? C'est-à-dire que
les patriarches, les prophètes et les saints apôtres, ceux qui ont précédé
l'Incarnation ou qui ont été envoyés depuis par le Verbe incarné lui-même,
« nous avons tous reçu de sa plénitude ». Nous sommes des vases, il est la
source. Donc..., Jean est homme, le Christ est Dieu : il faut que l'homme
s'humilie, pour que Dieu soit exalté. C'est pour apprendre à l'homme à
s'humilier que Jean est né le jour à partir duquel les jours commencent à
décroître ; pour nous montrer que Dieu doit être exalté, Jésus Christ est
né le jour où les jours commencent à croître. Il y a ici un enseignement
profondément mystérieux. Nous célébrons la nativité de Jean comme celle du
Christ, parce que cette nativité est pleine de mystère. De quel mystère ?
Du mystère de notre grandeur. Diminuons en nous-mêmes, pour croître en Dieu
; humilions-nous dans notre bassesse, pour être exaltés dans sa grandeur.




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