24 décembre 2005

Evangile au Quotidien

l'EVANGILE AU QUOTIDIEN
Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Jn 6, 68

    
 
samedi 24 décembre 2005

Nativité du Seigneur Jésus-Christ (messe de la nuit)

Saint(s) du jour : Ste Adèle, veuve et abbesse (+ 735),  Sts Martyrs d'Antioche en Syrie
 

Bienheureux Jean XXIII : « Couché dans une mangeoire »



Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,1-14.

En ces jours-là, parut un édit de l'empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre — ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. — Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d'origine. Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David. Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte. Or, pendant qu'ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L'ange du Seigneur s'approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d'une grande crainte, mais l'ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Bienheureux Jean XXIII (1881-1963), pape
Journal de l'âme (trad. Cerf 1964, p. 191-192)

« Couché dans une mangeoire »


      Demain doit être un jour de grand recueillement et de grande ferveur. Jésus est proche, il est sur le point de sortir du sein maternel. Il a déjà fait entendre sa voix pleine d'amour : « Voici que je viens ! » (Ap 16,15) Et moi, je dois me préparer avec une attention spéciale à sa venue, car j'en espère des avantages immenses. J'ai de grandes choses à lui communiquer, et il a, lui, de grands et innombrables bienfaits à me donner. Demain, mon esprit et mon coeur doivent rester au calme toute la journée devant le tabernacle, transformé ces jours-ci en étable de Bethléem. « Viens, bon Jésus, viens et ne tarde pas ! »...

      La nuit est déjà avancée, les étoiles scintillent dans le froid du ciel. De la ville, des voix bruyantes et des cris parviennent à mes oreilles. Ce sont les jouisseurs de ce monde qui fêtent dans les excès la pauvreté du Sauveur. Et moi, je veille, en pensant au mystère de Bethléem. Viens, Seigneur Jésus, je t'attends.

      Marie et Joseph, repoussés par les habitants et sentant le moment arrivé, partent dans la campagne à la recherche d'un abri. Moi, je ne suis qu'un pauvre berger, je n'ai qu'une pauvre étable, une petite mangeoire et un peu de paille. Je vous offre tout, ayez la bonté d'accepter cette pauvre cabane. Hâte-toi, Jésus, voici mon coeur pour toi. Mon âme est pauvre et vide de vertus, la paille de mes nombreuses imperfections te piquera... ; mais que veux-tu, Seigneur ? C'est tout ce que je possède. Ta pauvreté m'émeut, m'attendrit, m'arrache des larmes. Mais je ne vois rien de mieux à t'offrir. Jésus, orne mon âme de ta présence, de tes grâces, brûle la paille et change-la en une couche sous ton corps très saint...

      Jésus, je t'attends... Ils te laissent geler ; viens dans mon coeur. Je ne suis qu'un petit pauvre, je te réchaufferai de mon mieux ; au moins, je veux que tu te réjouisses du désir que j'ai de t'aimer beaucoup.


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