18 avril 2006

Evangile au Quotidien

mardi 18 avril 2006

Le mardi de Pâques

Mardi de Pâques, Saint Parfait (Mort en 850), Bienheureuse Marie de l'Incarnation (1545-1618)

Voir le commentaire ci-dessous, ou cliquer ici
Saint Grégoire le Grand : « Pourquoi pleures-tu ? » http://levangileauquotidien.org/www/popup-comments.php?language=FR&id=1637

Act. 2,36-41.

Que tout le peuple d'Israël en ait la certitude : ce même Jésus que vous avez crucifié, Dieu a fait de lui le Seigneur et le Christ. »
Ceux qui l'entendaient furent remués jusqu'au fond d'eux-mêmes ; ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? »
Pierre leur répondit : « Convertissez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ pour obtenir le pardon de ses péchés. Vous recevrez alors le don du Saint-Esprit.
C'est pour vous que Dieu a fait cette promesse, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, tous ceux que le Seigneur notre Dieu appellera. »
Pierre trouva encore beaucoup d'autres paroles pour les adjurer, et il les exhortait ainsi : « Détournez-vous de cette génération égarée, et vous serez sauvés. »
Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre se firent baptiser. La communauté s'augmenta ce jour-là d'environ trois mille personnes.

Ps 33,4-5.18-20.22.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; il est fidèle en tout ce qu'il fait.
Il aime le bon droit et la justice ; la terre est remplie de son amour.
Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine.
Nous attendons notre vie du Seigneur : il est pour nous un appui, un bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi !

Jn 20,11-18.

Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes,
et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds.
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis. »
Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus.
Jésus lui demande : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le gardien, elle lui répond : « Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! » Elle se tourne vers lui et lui dit : « Rabbouni ! » ce qui veut dire : « Maître » dans la langue des Juifs.
Jésus reprend : « Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples : « J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Commentaire du jour

Saint Grégoire le Grand (vers 540-604), pape, docteur de l'Église
Homélie 25 sur l’Evangile ; PL 76, 1188 (trad. Quéré, coll. Icthus, vol. 10, p. 292)

« Pourquoi pleures-tu ? »

      Marie, en pleurs, se penche et regarde dans le tombeau. Elle avait pourtant déjà vu qu'il était vide, et elle avait annoncé la disparition du Seigneur. Pourquoi se penche-t-elle encore ; pourquoi désire-t-elle encore voir ? Parce que l'amour ne se contente pas d'un seul regard ; l'amour est une quête toujours plus ardente. Elle l'a déjà cherché, mais en vain ; elle s'obstine et finit par le découvrir… Dans le Cantique des cantiques, l'Eglise disait du même Epoux : « Sur ma couche, la nuit, j'ai cherché celui que mon coeur aime. Je l’ai cherché mais ne l’ai pas trouvé. Je me lèverai et parcourrai la ville ; dans les rues et sur les places, avez-vous vu celui que mon coeur aime ? » (Ct 3,1-2) Deux fois, elle exprime sa déception : « Je l'ai cherché mais ne l'ai pas trouvé ! » Mais le succès vient enfin couronner l'effort : « Les gardes m’ont rencontrée, ceux qui font la ronde dans la ville. Avez-vous vu celui que mon coeur aime ? A peine les avais-je dépassés, j'ai trouvé celui que mon coeur aime. » (Ct 3,3-4)

      Et nous, quand est-ce que, sur nos couches, nous cherchons l'Aimé ? Pendant les brefs repos de cette vie, lorsque nous soupirons en l'absence de notre Rédempteur. Nous le cherchons la nuit, car même si notre esprit veille déjà sur lui, nos yeux ne voient encore que son ombre. Mais puisque nous n’y trouvons pas l'Aimé, levons-nous ; parcourons la ville, c'est-à-dire la sainte assemblée des élus. Cherchons-le de tout notre coeur ; regardons dans les rues et sur les places, c'est-à-dire dans les passages escarpés de la vie ou dans ses voies spacieuses ; ouvrons l’oeil, cherchons-y les pas de notre Bien-aimé… Ce désir faisait dire à David : « Mon âme a soif du Dieu de vie. Quand irai-je voir la face de Dieu ? Sans relâche, poursuivez sa face. » (Ps 42,3)

Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org

--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
* Dimanche des Rameaux, le Saint Père nous a rappelé la meilleure méthode pour lire l’Evangile : la lectio divina. « La LECTIO DIVINA, constitue un véritable itinéraire spirituel par étapes. De la LECTIO, qui consiste à lire et relire un passage de l'Écriture Sainte en en recueillant les principaux éléments, on passe à la MEDITATIO, qui est comme un temps d'arrêt intérieur, où l'âme se tourne vers Dieu en cherchant à comprendre ce que sa parole dit aujourd'hui pour la vie concrète. Vient ensuite l'ORATIO, qui nous permet de nous entretenir avec Dieu dans un dialogue direct, et qui nous conduit enfin à la CONTEMPLATIO; celle-ci nous aide à maintenir notre cœur attentif à la présence du Christ, dont la parole est une « lampe brillant dans l’obscurité…» (2 P 1, 19) »
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------