Evangile au Quotidien
lundi 15 mai 2006
Le lundi de la 5e semaine de Pâques
Saint Michel Garicoïts (+ 1863), Sainte Jeanne de Lestonnac (1556-1640)
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Cardinal Joseph Ratzinger [Pape Benoît XVI]: « Le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom » http://levangileauquotidien.org/www/popup-comments.php?language=FR&id=1664
Act. 14,5-18.
Il y eut un mouvement chez les païens et les Juifs avec leurs chefs pour maltraiter Paul et Barnabé et les lapider.
Lorsque ceux-ci s'en rendirent compte, ils se réfugièrent en Lycaonie dans les villes de Lystres et de Derbé et leurs environs.
Là encore, ils se mirent à annoncer la Bonne Nouvelle.
Or, à Lystres, se trouvait un homme qui ne pouvait pas se tenir sur ses pieds. Étant infirme de naissance, il n'avait jamais pu marcher.
Cet homme écoutait les paroles de Paul, qui fixa les yeux sur lui ; voyant qu'il avait la foi pour être sauvé,
Paul lui dit d'une voix forte : « Lève-toi, tiens-toi droit sur tes pieds. » D'un bond, l'homme se mit à marcher.
En voyant ce que Paul venait de faire, la foule s'écria en lycaonien : « Les dieux se sont faits pareils aux hommes, et ils sont descendus chez nous ! »
Ils prenaient Barnabé pour Zeus, et Paul pour Hermès, puisque c'était lui le porte-parole.
Le prêtre du temple de Zeus-hors-les-murs fit amener aux portes de la ville des taureaux et des guirlandes. D'accord avec la foule, il voulait offrir un sacrifice.
Devant tout ce bruit, les Apôtres Barnabé et Paul déchirèrent leurs vêtements et se précipitèrent vers la foule en criant :
« Malheureux, pourquoi faites-vous cela ? Nous ne sommes que des hommes, tout comme vous. Nous vous annonçons la Bonne Nouvelle : détournez-vous des faux dieux, et convertissez-vous au Dieu vivant, lui qui a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qu'ils contiennent.
Dans les générations passées, il a laissé toutes les nations suivre leurs chemins.
Pourtant, il n'a pas manqué de donner le témoignage de ses bienfaits, puisqu'il vous a envoyé du ciel la pluie et le temps des récoltes pour vous combler de nourriture et de bien-être. »
En parlant ainsi, ils réussirent, mais non sans peine, à détourner la foule de leur offrir un sacrifice.
Ps 115,1-4.15-16.
Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, mais à ton nom, donne la gloire, pour ton amour et ta vérité.
Pourquoi les païens diraient-ils : « Où donc est leur Dieu ? »
Notre Dieu, il est au ciel ; tout ce qu'il veut, il le fait.
Leurs idoles : or et argent, ouvrages de mains humaines.
Soyez bénis par le Seigneur qui a fait le ciel et la terre !
Le ciel, c'est le ciel du Seigneur ; aux hommes, il a donné la terre.
Jn 14,21-26.
Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui m'aime ; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père ; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui. »
Jude lui demanda : « Seigneur, pour quelle raison vas-tu te manifester à nous, et non pas au monde ? »
Jésus lui répondit : « Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui.
Celui qui ne m'aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, la parole que vous entendez n'est pas de moi : elle est du Père, qui m'a envoyé.
Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous ;
mais le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Cardinal Joseph Ratzinger [Pape Benoît XVI]
Der Gott Jesu Christi (trad. Le Dieu de Jésus Christ, Fayard 1977, p. 116)
« Le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom »
A la différence des mots « Père » et « Fils », le nom de l'Esprit Saint, la troisième personne divine, n'est pas l’expression d'une spécificité ; il désigne au contraire ce qui est commun à Dieu. Or c'est justement là qu'apparaît ce qui est « propre » à la troisième personne : elle est « ce qui est en commun », l'unité du Père et du Fils, l'Unité en personne. Le Père et le Fils sont un dans la mesure où ils vont au-delà d'eux-mêmes ; ils sont un dans cette troisième personne, dans la fécondité du don. De telles affirmations ne pourront jamais être autre chose que des approches ; nous ne pouvons reconnaître l’Esprit que dans ses effets. Par conséquent l'Ecriture ne décrit jamais l'Esprit Saint en soi ; elle ne parle que de la manière dont il vient vers l'homme et dont il se différencie des autres esprits…
Jude Thaddée demande : « Seigneur, comment se peut-il que tu veuilles te manifester à nous et non pas au monde ? » La réponse de Jésus semble passer à côté de la question : « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et nous viendrons à lui et nous ferons chez lui notre demeure. » En vérité, c'est la réponse exacte à la question du disciple et à notre question sur l'Esprit. On ne peut exposer l'Esprit de Dieu comme une marchandise. Seul peut le voir celui qui le porte en lui. Voir et venir, voir et demeurer, vont ici ensemble et sont indissociables. L'Esprit Saint demeure dans la parole de Jésus et l'on n'obtient pas la parole par des discours, mais par la constance, par la vie.
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* L'Equipe Internationale de l'Evangile au Quotidien vient de perdre un de ses membres...
Soeur Cristina, du couvent des Carmélites Déchaussées de Mataró, en Espagne, en charge de la traduction des commentaires du français vers l'espagnol est décédée mardi dernier, mardi de Pâques.
Nous vous prions de prier pour elle.
Ses dernières paroles à sa communauté :
"... je vous aime beaucoup ... je voudrais vous dire beaucoup de choses, mais je n'ai pas de force... je vous laisse une seule parole : Dieu est amour".
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