23 juin 2006

Evangile au Quotidien

vendredi 23 juin 2006

Sacré-Coeur de Jésus, solennité

Solennité du Sacré-Coeur de Jésus, Bse Christine de Stommelen (+ 1312), Sainte Audrey (Morte en 679)

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Saint Bernard : « Venez puiser avec joie aux sources vives du salut » (Is 12,3) http://levangileauquotidien.org/www/popup-comments.php?language=FR&id=1701

Osée 11,1.3-4.8-9.

J'ai aimé Israël dès son enfance, et, pour le faire sortir d'Égypte, j'ai appelé mon fils.
C'est moi qui lui apprenais à marcher, en le soutenant de mes bras, et il n'a pas compris que je venais à son secours.
Je le guidais avec humanité, par des liens de tendresse ;je le traitais comme un nourrisson qu'on soulève tout contre sa joue ;je me penchais vers lui pour le faire manger. Mais ils ont refusé de revenir à moi :vais-je les livrer au châtiment ?
Non ! Mon coeur se retourne contre moi, et le regret me consume.
Je n'agirai pas selon l'ardeur de ma colère, je ne détruirai plus Israël, car je suis Dieu, et non pas homme :au milieu de vous je suis le Dieu saint, et je ne viens pas pour exterminer.

Is 12,2.4-6.

Voici le Dieu de mon salut : j'ai confiance ; plus de crainte pour moi ! Car le Seigneur est ma force et mon chant, je lui dois le salut.
Rendez grâce au Seigneur, criez son nom, annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! Rappelez que sublime est son nom ;
jouez pour le Seigneur ! Car il a fait la merveille connue de toute la terre.
Jubilez, criez de joie, habitants de Sion, car il est grand au milieu de toi, le Saint d'Israël !

Ephés. 3,8-12.14-19.

Moi qui suis le dernier de tous les fidèles, j'ai reçu la grâce d'annoncer aux nations païennes la richesse insondable du Christ,
et de mettre en lumière le contenu du mystère tenu caché depuis toujours en Dieu, le créateur de toutes choses ;
ainsi, désormais, les forces invisibles elles-mêmes connaîtront, grâce à l'Église, les multiples aspects de la Sagesse de Dieu.
C'est le projet éternel que Dieu a réalisé dans le Christ Jésus notre Seigneur.
Et c'est notre foi au Christ qui nous donne l'audace d'accéder auprès de Dieu en toute confiance.
C'est pourquoi je tombe à genoux devant le Père,
qui est la source de toute paternité au ciel et sur la terre.
Lui qui est si riche en gloire, qu'il vous donne la puissance par son Esprit, pour rendre fort l'homme intérieur.
Que le Christ habite en vos coeurs par la foi ; restez enracinés dans l'amour, établis dans l'amour.
Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur...
Vous connaîtrez l'amour du Christ qui surpasse tout ce qu'on peut connaître. Alors vous serez comblés jusqu'à entrer dans la plénitude de Dieu.

Jn 19,31-37.

Comme c'était le vendredi, il ne fallait pas laisser des corps en croix durant le sabbat (d'autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque). Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu'on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes.
Des soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis du deuxième des condamnés que l'on avait crucifiés avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à celui-ci, voyant qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau.
Celui qui a vu rend témoignage, afin que vous croyiez vous aussi. (Son témoignage est véridique et le Seigneur sait qu'il dit vrai.)
Tout cela est arrivé afin que cette parole de l'Écriture s'accomplisse : Aucun de ses os ne sera brisé.
Et un autre passage dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu'ils ont transpercé.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Commentaire du jour

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Homélies sur le Cantique des cantiques, n° 61, 3-5

« Venez puiser avec joie aux sources vives du salut » (Is 12,3)

      Où donc notre fragilité peut-elle trouver repos et sécurité, sinon dans les plaies du Sauveur ?… Ils ont percé ses mains, ses pieds, et d'un coup de lance son côté. Par ces trous béants, je peux goûter le miel de ce roc (Ps 80,17) et l'huile qui coule de la pierre très dure, c'est-à-dire « goûter et voir combien le Seigneur est doux » (Ps 33,9). Il formait des pensées de paix (Jr 29,11) et je ne le savais pas. « Qui, en effet, a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ? » (Rm 11,34) Mais le clou qui pénètre en lui est devenu pour moi une clef qui m'ouvre le mystère de ses desseins.

      Comment ne pas voir à travers ces ouvertures ? Les clous et les plaies crient que vraiment, en la personne du Christ, Dieu se réconcilie le monde. Le fer a transpercé son être et touché son coeur afin qu'il n'ignore plus comment compatir à mes faiblesses. Le secret de son coeur paraît à nu dans les plaies de son corps ; on voit à découvert le grand mystère de sa bonté, cette miséricordieuse tendresse de notre Dieu, « Soleil levant qui nous a visités d'en haut » (Lc 1,78). Et comment cette tendresse ne serait-elle pas manifeste dans ses plaies ? Comment montrer plus clairement que par tes plaies que toi, Seigneur, tu es doux et compatissant et d'une grande miséricorde, puisqu'il n'est pas de plus grand amour que de donner sa vie (Jn 15,13) pour des condamnés à mort ?

      Tout mon mérite, c'est donc la pitié du Seigneur, et je ne manquerai pas de mérite tant que la pitié ne lui fera pas défaut. Si les miséricordes de Dieu se multiplient, mes mérites seront nombreux. Mais qu'arrivera-t-il si j'ai à me reprocher quantité de fautes ? « Là où le péché s'était multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5,20). Et si « la bonté du Seigneur s'étend de toujours à toujours », de mon côté « je chanterai sans fin les miséricordes du Seigneur » (Ps 102,17;88,2). Est-ce là ma justice ? Seigneur, je ferai mémoire de ta seule justice, car c'est elle ma justice puisque pour moi tu es devenu justice de Dieu (Rm 1,17).

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