22 juillet 2006

Evangile au Quotidien

samedi 22 juillet 2006

Mémoire de Ste Marie-Madeleine

Ste Marie-Madeleine (1er s.)

Voir le commentaire ci-dessous, ou cliquer ici
Saint Grégoire le Grand : « Avez-vous vu celui que mon coeur aime ? » (Ct 3,3) http://levangileauquotidien.org/www/popup-comments.php?language=FR&id=1732

Michée 2,1-5.

Malheureux ceux qui, du fond de leur lit, méditent le crime, élaborent le mal !Au point du jour, dès qu'ils en ont les moyens, ils l'exécutent.
S'ils convoitent des champs, ils s'en emparent ;des maisons, ils les prennent ;ils saisissent le maître avec sa maison, l'homme avec son héritage.
C'est pourquoi, ainsi parle le Seigneur :Moi, je médite contre cette engeance un malheur où ils enfonceront jusqu'au cou ;vous ne marcherez plus la tête haute, car ce sera un temps de malheur.
Ce jour-là, on composera sur vous une fable, on chantera une lamentation dans laquelle vous direz :« Nous sommes entièrement dépouillés !Notre part nous est enlevée !Hélas ! Elle nous échappe !Nos champs sont partagés entre des infidèles ! »
Non, vous n'aurez plus personne qui assure, dans l'assemblée du Seigneur, la distribution des parts.

Ps 9,1-4.7-8.14.

De tout mon coeur, Seigneur, je rendrai grâce, je dirai tes innombrables merveilles ;
pour toi, j'exulterai, je danserai, je fêterai ton nom, Dieu Très-Haut.
Mes ennemis ont battu en retraite, devant ta face, ils s'écroulent et périssent.
L'ennemi est achevé, ruiné pour toujours, tu as rasé des villes, leur souvenir a péri.
Mais il siège, le Seigneur, à jamais : pour juger, il affermit son trône ;
Pitié pour moi, Seigneur, vois le mal que m'ont fait mes adversaires, toi qui m'arraches aux portes de la mort ;

Jn 20,1.11-18.

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes,
et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds.
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis. »
Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus.
Jésus lui demande : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le gardien, elle lui répond : « Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! » Elle se tourne vers lui et lui dit : « Rabbouni ! » ce qui veut dire : « Maître » dans la langue des Juifs.
Jésus reprend : « Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples : « J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Commentaire du jour

Saint Grégoire le Grand (vers 540-604), pape, docteur de l'Église
Homélies sur l’Evangile, 25,1-2.4-5 ; PL 76, 1189-1193 (trad. bréviaire)

« Avez-vous vu celui que mon coeur aime ? » (Ct 3,3)

Il faut mesurer avec quelle force l'amour avait embrasé l'âme de cette femme qui ne s'éloignait pas du tombeau du Seigneur, même lorsque les disciples l'avaient quitté. Elle recherchait celui qu'elle ne trouvait pas, elle pleurait en le cherchant, et, embrasée par le feu de son amour, elle brûlait du désir de celui qu'elle croyait enlevé. C'est pour cela qu'elle a été la seule à le voir, elle qui était restée pour le chercher, car l'efficacité d'une oeuvre bonne tient à la persévérance, et la Vérité dit cette parole : « Celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé » (Mt 10,22)...

Car l'attente fait grandir les saints désirs. Si l'attente les fait tomber, ce n'étaient pas de vrais désirs. C'est d'un tel amour qu'ont brûlé tous ceux qui ont pu atteindre la vérité. C’est pourquoi David dit : « Mon âme a soif du Dieu vivant : quand pourrai-je parvenir devant la face de Dieu ? » (Ps 41,3) Et l'Église dit encore dans le Cantique des cantiques : « Je suis blessée d'amour » et plus loin : « Mon âme a défailli » (Ct 2,5). « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » On lui demande le motif de sa douleur, afin que son désir s'accroisse, pour qu'en nommant celui qu'elle cherche, elle rende plus ardent son amour pour lui.

« Jésus lui dit : Marie ». Après le mot banal de « femme », il l'appelle par son nom. C'est comme s'il lui disait : « Reconnais celui qui te connaît. Je ne te connais pas en général, comme toutes les autres, je te connais d'une façon personnelle. » Appelée par son nom, Marie reconnaît donc son Créateur et elle l'appelle aussitôt « Rabbouni, c'est-à-dire maître », parce que celui qu'elle cherchait extérieurement était celui-là même qui lui enseignait intérieurement à le chercher.

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