Evangile au Quotidien
mardi 03 octobre 2006
Le mardi de la 26e semaine du temps ordinaire
St Gérard de Brogne, abbé (+ 959)
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Saint Bernard : « Il prit avec courage la route de Jérusalem » http://levangileauquotidien.org/www/popup-comments.php?language=FR&id=1805
Job 3,1-3.11-17.20-23.
Job ouvrit la bouche et maudit le jour de sa naissance.
Il parla ainsi :
« Qu'ils périssent, le jour qui m'a vu naître et la nuit qui a déclaré : 'Un homme vient d'être conçu !'
Pourquoi ne suis-je pas mort dès le ventre maternel, n'ai-je pas péri aussitôt après ma naissance ?
Pourquoi s'est-il trouvé deux genoux pour me recevoir, deux seins pour m'allaiter ?
Maintenant je serais étendu dans le calme, je dormirais d'un sommeil reposant,
avec les rois et les arbitres de la terre qui se bâtissent des mausolées,
ou avec les princes qui possédaient de l'or en abondance et remplissaient d'argent leurs demeures.
Ou bien, comme l'enfant mort-né que l'on enfouit dans la terre, je n'aurais pas connu l'existence, comme les petits qui n'ont pas vu le jour.
C'est là, au séjour des morts, que prend fin l'agitation des méchants, c'est là que reposent ceux qui sont exténués.
Pourquoi donner la lumière à un malheureux, la vie à ceux qui sont pleins d'amertume,
qui aspirent à la mort sans qu'elle vienne, qui la recherchent plus avidement qu'un trésor ?
Ils se réjouiraient, ils seraient dans l'allégresse, ils exulteraient s'ils trouvaient le tombeau.
Pourquoi donner la vieà l'homme qui ne trouve plus aucune issue, et que Dieu enferme de toutes parts ? »
Ps 88,2-3.4-5.6.7-8.
Seigneur, mon Dieu et mon salut, dans cette nuit où je crie en ta présence,
que ma prière parvienne jusqu'à toi, ouvre l'oreille à ma plainte.
Car mon âme est rassasiée de malheur, ma vie est au bord de l'abîme ;
on me voit déjà descendre à la fosse, je suis comme un homme fini.
Ma place est parmi les morts, avec ceux que l'on a tués, enterrés, ceux dont tu n'as plus souvenir, qui sont exclus, et loin de ta main.
Tu m'as mis au plus profond de la fosse, en des lieux engloutis, ténébreux ;
le poids de ta colère m'écrase, tu déverses tes flots contre moi.
Lc 9,51-56.
Comme le temps approchait où Jésus allait être enlevé de ce monde, il prit avec courage la route de Jérusalem.
Il envoya des messagers devant lui ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue.
Mais on refusa de le recevoir, parce qu'il se dirigeait vers Jérusalem.
Devant ce refus, les disciples Jacques et Jean intervinrent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions que le feu tombe du ciel pour les détruire ? »
Mais Jésus se retourna et les interpella vivement.
Et ils partirent pour un autre village.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermons « De diversis », n° 1 (trad. Emery rev)
« Il prit avec courage la route de Jérusalem »
Frères, il est bien certain que déjà vous vous êtes mis à marcher vers la cité où vous habiterez ; ce n'est pas dans les fourrés que vous avancez, mais sur la route. Mais je crains que cette vie vous donne l'illusion d'être longue et qu'ainsi elle vous apporte, non une consolation, mais bien plutôt de la tristesse. Oui, je crains que certains, à la pensée qu'il leur reste une longue route à parcourir, se sentent gagnés par un découragement spirituel, qu'ils perdent l'espoir de pouvoir supporter tant de peines et si longtemps. Comme si les consolations de Dieu ne remplissaient pas de joie l'âme des élus bien plus largement que la multitude des peines contenues dans leur coeur.
Actuellement, il est vrai, ces consolations ne leur sont encore données qu'à la mesure de leurs peines ; mais, une fois atteint le bonheur, ce ne sera plus des consolations mais des délices sans fin que nous trouverons à la droite de Dieu (Ps 15,11). Désirons cette droite, frères, elle qui nous embrasse dans notre être tout entier. Souhaitons ardemment ce bonheur pour que le temps présent nous semble bref (ce qu'il est en réalité) en comparaison de la grandeur de l'amour de Dieu. « Les souffrances du temps présent ne sont pas à comparer avec la gloire qui va bientôt se révéler en nous » (Rm 8,18). Heureuse promesse, qu'il nous faut étreindre de tous nos voeux !
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