28 juillet 2007

Evangile au Quotidien

samedi 28 juillet 2007
Le samedi de la 16e semaine du temps ordinaire

St Innocent Ier, pape (+ 417), St Victor Ier, pape (+ 198), St Samson, évêque (v. 565)



Commentaire du jour
Pie XII : « Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson »

Les lectures du jour

Ex. 24,3-8.
Moïse vint rapporter au peuple toutes les paroles du Seigneur et tous ses
commandements. Le peuple répondit d'une seule voix : « Toutes ces paroles
que le Seigneur a dites, nous les mettrons en pratique. »
Moïse écrivit toutes les paroles du Seigneur ; le lendemain matin, il bâtit
un autel au pied de la montagne, et il dressa douze pierres pour les douze
tribus d'Israël.
Puis il chargea quelques jeunes Israélites d'offrir des holocaustes, et
d'immoler au Seigneur de jeunes taureaux en sacrifice de paix.
Moïse prit la moitié du sang et le mit dans des bassins ; puis il aspergea
l'autel avec le reste du sang.
Il prit le livre de l'Alliance et en fit la lecture au peuple. Celui-ci
répondit : « Tout ce que le Seigneur a dit, nous le mettrons en pratique,
nous y obéirons. »
Moïse prit le sang, en aspergea le peuple, et dit : « Voici le sang de
l'Alliance que, sur la base de toutes ces paroles, le Seigneur a conclue
avec vous. »


Ps 50(49),1-2.5.7.14-15.
Le Dieu des dieux, le Seigneur, parle et convoque la terre du soleil levant
jusqu'au soleil couchant.
De Sion, belle entre toutes, Dieu resplendit.
« Assemblez, devant moi, mes fidèles, eux qui scellent d'un sacrifice mon
alliance. »
« Écoute, mon peuple, je parle ; Israël, je te prends à témoin. Moi, Dieu,
je suis ton Dieu !
« Offre à Dieu le sacrifice d'action de grâce, accomplis tes voeux envers
le Très-Haut.
Invoque-moi au jour de détresse : je te délivrerai, et tu me rendras
gloire. »


Mt 13,24-30.
Il leur proposa une autre parabole : « Le Royaume des cieux est comparable
à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.
Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de
l'ivraie au milieu du blé et s'en alla.
Quand la tige poussa et produisit l'épi, alors l'ivraie apparut aussi.
Les serviteurs du maître vinrent lui dire : 'Seigneur, n'est-ce pas du bon
grain que tu as semé dans ton champ ? D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie
?'
Il leur dit : 'C'est un ennemi qui a fait cela.' Les serviteurs lui disent
:'Alors, veux-tu que nous allions l'enlever ?'
Il répond : 'Non, de peur qu'en enlevant l'ivraie, vous n'arrachiez le blé
en même temps.
Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson ; et, au temps de la
moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d'abord l'ivraie, liez-la en
bottes pour la brûler ; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier.' »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Pie XII, pape de 1939 à 1958
Encyclique « Mystici corporis Christi », 1943

« Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson »

      Qu'on n'imagine pas que le Corps de l'Eglise, ayant l'honneur de
porter le nom du Christ, ne se compose, dès le temps de son pèlerinage
terrestre, que de membres éminents en sainteté, ou ne comprend que le
groupe de ceux qui sont prédestinés par Dieu au bonheur éternel. Il faut
admettre, en effet, que l'infinie miséricorde de notre Sauveur ne refuse
pas maintenant une place dans son Corps mystique à ceux auxquels il ne la
refusa pas autrefois à son banquet (cf Mt 9,11). Car toute faute, même un
péché grave, n'a pas de soi pour résultat -- comme le schisme, l'hérésie ou
l'apostasie -- de séparer l'homme du Corps de l'Eglise. Toute vie ne
disparaît pas de ceux qui, ayant perdu par le péché la charité et la grâce
sanctifiante, devenus par conséquent incapables de tout mérite surnaturel,
conservent pourtant la foi et l'espérance chrétienne, et à la lumière de la
grâce divine, sous les inspirations intérieures et l'impulsion du Saint
Esprit, sont poussés à une crainte salutaire et excités par Dieu à la
prière et au repentir de leurs fautes.

      Que tous aient donc en horreur le péché qui souille les membres
mystiques du Rédempteur, mais que le pécheur tombé et qui ne s'est pas
rendu par son obstination indigne de la communion des fidèles soit
accueilli avec beaucoup d'amour, qu'on ne voie en lui avec une fervente
charité qu'un membre infirme de Jésus Christ. Car il vaut mieux, selon la
remarque de saint Augustin, « être guéri dans le Corps de l'Eglise qu'être
retranché de ce Corps comme des membres incurables » ; « tant que le membre
est encore attaché au corps, il ne faut pas désespérer de sa santé ; mais
s'il en est retranché, il ne peut plus ni être soigné ni être guéri ».




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