23 septembre 2007

Evangile au Quotidien

dimanche 23 septembre 2007
Vingt-cinquième dimanche du temps ordinaire

St Constant, sacristain (5ème s.), St Pio de Petrelcina (Padre Pio), capucin (+ 1968)



Commentaire du jour
Saint Ambroise : « Vous n'avez qu'un seul Maître,…le Christ » (Mt 23,8)

Les lectures du jour

Amos 8,4-7.
Écoutez ceci, vous qui écrasez le pauvre pour anéantir les humbles du pays,

car vous dites :« Quand donc la fête de la nouvelle lune sera-t-elle
passée, pour que nous puissions vendre notre blé ?Quand donc le sabbat
sera-t-il fini, pour que nous puissions écouler notre froment ?Nous allons
diminuer les mesures, augmenter les prix, et fausser les balances.
Nous pourrons acheter le malheureux pour un peu d'argent, le pauvre pour
une paire de sandales. Nous vendrons jusqu'aux déchets du froment ! »
Le Seigneur le jure par la Fierté d'Israël :Non, jamais je n'oublierai
aucun de leurs méfaits.


Ps 112(111),1-2.5-8.
Alléluia ! Heureux qui craint le Seigneur, qui aime entièrement sa volonté
!
Sa lignée sera puissante sur la terre ; la race des justes est bénie.
L'homme de bien a pitié, il partage ; il mène ses affaires avec droiture.
Cet homme jamais ne tombera ; toujours on fera mémoire du juste.
Il ne craint pas l'annonce d'un malheur : le coeur ferme, il s'appuie sur
le Seigneur.
Son coeur est confiant, il ne craint pas : il verra ce que valaient ses
oppresseurs.


1 Tim 2,1-8.
J'insiste avant tout pour qu'on fasse des prières de demande,
d'intercession et d'action de grâce pour tous les hommes,
pour les chefs d'État et tous ceux qui ont des responsabilités, afin que
nous puissions mener notre vie dans le calme et la sécurité, en hommes
religieux et sérieux.
Voilà une vraie prière, que Dieu, notre Sauveur, peut accepter,
car il veut que tous les hommes soient sauvés et arrivent à connaître
pleinement la vérité.
En effet, il n'y a qu'un seul Dieu, il n'y a qu'un seul médiateur entre
Dieu et les hommes : un homme, le Christ Jésus,
qui s'est donné lui-même en rançon pour tous les hommes. Au temps fixé, il
a rendu ce témoignage
pour lequel j'ai reçu la charge de messager et d'Apôtre - je le dis en
toute vérité - moi qui enseigne aux nations païennes la foi et la vérité.
Je voudrais donc qu'en tout lieu les hommes prient en levant les mains vers
le ciel, saintement, sans colère ni mauvaises intentions.


Lc 16,1-13.
Jésus disait encore à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui
lui fut dénoncé parce qu'il gaspillait ses biens.
Il le convoqua et lui dit : 'Qu'est-ce que j'entends dire de toi ?
Rends-moi les comptes de ta gestion, car désormais tu ne pourras plus gérer
mes affaires.'
Le gérant pensa : 'Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la
gérance ? Travailler la terre ? Je n'ai pas la force. Mendier ? J'aurais
honte.
Je sais ce que je vais faire, pour qu'une fois renvoyé de ma gérance, je
trouve des gens pour m'accueillir.'
Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son
maître. Il demanda au premier : 'Combien dois-tu à mon maître ? -
Cent barils d'huile.' Le gérant lui dit : 'Voici ton reçu ; vite,
assieds-toi et écris cinquante.'
Puis il demanda à un autre : 'Et toi, combien dois-tu ? - Cent sacs de
blé.' Le gérant lui dit : 'Voici ton reçu, écris quatre-vingts.'
Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge : effectivement, il s'était
montré habile, car les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les
fils de la lumière.
Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l'Argent trompeur,
afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les
demeures éternelles.
Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de
confiance aussi dans une grande. Celui qui est trompeur dans une petite
affaire est trompeur aussi dans une grande.
Si vous n'avez pas été dignes de confiance avec l'Argent trompeur, qui vous
confiera le bien véritable ?
Et si vous n'avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le
vôtre, qui vous le donnera ?
Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera le
premier, et aimera le second ; ou bien il s'attachera au premier, et
méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent.
»


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Ambroise (vers 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Sur l'Evangile de St Luc, 7,244s (trad. Véricel, L'Evangile commenté, p. 263 et SC 52, p.98s)

« Vous n'avez qu'un seul Maître,…le Christ » (Mt 23,8)

      « Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. » Non pas qu'il y en ait
deux : il n'y a qu'un seul Maître. Car même s'il y a des gens qui servent
l'argent, celui-ci pourtant ne possède aucun droit à être maître ; ce sont
eux qui se chargent du joug de l'esclavage. En effet, ce n'est pas un juste
pouvoir, mais un injuste esclavage. C'est pourquoi il dit : « Faites-vous
des amis avec le malhonnête argent » pour que, par nos largesses envers les
pauvres, nous obtenions la faveur des anges et des autres saints.

      L'intendant n'est pas critiqué : nous apprenons par là que nous ne
sommes pas maîtres, mais plutôt intendants des richesses d'autrui. Bien
qu'il ait fait une faute, il est loué, parce que, en remettant aux autres
au nom de son maître, il s'est ménagé des appuis. Et Jésus a très bien
parlé de « argent trompeur », parce que l'avarice tente nos penchants par
les séductions variées des richesses au point que nous voulions en être
esclaves. C'est pourquoi il dit : « Si vous n'avez pas été dignes de
confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera ? » Les
richesses nous sont étrangères parce qu'elles sont en dehors de notre
nature ; elles ne naissent pas avec nous, elles ne nous suivent pas dans la
mort. Le Christ, au contraire, est à nous parce qu'il est la vie... Ne
soyons donc pas esclaves des biens extérieurs, parce que nous ne devons
reconnaître comme Seigneur que le Christ.




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