03 novembre 2007

Evangile au Quotidien

samedi 03 novembre 2007
Le samedi de la 30e semaine du temps ordinaire

Saint Martin de Porres (+ 1639)



Commentaire du jour
Diadoque de Photicé : « Donner à Dieu la première place »

Les lectures du jour

Rm 11,1-2.11-12.25-29.
Je pose donc la question : Dieu aurait-il rejeté son peuple ? Non, bien sûr
! J'en suis moi-même une preuve : je suis fils d'Israël, de la descendance
d'Abraham, de la tribu de Benjamin.
Dieu n'a pas rejeté son peuple, que depuis toujours il a connu. Ne
savez-vous pas ce que dit l'Écriture dans l'histoire d'Élie lorsqu'il en
appelle à Dieu contre Israël ?
Je pose encore une question : Israël a-t-il trébuché pour ne plus se
relever ? Non, bien sûr ! Mais c'est à sa faute que les païens doivent le
salut ; Dieu voulait le rendre jaloux.
Or, si la faute des fils d'Israël a été un enrichissement pour le monde, si
leur échec a été un enrichissement pour les païens, que dire alors du jour
où l'ensemble d'Israël sera là ?
Frères, pour vous éviter de vous fier à votre propre jugement, je ne veux
pas vous laisser dans l'ignorance de ce mystère : l'endurcissement actuel
d'une partie d'Israël durera jusqu'à l'entrée de l'ensemble des païens ;
c'est ainsi qu'Israël tout entier sera sauvé, comme dit l'Écriture : Le
libérateur viendra de Sion, d'Israël il fera disparaître l'impiété.
Voilà ce que sera mon Alliance avec eux lorsque j'enlèverai leur péché.
L'annonce de l'Évangile en a fait des ennemis de Dieu, et c'est à cause de
vous ; mais le choix de Dieu en a fait des bien-aimés, et c'est à cause de
leurs pères.
Les dons de Dieu et son appel sont irrévocables.


Ps 94(93),12-13.14-15.17-18.
Heureux l'homme que tu châties, Seigneur, celui que tu enseignes par ta
loi,
pour le garder en paix aux jours de malheur, tandis que se creuse la fosse
de l'impie.
Car le Seigneur ne délaisse pas son peuple, il n'abandonne pas son domaine
:
on jugera de nouveau selon la justice ; tous les hommes droits
applaudiront.
Si le Seigneur ne m'avait secouru, j'allais habiter le silence.
Quand je dis : « Mon pied trébuche ! » ton amour, Seigneur, me soutient.


Lc 14,1.7-11.
Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y
prendre son repas, et on l'observait.
Remarquant que les invités choisissaient les premières places, il leur dit
cette parabole :
« Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place,
car on peut avoir invité quelqu'un de plus important que toi.
Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendrait te dire : 'Cède-lui
ta place',
et tu irais, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand
tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui
qui t'a invité, il te dira : 'Mon ami, avance plus haut', et ce sera pour
toi un honneur aux yeux de tous ceux qui sont à table avec toi.
Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Diadoque de Photicé (vers 400- ?), évêque
Sur la perfection spirituelle, 12-15 (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 240)

« Donner à Dieu la première place »

Celui qui se chérit lui-même ne peut pas aimer Dieu ; mais celui qui
ne se chérit pas lui-même à cause des richesses supérieures de la charité
divine, celui-là aime Dieu. C'est pourquoi un tel homme ne cherche jamais
sa propre gloire, mais celle de Dieu ; car celui qui se chérit lui-même
cherche sa propre gloire. Celui qui chérit Dieu aime la gloire de son
créateur. C'est, en effet, le propre d'une âme intérieure et amie de Dieu
de chercher constamment la gloire de Dieu dans tous les commandements
qu'elle accomplit, et de jouir de son propre abaissement. Car à Dieu
convient la gloire du fait de sa grandeur, à l'homme l'abaissement ; par ce
moyen, il devient le familier de Dieu. Si nous agissons ainsi, nous
réjouissant de la gloire du Seigneur, à l'exemple de saint Jean Baptiste,
nous commencerons à dire sans fin : « Il faut qu'il croisse et que je
diminue » (Jn 3,30). Je connais quelqu'un qui aime tellement Dieu,
bien qu'il gémisse de ne pas l'aimer comme il voudrait, que son âme brûle
sans cesse du désir de voir Dieu glorifié en lui, et de se voir lui-même
comme s'il n'était pas. Cet homme-là ne sait pas ce qu'il est, même
lorsqu'on fait son éloge, en paroles ; car dans son grand désir
d'abaissement il ne pense pas à sa propre dignité. Il s'acquitte du service
divin comme il convient aux prêtres, mais dans son extrême disposition
d'amour pour Dieu il dérobe le souvenir de sa propre dignité dans l'abîme
de sa charité pour son Dieu, enfouissant dans d'humbles pensées la gloire
qu'il en retirerait. En tout temps, à ses propres yeux, il ne parait ainsi
qu'un serviteur inutile ; son désir d'abaissement l'exclut en quelque sorte
de sa propre dignité. Voilà ce que nous devons faire, nous aussi, de façon
à fuir tout honneur, toute gloire, en raison de la richesse débordante de
l'amour de Celui qui nous a tant aimés.




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