Evangile au Quotidien
samedi 24 novembre 2007
Le samedi de la 33e semaine du temps ordinaire
Saint André Dung-Lac et ses compagnons (Morts entre 1745 et 1862)
Commentaire du jour
Théodore de Mopsueste : Naître à la nouvelle création
Les lectures du jour
1 Mac. 6,1-13.
Le roi Antiochus parcourait le Haut Pays. Il apprit alors qu'il y avait en
Perse une ville, Élymaïs, fameuse par ses richesses, son argent et son or ;
son temple, extrêmement riche, contenait des casques en or, des cuirasses
et des armes, laissés là par Alexandre, fils de Philippe et roi de
Macédoine, qui régna le premier sur les Grecs.
Antiochus arriva, et il tenta de prendre la ville et de la piller, mais il
n'y réussit pas, parce que les habitants avaient été informés de son
projet.
Ils lui résistèrent et livrèrent bataille, si bien qu'il prit la fuite et
battit en retraite, accablé de chagrin, pour retourner à Babylone.
Il était encore en Perse quand on vint lui annoncer la déroute des troupes
qui avaient pénétré en Judée ;
Lysias, en particulier, qui avait été envoyé avec un important matériel,
avait fait demi-tour devant les Juifs ; ceux-ci s'étaient renforcés grâce
aux armes, au matériel et aux prises de guerre saisis sur les troupes
qu'ils avaient battues ;
ils avaient renversé l'objet sacrilège qu'Antiochus avait élevé à Jérusalem
sur l'autel ; enfin, ils avaient rétabli de hautes murailles autour du
sanctuaire et de la ville royale de Bethsour.
Quand le roi apprit ces nouvelles, il fut saisi de frayeur et profondément
ébranlé. Il s'écroula sur son lit et tomba malade sous le coup du chagrin,
parce que les événements n'avaient pas répondu à son attente.
Il resta ainsi pendant plusieurs jours, car son profond chagrin se
renouvelait sans cesse. Lorsqu'il se rendit compte qu'il allait mourir,
il appela tous ses amis et leur dit : « Le sommeil s'est éloigné de mes
yeux ; l'inquiétude accable mon coeur,
et je me dis : A quelle profonde détresse en suis-je arrivé ? Dans quel
abîme suis-je plongé maintenant ? J'étais bon et aimé au temps de ma
puissance.
Mais maintenant, je me rappelle le mal que j'ai fait à Jérusalem : tous les
objets d'argent et d'or qui s'y trouvaient, je les ai pris ; j'ai fait
exterminer les habitants de la Judée sans aucun motif.
Je reconnais que tous mes malheurs viennent de là, et voici que je meurs
dans un profond chagrin sur une terre étrangère. »
Ps 9(9A),2-3.4.6.16.19.
De tout mon coeur, Seigneur, je rendrai grâce, je dirai tes innombrables
merveilles ;
pour toi, j'exulterai, je danserai, je fêterai ton nom, Dieu Très-Haut.
Mes ennemis ont battu en retraite, devant ta face, ils s'écroulent et
périssent.
Tu menaces les nations, tu fais périr les méchants, à tout jamais tu
effaces leur nom.
Ils sont tombés, les païens, dans la fosse qu'ils creusaient ; aux filets
qu'ils ont tendus, leurs pieds se sont pris.
Mais le pauvre n'est pas oublié pour toujours : jamais ne périt l'espoir
des malheureux.
Lc 20,27-40.
Des sadducéens - ceux qui prétendent qu'il n'y a pas de résurrection -
vinrent trouver Jésus,
et ils l'interrogèrent : « Maître, Moïse nous a donné cette loi : Si un
homme a un frère marié mais qui meurt sans enfant, qu'il épouse la veuve
pour donner une descendance à son frère.
Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ;
le deuxième,
puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils
moururent sans laisser d'enfants.
Finalement la femme mourut aussi.
Eh bien, à la résurrection, cette femme, de qui sera-t-elle l'épouse,
puisque les sept l'ont eue pour femme ? »
Jésus répond : « Les enfants de ce monde se marient.
Mais ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir et à la
résurrection d'entre les morts ne se marient pas,
car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont
fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection.
Quant à dire que les morts doivent ressusciter, Moïse lui-même le fait
comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur :
le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob.
Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; tous vivent en effet
pour lui. »
Alors certains scribes prirent la parole pour dire : « Maître, tu as bien
parlé. »
Et ils n'osaient plus l'interroger sur quoi que ce soit.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Théodore de Mopsueste (?-428), évêque et théologien
Commentaires sur St Jean, livre 2, ; CSCO 116, p. 55 (trad. Orval rev.)
Naître à la nouvelle création
« Baptisés dans le Christ Jésus, c'est dans sa mort que tous nous
avons été baptisés. Nous avons été ensevelis avec lui par le baptême dans
la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire
du Père, nous vivions aussi dans une vie nouvelle. Si, par une mort
semblable à la sienne, nous sommes devenus un seul être avec lui, nous le
serons aussi par une résurrection semblable à la sienne » (Rm 6,3-5). Saint
Paul nous montre ainsi clairement que notre nouvelle naissance par le
baptême est le symbole de notre résurrection après la mort. Celle-ci se
réalisera pour nous par la puissance de l'Esprit, selon cette parole : « Ce
qui est semé dans la terre est périssable, ce qui ressuscite est
impérissable ; ce qui est semé n'a plus de valeur, ce qui ressuscite est
plein de gloire ; ce qui est semé est faible, ce qui ressuscite est
puissant ; ce qui est semé est un corps humain, ce qui ressuscite est un
corps spirituel » (1Co 15,42s). Ce qui signifie : de même qu'ici-bas notre
corps, tant que l'âme est présente, jouit de la vie visible, de même alors
il recevra la vie éternelle et incorruptible par la puissance de l'Esprit.
Il en est ainsi de la naissance qui nous est donnée au baptême et qui
est le symbole de notre résurrection : nous y recevons la grâce par le même
Esprit, mais avec mesure et à la manière d'un gage. Nous la recevrons en
plénitude quand nous ressusciterons réellement et que l'incorruptibilité
nous sera effectivment communiquée. C'est pourquoi, lorsque l'apôtre Paul
parle de la vie future, il veut rassurer ses auditeurs par ces mots : « Non
seulement la création, mais nous aussi qui avons les prémices de l'Esprit,
nous gémissons en nous-mêmes, attendant la rédemption de notre corps » (Rm
8,23). Car si nous avons reçu dès à présent les prémices de la grâce, nous
attendons de l'accueillir en plénitude quand nous sera donné le bonheur de
la résurrection.
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