29 février 2008

Evangile au Quotidien

vendredi 29 février 2008
Le vendredi de la 3e semaine de Carême



Commentaire du jour
Saint Antoine de Padoue : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur »

Les lectures du jour

Osée 14,2-10.
Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu ;car tu t'es effondré par suite de
tes fautes.
Revenez au Seigneur en lui présentant ces paroles :« Enlève toutes les
fautes, et accepte une belle offrande :au lieu de taureaux, nous t'offrons
en sacrifice les paroles de nos lèvres.
Puisque les Assyriens ne peuvent pas nous sauver, nous ne monterons plus
sur des chevaux, et nous ne dirons plus à l'ouvrage de nos mains :'Tu es
notre Dieu', car toi seul as compassion de l'orphelin. »
Voici la réponse du Seigneur :Je les guérirai de leur infidélité, je leur
prodiguerai mon amour, car je suis revenu de ma colère.
Je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme le lis, il étendra
ses racines comme les arbres du Liban.
Ses jeunes pousses vont grandir, sa parure sera comme celle de l'olivier,
son parfum comme celui de la forêt du Liban.
Ils reviendront s'asseoir à son ombre, ils feront revivre le blé, ils
fleuriront comme la vigne, ils seront renommés comme le vin du Liban.
Éphraïm ! peux-tu me confondre avec les idoles ?C'est moi qui te réponds et
qui te regarde. Je suis comme le cyprès toujours vert, c'est moi qui te
donne ton fruit.
Qui donc est assez sage pour comprendre ces choses, assez pénétrant pour
les saisir ?Oui, les chemins du Seigneur sont droits :les justes y
avancent, les pécheurs y tombent.


Ps 81(80),6-11.14.17.
Il en fit, pour Joseph, une loi quand il marcha contre la terre d'Égypte.
J'entends des mots qui m'étaient inconnus :
« J'ai ôté le poids qui chargeait ses épaules ; ses mains ont déposé le
fardeau.
« Quand tu criais sous l'oppression, je t'ai sauvé ; je répondais, caché
dans l'orage, je t'éprouvais près des eaux de Mériba.
« Écoute, je t'adjure, ô mon peuple ; vas-tu m'écouter, Israël ?
Tu n'auras pas chez toi d'autres dieux, tu ne serviras aucun dieu étranger.

« C'est moi, le Seigneur ton Dieu, qui t'ai fait monter de la terre
d'Égypte ! Ouvre ta bouche, moi, je l'emplirai.
« Ah ! Si mon peuple m'écoutait, Israël, s'il allait sur mes chemins !
Je le nourrirais de la fleur du froment, je te rassasierais avec le miel du
rocher ! »


Mc 12,28-34.
Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien
répondu, s'avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les
commandements ? »
Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le
Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de
tout ton esprit et de toute ta force.
Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de
commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est
l'Unique et qu'il n'y en a pas d'autre que lui.
L'aimer de tout son coeur, de toute son intelligence, de toute sa force, et
aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et
tous les sacrifices. »
Jésus, voyant qu'il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n'es
pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n'osait plus l'interroger.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Antoine de Padoue (vers 1195-1231), franciscain, docteur de l'Eglise
Sermons pour le dimanche et les fêtes des saints (trad. Bayart, Eds. franciscaines 1944, p. 212))

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur »

      « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. » ' Ton ' Dieu est-il dit, et
c'est une raison pour l'aimer davantage ; nous aimons bien plus ce qui est
à nous que ce qui nous est étranger. C'est certain, le Seigneur ton Dieu
mérite d'être aimé ; il s'est fait ton serviteur, pour que tu lui
appartiennes et que tu ne rougisses pas de le servir... Trente années
durant, ton Dieu s'est fait ton serviteur, à cause de tes péchés, pour
t'arracher à la servitude du diable. Tu aimeras donc le Seigneur ton Dieu.
Lui qui t'a fait, il s'est fait ton serviteur, à cause de toi ; il s'est
donné tout entier à toi, afin que tu te donnes à toi-même. Alors que tu
étais malheureux, il a refait ton bonheur, s'est donné à toi pour te rendre
à toi-même.

      Tu aimeras donc le Seigneur ton Dieu « de tout ton coeur. » ' Tout ':
tu ne peux garder pour toi aucune partie de toi. Il veut l'offrande de tout
toi-même. Il t'a acheté tout entier de tout lui-même, pour te posséder, lui
seul, toi tout entier. Tu aimeras donc le Seigneur ton Dieu de tout ton
coeur. Ne va pas, comme Ananie et Saphire, garder pour toi une partie de
toi-même, car alors tu pourrais périr comme eux (Ac 5,1s). Aime donc
totalement et non en partie. Car Dieu n'a pas de parties ; il est tout
entier partout. Il ne veut pas de partage en ton être, lui qui est tout
entier en son Etre. Si tu te réserves une partie de toi-même, tu es à toi,
et non pas à lui.

      Veux-tu donc tout posséder ? Donne-lui ce que tu es, et il te donnera
ce qu'il est. Tu n'auras plus rien de toi ; mais tu auras tout lui-même
avec tout toi-même.




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* Féconde Mère du Rédempteur, vous qui êtes la Porte du ciel sans cesse
ouverte et l'Etoile de la mer, secourez ce peuple qui tombe, mais qui
désire se relever. Au grand étonnement de la nature, vous avez donné
naissance à votre divin Auteur. Vierge dans la conception, Vierge après
l'enfantement, vous à qui Gabriel adresse le salut, daignez prendre pitié
des pauvres pécheurs.

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