30 août 2008

Evangile au Quotidien

samedi 30 août 2008
Le samedi de la 21e semaine du temps ordinaire

St Fiacre (Fèvre), abbé (+ 670)



Commentaire du jour
Saint [Padre] Pio de Pietrelcina : « Longtemps après, leur maître revient »

Les lectures du jour

1 Co 1,26-31.
Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il
n'y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de
haute naissance.
Au contraire, ce qu'il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi
pour couvrir de confusion les sages ; ce qu'il y a de faible dans le monde,
voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort ;
ce qui est d'origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n'est rien,
voilà ce que Dieu a choisi pour détruire ce qui est quelque chose,
afin que personne ne puisse s'enorgueillir devant Dieu.
C'est grâce à Dieu, en effet, que vous êtes, dans le Christ Jésus, qui a
été envoyé par lui pour être notre sagesse, pour être notre justice, notre
sanctification, notre rédemption.
Ainsi, comme il est écrit : Celui qui veut s'enorgueillir, qu'il mette son
orgueil dans le Seigneur.


Ps 33(32),12-13.18-19.20-21.
Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu, heureuse la nation qu'il
s'est choisie pour domaine !
Du haut des cieux, le Seigneur regarde : il voit la race des hommes.
Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son
amour,
pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine.
Nous attendons notre vie du Seigneur : il est pour nous un appui, un
bouclier.
La joie de notre coeur vient de lui, notre confiance est dans son nom très
saint.


Mt 25,14-30.
« C'est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et
leur confia ses biens.
A l'un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au
troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit.
Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s'occupa de les faire valoir et
en gagna cinq autres.
De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres.
Mais celui qui n'en avait reçu qu'un creusa la terre et enfouit l'argent de
son maître.
Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes.
Celui qui avait reçu les cinq talents s'avança en apportant cinq autres
talents et dit : 'Seigneur, tu m'as confié cinq talents ; voilà, j'en ai
gagné cinq autres. —
Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je
t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.'
Celui qui avait reçu deux talents s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, tu
m'as confié deux talents ; voilà, j'en ai gagné deux autres. —
Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je
t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.'
Celui qui avait reçu un seul talent s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, je
savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n'as pas semé, tu
ramasses là où tu n'as pas répandu le grain.
J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici.
Tu as ce qui t'appartient.'
Son maître lui répliqua : 'Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je
moissonne là où je n'ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l'ai
pas répandu.
Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je
l'aurais retrouvé avec les intérêts.
Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix.
Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance. Mais celui qui
n'a rien se fera enlever même ce qu'il a.
Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il
y aura des pleurs et des grincements de dents !'


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin
TN in Ep 4, 875,878 (trad. Une pensée, Médiaspaul 1991, p.14)

« Longtemps après, leur maître revient »

      « Mes frères, nous n'avons encore rien fait jusqu'à maintenant :
commençons donc dès aujourd'hui. » C'est à lui-même que saint François
adressait cette exhortation ; humblement faisons-la nôtre. C'est vrai, nous
n'avons encore rien fait ou si peu ! Les années se sont succédées sans que
nous nous demandions ce que nous avons pu en faire ; n'y avait-il donc rien
à modifier, à ajouter ou à retrancher dans notre conduite ? Nous avons vécu
avec insouciance, comme si le jour ne devait jamais venir où le Juge
éternel nous rappellera à lui, et où nous devrons rendre compte de nos
actions et de ce que nous aurons fait de notre temps.

      Ne perdons pas notre temps. Il ne faut pas remettre au lendemain ce
que l'on peut faire aujourd'hui : les tombeaux débordent de bonnes
intentions ; et d'ailleurs, qui pourrait dire si nous serons encore en vie
demain ? Écoutons la voix de notre conscience ; c'est la voix du prophète :
« Aujourd'hui écouterez-vous la parole du Seigneur ? Ne fermez pas votre
coeur » (Ps 94,7-8).

      Nous ne possédons que l'instant présent : veillons donc, et vivons-le
comme un trésor qui nous est confié. Le temps ne nous appartient pas ; ne
le gaspillons pas.





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