Evangile au Quotidien
jeudi 16 octobre 2008
Le jeudi de la 28e semaine du temps ordinaire
Sainte Marguerite-Marie Alacoque, (+ 1690), Sainte Edwige (1174-1243), Ste Marie-Marguerite d'Youville, veuve et fondatrice (+ 1771)
Commentaire du jour
Baudoin de Ford : « Ils se mirent à lui en vouloir terriblement et ils le harcelaient »
Les lectures du jour
Ephés. 1,3-10.
Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ. Dans les cieux, il
nous a comblés de sa bénédiction spirituelle en Jésus Christ.
En lui, il nous a choisis avant la création du monde, pour que nous soyons,
dans l'amour, saints et irréprochables sous son regard.
Il nous a d'avance destinés à devenir pour lui des fils par Jésus Christ :
voilà ce qu'il a voulu dans sa bienveillance,
à la louange de sa gloire, de cette grâce dont il nous a comblés en son
Fils bien-aimé,
qui nous obtient par son sang la rédemption, le pardon de nos fautes. Elle
est inépuisable, la grâce
par laquelle Dieu nous a remplis de sagesse et d'intelligence
en nous dévoilant le mystère de sa volonté, de ce qu'il prévoyait dans le
Christ pour le moment où les temps seraient accomplis ; dans sa
bienveillance,
il projetait de saisir l'univers entier, ce qui est au ciel et ce qui est
sur la terre, en réunissant tout sous un seul chef, le Christ.
Ps 98,1.2-3.3-4.5-6.
Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles ; par
son bras très saint, par sa main puissante, il s'est assuré la victoire.
Le Seigneur a fait connaître sa victoire et révélé sa justice aux nations ;
il s'est rappelé sa fidélité, son amour, en faveur de la maison d'Israël ;
la terre tout entière a vu la victoire de notre Dieu.
il s'est rappelé sa fidélité, son amour, en faveur de la maison d'Israël ;
la terre tout entière a vu la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière, sonnez, chantez, jouez ;
jouez pour le Seigneur sur la cithare, sur la cithare et tous les
instruments ;
au son de la trompette et du cor, acclamez votre roi, le Seigneur !
Lc 11,47-54.
Malheureux êtes-vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes,
alors que vos pères les ont tués.
Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque
eux, ils ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.
C'est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : Je leur enverrai des
prophètes et des apôtres, ils tueront les uns et en persécuteront d'autres.
Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes
qui a été versé depuis la création du monde,
depuis le sang d'Abel jusqu'au sang de Zacharie, qui a péri entre l'autel
et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare : cette génération devra en
rendre compte.
Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé
de la connaissance ; vous-mêmes n'êtes pas entrés, et ceux qui essayaient
d'entrer, vous les en avez empêchés. »
Après que Jésus fut parti de là, les scribes et les pharisiens se mirent à
lui en vouloir terriblement, et ils le harcelaient de questions ;
ils étaient à l'affût pour s'emparer d'une de ses paroles.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Baudoin de Ford (?-vers 1190), abbé cistercien
Le Sacrement de l'autel, II, 1 (trad. SC 93, p.171 rev.)
« Ils se mirent à lui en vouloir terriblement et ils le harcelaient »
« Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique » (Jn
3,16). Ce Fils unique « a été offert », non parce que ses ennemis ont
prévalu, mais « parce que lui-même l'a voulu » (Is 53,10-11). « Il a aimé
les siens ; il les a aimés jusqu'à la fin » (Jn 13,1). La fin, c'est la
mort acceptée pour ceux qu'il aime ; voilà la fin de toute perfection, la
fin de l'amour parfait, car « il n'y a pas de plus grand amour que de
donner sa vie pour ses amis » (Jn 15,13).
Cet amour du Christ a été plus puissant dans la mort du Christ que la
haine de ses ennemis ; la haine a pu faire seulement ce que l'amour lui
permettait. Judas, ou les ennemis du Christ, l'ont livré à la mort, par une
haine méchante. Le Père a livré son Fils, et le Fils s'est livré lui-même
par amour (Rm 8,32;Ga 2,20). L'amour n'est cependant pas coupable de
trahison ; il est innocent, même quand le Christ en meurt. Car seul l'amour
peut faire impunément ce qui lui plaît. Seul l'amour peut contraindre Dieu
et comme lui commander. C'est lui qui l'a fait descendre du ciel et l'a mis
en croix, lui qui a répandu le sang du Christ pour la rémission des péchés,
en un acte aussi innocent que salutaire. Toute notre action de grâce pour
le salut du monde est donc due à l'amour. Et il nous presse, par une
logique contraignante, d'aimer le Christ autant qu'on a pu le haïr.
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