16 novembre 2008

Evangile au Quotidien

dimanche 16 novembre 2008
Trente-troisième dimanche du temps ordinaire

Sainte Marguerite (+ 1093), Sainte Gertrude de Helfta (+ 1302)



Commentaire du jour
Saint Jérôme : « Un homme...appela ses serviteurs et leur confia ses biens »

Les lectures du jour

Prov. 31,10-13.19-20.30-31.
La femme vaillante, qui donc peut la trouver ?Elle est infiniment plus
précieuse que les perles.
Son mari peut avoir confiance en elle :au lieu de lui coûter, elle
l'enrichira.
Tous les jours de sa vie, elle lui épargne le malheur et lui donne le
bonheur.
Elle a fait provision de laine et de lin, et ses mains travaillent avec
entrain.
Sa main saisit la quenouille, ses doigts dirigent le fuseau.
Ses doigts s'ouvrent en faveur du pauvre, elle tend la main au malheureux.
Décevante est la grâce, et vaine la beauté ;la femme qui craint le Seigneur
est seule digne de louange.
Reconnaissez les fruits de son travail :sur la place publique, on fera
l'éloge de son activité.


Ps 128(127),1-2.3.4-5.
Heureux qui craint le Seigneur et marche selon ses voies !
Tu te nourriras du travail de tes mains : Heureux es-tu ! A toi, le bonheur
!
Ta femme sera dans ta maison comme une vigne généreuse, et tes fils, autour
de la table, comme des plants d'olivier.
Voilà comment sera béni l'homme qui craint le Seigneur.
De Sion, que le Seigneur te bénisse ! Tu verras le bonheur de Jérusalem
tous les jours de ta vie,


1 Thess. 5,1-6.
Frères, au sujet de la venue du Seigneur, il n'est pas nécessaire qu'on
vous parle de délais ou de dates.
Vous savez très bien que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans
la nuit.
Quand les gens diront : « Quelle paix ! quelle tranquillité ! », c'est
alors que, tout à coup, la catastrophe s'abattra sur eux, comme les
douleurs sur la femme enceinte : ils ne pourront pas y échapper.
Mais vous, frères, comme vous n'êtes pas dans les ténèbres, ce jour ne vous
surprendra pas comme un voleur.
En effet, vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour ; nous
n'appartenons pas à la nuit et aux ténèbres.
Alors, ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants et
restons sobres.


Mt 25,14-30.
« C'est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et
leur confia ses biens.
A l'un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au
troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit.
Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s'occupa de les faire valoir et
en gagna cinq autres.
De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres.
Mais celui qui n'en avait reçu qu'un creusa la terre et enfouit l'argent de
son maître.
Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes.
Celui qui avait reçu les cinq talents s'avança en apportant cinq autres
talents et dit : 'Seigneur, tu m'as confié cinq talents ; voilà, j'en ai
gagné cinq autres. -
Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je
t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.'
Celui qui avait reçu deux talents s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, tu
m'as confié deux talents ; voilà, j'en ai gagné deux autres. -
Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je
t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.'
Celui qui avait reçu un seul talent s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, je
savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n'as pas semé, tu
ramasses là où tu n'as pas répandu le grain.
J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici.
Tu as ce qui t'appartient.'
Son maître lui répliqua : 'Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je
moissonne là où je n'ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l'ai
pas répandu.
Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je
l'aurais retrouvé avec les intérêts.
Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix.
Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance. Mais celui qui
n'a rien se fera enlever même ce qu'il a.
Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il
y aura des pleurs et des grincements de dents !'


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église


« Un homme...appela ses serviteurs et leur confia ses biens »

Ce propriétaire est sans aucun doute le Christ. Après sa
résurrection, sur le point de remonter victorieusement vers le Père, il a
appelé les apôtres et leur a confié la doctrine de l'Évangile, donnant à
l'un plus, à l'autre moins, jamais trop ni trop peu, mais selon les forces
de ceux qui la recevaient. De la même façon l'apôtre Paul dit qu'il a
nourri de lait ceux qui ne pouvaient pas prendre une nourriture solide (1Co
3,2)... Cinq, deux, un talents : comprenons par là soit les grâces
différentes accordées à chacun, soit pour le premier les cinq sens, pour le
second l'intelligence de la foi et les oeuvres, pour le troisième la raison
qui nous distingue des autres créatures. « Celui qui avait reçu cinq
talents s'en alla les faire valoir et en gagna cinq autres. » C'est-à-dire,
à partir des sens physiques et matériels qu'il avait reçus, il a ajouté la
connaissance des choses célestes ; son intelligence s'est élevée des
créatures au Créateur, du corporel à l'incorporel, du visible à
l'invisible, du passager à l'éternel. « Celui qui en avait reçu deux en
gagna deux autres. » Celui-là également, dans la mesure de ses forces, a
doublé, à l'école de l'Évangile, ce qu'il avait appris à l'école de la Loi.
Ou bien on pourrait dire qu'il a compris que l'intelligence de la foi et
les oeuvres de la vie présente mènent au bonheur à venir. « Mais celui
qui avait reçu un seul talent s'en alla faire un trou dans la terre et y
enfouit l'argent de son maître. » Pris par les oeuvres d'ici-bas, par les
plaisirs de ce monde, le mauvais serviteur a négligé les commandements de
Dieu. Notons cependant que, selon un autre évangéliste, il l'enroule dans
un linge : on peut entendre par là qu'il a enlevé la vigueur à
l'enseignement du maître par une vie de mollesse et de plaisirs...
C'est avec le même éloge que le maître accueille les deux premiers
serviteurs, celui qui de cinq talents en avait fait dix et celui qui de
deux en avait fait quatre. « Entre dans la joie de ton Maître, dit-il, et
reçois ce que 1'oeil n'a pas vu, ce que l'oreille n'a pas entendu, ce qui
n'est pas monté au coeur de l'homme » (1Co 2,9). Quelle récompense plus
grande peut-on accorder à un serviteur fidèle ?




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