Evangile au Quotidien
vendredi 28 novembre 2008
Le vendredi de la 34e semaine du temps ordinaire
Saint Jacques de la Marche (+ 1476), Sainte Catherine Labouré (+ 1876)
Commentaire du jour
Saint Bernard : « Lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche »
Les lectures du jour
Apoc. 20,1-4.11-14.21,1-2.
Alors j'ai vu un ange qui descendait du ciel ; il tenait à la main la clé
de l'abîme et une énorme chaîne.
Il s'empara du Dragon, le serpent des origines - c'est-à-dire le Démon ou
Satan - et il l'enchaîna pour une durée de mille ans. Il le précipita dans
l'abîme,
qu'il referma sur lui ; puis il mit les scellés pour l'empêcher d'égarer
les nations jusqu'à ce que les mille ans soient écoulés. Après cela, il
faut qu'il soit relâché pour un peu de temps.
Puis j'ai vu des trônes, et ceux qui vinrent y siéger reçurent le pouvoir
de juger. J'ai encore vu les âmes de ceux qui ont été décapités à cause du
témoignage pour Jésus, et à cause de la parole de Dieu, eux qui n'ont pas
adoré la Bête et son image, et qui n'ont pas reçu sa marque sur le front ou
sur la main. Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec le Christ
pendant mille ans.
Puis j'ai vu un grand trône blanc, et celui qui siégeait sur ce trône.
Devant sa face, le ciel et la terre s'enfuirent sans laisser de trace.
J'ai vu aussi les morts, les grands et les petits, debout devant le trône.
On ouvrit des livres, puis encore un autre livre, le livre de la vie. Les
morts furent jugés selon ce qu'ils avaient fait, d'après ce qui était écrit
dans les livres.
La mer rendit les morts qu'elle contenait ; la Mort et le séjour des morts
rendirent aussi ceux qu'ils retenaient chez eux, et chacun fut jugé selon
ce qu'il avait fait.
Puis la Mort et le séjour des morts furent précipités dans un étang de feu
(cet étang de feu, c'est la seconde mort).
Alors j'ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et
la première terre avaient disparu, et il n'y avait plus de mer.
Et j'ai vu descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la cité sainte, la
Jérusalem nouvelle, toute prête, comme une fiancée parée pour son époux.
Ps 84,3.4.5-6.8.
Mon âme s'épuise à désirer les parvis du Seigneur ; mon coeur et ma chair
sont un cri vers le Dieu vivant !
L'oiseau lui-même s'est trouvé une maison, et l'hirondelle, un nid pour
abriter sa couvée : tes autels, Seigneur de l'univers, mon Roi et mon Dieu
!
Heureux les habitants de ta maison : ils pourront te chanter encore !
Heureux les hommes dont tu es la force : des chemins s'ouvrent dans leur
coeur !
Ils vont de hauteur en hauteur, ils se présentent devant Dieu à Sion.
Lc 21,29-33.
Et il leur dit cette parabole : « Voyez le figuier et tous les autres
arbres.
Dès qu'ils bourgeonnent, vous n'avez qu'à les regarder pour savoir que
l'été est déjà proche.
De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le
royaume de Dieu est proche.
Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas sans que tout
arrive.
Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermons sur le Cantique des cantiques, no. 74
« Lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche »
« En lui nous vivons, en lui nous avons le mouvement et l'être » (Ac
17,28). Heureux celui qui vit par lui, qui est mû par lui, et en qui il est
la vie. Vous me demanderez, puisque les traces de sa venue ne peuvent pas
être découvertes, comment j'ai pu savoir qu'il était présent ? C'est qu'il
est vivant et efficace (He 4,12) ; à peine était-il en moi qu'il a réveillé
mon âme endormie. Il a vivifié, attendri et excité mon coeur qui était
assoupi et dur comme une pierre (Ez 36,26). Il a commencé à arracher et à
sarcler, à construire et à planter, à arroser ma sécheresse, à éclairer mes
ténèbres, à ouvrir ce qui était fermé, à enflammer ma froideur, et aussi à
« redresser les sentiers tortueux et aplanir les endroits rugueux » de mon
âme (Is 40,4), de sorte qu'elle puisse « bénir le Seigneur et que tout ce
qui est en moi bénisse son saint nom » (Ps 102,1).
Le Verbe Époux est venu en moi plus d'une fois, mais sans donner
signe de son irruption... C'est au mouvement de mon coeur que j'ai perçu
qu'il était là. J'ai reconnu sa force et sa puissance parce que mes mauvais
penchants et mes passions s'apaisaient. La mise en discussion ou en
accusation de mes sentiments obscurs m'a conduit à admirer la profondeur de
sa sagesse. J'ai expérimenté sa douceur et sa bonté au léger progrès de ma
vie. Et voyant « se renouveler l'homme intérieur » (2Co 4,16), mon esprit
au plus profond de moi-même, j'ai découvert un peu de sa beauté. En
saisissant du regard enfin tout cela ensemble, j'ai tremblé devant
l'immensité de sa grandeur.
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

<< Home