Evangile au Quotidien
lundi 15 décembre 2008
Le lundi de la 3e semaine de l'Avent
Ste Virginie Centurione Bracelli, fondatrice (+ 1651), Ste Ninon, vierge (4ème s.)
Commentaire du jour
Saint Bède le Vénérable : « Tous tiennent Jean pour un prophète »
Les lectures du jour
Nb 24,2-7.15-17.
Levant les yeux, il vit le peuple qui campait, rangé par tribus. L'esprit
de Dieu vint sur lui,
et il prononça ces paroles prophétiques :« Oracle de Balaam, fils de Béor,
oracle de l'homme au regard pénétrant,
oracle de celui qui entend les paroles de Dieu. Il voit ce que le
Tout-Puissant lui fait voir, il tombe en extase, et ses yeux s'ouvrent.
Que tes tentes sont belles, Jacob, et tes demeures, Israël !
Elles s'étendent comme des vallées, comme des jardins au bord d'un fleuve
;le Seigneur les a plantées comme des aloès, comme des cèdres auprès des
eaux !
Un héros sortira de sa descendance, il dominera sur des peuples nombreux.
Son règne sera plus grand que celui de Gog, sa royauté s'étendra. »
Balaam prononça encore ces paroles prophétiques :« Oracle de Balaam, fils
de Béor, oracle de l'homme au regard pénétrant.
Ce héros, je le vois - mais pas pour maintenant - ;je l'aperçois - mais pas
de près :Un astre se lève, issu de Jacob, un sceptre se dresse, issu
d'Israël. »
Ps 25(24),4-5.6-7.8-9.
Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi, car tu es le Dieu qui me sauve.
C'est toi que j'espère tout le jour en raison de ta bonté, Seigneur.
Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse, ton amour qui est de toujours.
Oublie les révoltes, les péchés de ma jeunesse ; dans ton amour, ne
m'oublie pas.
Il est droit, il est bon, le Seigneur, lui qui montre aux pécheurs le
chemin.
Sa justice dirige les humbles, il enseigne aux humbles son chemin.
Mt 21,23-27.
Jésus était entré dans le Temple, et, pendant qu'il enseignait, les chefs
des prêtres et les anciens du peuple l'abordèrent pour lui demander : « Par
quelle autorité fais-tu cela, et qui t'a donné cette autorité ? »
Jésus leur répliqua : « A mon tour, je vais vous poser une seule question ;
et si vous me répondez, je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je
fais cela :
Le baptême de Jean, d'où venait-il ? du ciel ou des hommes ? » Ils
faisaient en eux-mêmes ce raisonnement : « Si nous disons : 'Du ciel', il
va nous dire : 'Pourquoi donc n'avez-vous pas cru à sa parole ?'
Si nous disons : 'Des hommes', nous devons redouter la foule, car tous
tiennent Jean pour un prophète. »
Ils répondirent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Il leur dit à son
tour : « Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais
cela.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Bède le Vénérable (vers 673-735), moine, docteur de l'Église
Sermon n°1 ; CCL 122, 2 (trad. cf Solesmes, Lectionnaire, I, p. 161)
« Tous tiennent Jean pour un prophète »
Si nous cherchons pourquoi Jean baptisait, lui dont le baptême ne
pouvait cependant pas remettre les péchés, la raison en est claire : c'est
que, pour être fidèle à son ministère de précurseur, il devait baptiser
avant le Seigneur de même qu'il était né avant lui, qu'il prêchait avant
lui et qu'il mourrait avant lui. En même temps, c'était pour empêcher que
la querelle envieuse des Pharisiens et des scribes n'ait prise sur le
ministère du Seigneur, dans le cas où il aurait donné le premier le baptême
aux hommes. « Le baptême de Jean, d'où venait-il ? Du ciel ou des hommes ?
» Comme ils n'oseraient pas nier qu'il vienne du ciel, ils seraient
contraints de reconnaître que les oeuvres de celui que Jean prêchait
étaient elles aussi accomplies par un pouvoir venant du ciel. Cependant, si
le baptême de Jean ne remettait pas les péchés, il n'en était pas pour
autant sans fruit pour ceux qui le recevaient... Il était un signe de foi
et de repentir, c'est-à-dire qu'il rappelait que tous devraient s'abstenir
du péché, pratiquer l'aumône, croire au Christ, et se hâter vers son
baptême, dès qu'il paraîtrait, afin d'y être lavés pour la rémission de
leurs péchés.
Par ailleurs, le désert où Jean demeurait représente la vie des
saints coupés des plaisirs de ce monde. Qu'ils vivent dans la solitude ou
mêlés aux foules, sans cesse ils tendent de toute leur âme à se détacher
des désirs du monde présent ; ils trouvent leur joie à ne s'attacher qu'à
Dieu, dans le secret de leur coeur, et à ne mettre qu'en lui leur
espérance. C'est vers cette solitude de l'âme, si chère à Dieu, que le
prophète désirait aller, avec le secours de l'Esprit Saint, quand il disait
: « Qui me donnera les ailes de la colombe pour que je m'envole et me
repose ? » (Ps 54,7)
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