02 janvier 2009

Evangile au Quotidien

vendredi 02 janvier 2009
Férie du temps de Noël (2 janv.)

Saint Basile le Grand (+ 379), Saint Grégoire de Nazianze (+ 389), Saint Macaire (†394)



Commentaire du jour
Saint Augustin : « Je suis la voix qui crie à travers le désert »

Les lectures du jour

1 Jn 2,22-28.
Le menteur n'est-il pas celui qui refuse d'admettre que Jésus est le Christ
? C'est celui-là l'Anti-Christ : il refuse à la fois le Père et le Fils,
car celui qui refuse le Fils se sépare du Père, et celui qui reconnaît le
Fils trouve en même temps le Père.
Pour vous, gardez en vous-mêmes ce que vous avez entendu depuis le
commencement. Si ce que vous avez entendu depuis le commencement demeure en
vous, vous aussi vous demeurerez dans le Fils et dans le Père.
Et ce que le Fils lui-même nous a promis, c'est la vie éternelle.
Voilà ce que j'avais à vous dire au sujet de ceux qui cherchent à vous
égarer.
Mais elle demeure en vous, l'onction par laquelle il vous a consacrés, et
vous n'avez pas besoin qu'on vous instruise. Vous êtes instruits de tout
par cette onction, qui est vérité et non pas mensonge : suivant ce qu'elle
vous a enseigné, vous demeurez en lui.
Et maintenant, mes petits enfants, demeurez en lui ; ainsi, quand il
paraîtra, nous aurons de l'assurance, et nous serons sans honte devant lui,
lors de sa venue.


Ps 98(97),1-4.
Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles ; par
son bras très saint, par sa main puissante, il s'est assuré la victoire.
Le Seigneur a fait connaître sa victoire et révélé sa justice aux nations ;

il s'est rappelé sa fidélité, son amour, en faveur de la maison d'Israël ;
la terre tout entière a vu la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière, sonnez, chantez, jouez ;


Jn 1,19-28.
Voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de
Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »
Il le reconnut ouvertement, il déclara : « Je ne suis pas le Messie. »
Ils lui demandèrent : « Qui es-tu donc ? Es-tu le prophète Élie ? » Il
répondit : « Non. - Alors es-tu le grand Prophète ? » Il répondit : « Ce
n'est pas moi. »
Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse
à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit : « Je suis la voix qui crie à travers le désert : Aplanissez
le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, certains des envoyés étaient des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question : « Si tu n'es ni le Messie, ni
Élie, ni le grand Prophète, pourquoi baptises-tu ? »
Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l'eau. Mais au milieu de vous
se tient celui que vous ne connaissez pas :
c'est lui qui vient derrière moi, et je ne suis même pas digne de défaire
la courroie de sa sandale. »
Tout cela s'est passé à Béthanie-de-Transjordanie, à l'endroit où Jean
baptisait.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 293, 7e pour la Nativité de Jean Baptiste

« Je suis la voix qui crie à travers le désert »

      Jean était la voix, mais « au commencement était la Parole » (Jn
1,1). Jean, une voix pour un temps ; le Christ, la Parole dès le
commencement, la Parole éternelle. Enlève la parole, qu'est-ce que la voix
? Là où il n'y a rien à comprendre, c'est un bruit vide. La voix sans la
parole frappe l'oreille, elle n'édifie pas le coeur. Cependant, découvrons
comment les choses s'enchaînent dans notre coeur qu'il s'agit d'édifier. Si
je pense à ce que je dois dire, la parole est déjà dans mon coeur ; mais
lorsque je veux te parler, je cherche comment faire passer dans ton coeur
ce qui est déjà dans le mien. Si je cherche donc comment la parole qui est
déjà dans mon coeur pourra te rejoindre et s'établir dans ton coeur, je me
sers de la voix, et c'est avec cette voix que je te parle : le son de la
voix conduit jusqu'à toi l'idée contenue dans la parole. Alors, il est
vrai, le son s'évanouit ; mais la parole que le son a conduite jusqu'à toi
est désormais dans ton coeur sans avoir quitté le mien.

      Lorsque la parole est passée jusqu'à toi, n'est-ce pas le son qui
semble dire, comme Jean Baptiste : « Lui, il faut qu'il grandisse ; et moi,
que je diminue » ? (Jn 3,30) Le son de la voix a retenti pour accomplir son
service, et il a disparu comme en disant : « Moi, j'ai la joie en plénitude
» (v. 29). Retenons donc la Parole ; ne laissons pas partir la Parole
conçue au plus profond de notre coeur.




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