13 janvier 2009

Evangile au Quotidien

mardi 13 janvier 2009
Le mardi de la 1re semaine du temps ordinaire

Saint Hilaire (+ 367), Sainte Véronique de Binasco (+ 1497)



Commentaire du jour
Saint Jérôme : « Silence ! Sors de cet homme »

Les lectures du jour

Heb. 2,5-12.
A qui Dieu a-t-il soumis le monde à venir ? Ce n'est pas à des anges,
puisque l'auteur d'un psaume déclare ceci : O Dieu, qu'est-ce que l'homme,
pour que tu penses à lui, le fils de l'homme, pour t'occuper de lui ?
Tu l'as abaissé un peu au-dessous des anges, tu l'as couronné de gloire et
d'honneur ;
tu as mis sous ses pieds toutes choses. Quand Dieu lui a tout soumis, il
n'a rien exclu de cette soumission. Cependant en fait nous ne voyons pas
encore que tout lui soit soumis.
Mais Jésus avait été abaissé un peu au-dessous des anges, et maintenant
nous le voyons couronné de gloire et d'honneur à cause de sa Passion et de
sa mort. Si donc il a fait l'expérience de la mort, c'est, par grâce de
Dieu, pour le salut de tous.
En effet, puisque le créateur et maître de tout voulait avoir une multitude
de fils à conduire jusqu'à la gloire, il était normal qu'il mène à sa
perfection, par la souffrance, celui qui est à l'origine du salut de tous.
Car Jésus qui sanctifie, et les hommes qui sont sanctifiés, sont de la même
race ; et, pour cette raison, il n'a pas honte de les appeler ses frères,
quand il dit : Je proclamerai ton nom devant mes frères, je te louerai en
pleine assemblée.


Ps 8,4-9.
A voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,
la lune et les étoiles que tu
fixas,
qu'est-ce que l'homme pour que tu penses à lui, le fils d'un homme, que tu
en prennes souci ?
Tu l'as voulu un peu moindre qu'un dieu, le couronnant de gloire et
d'honneur ;
tu l'établis sur les oeuvres de tes mains, tu mets toute chose à ses pieds
:
les troupeaux de boeufs et de brebis, et même les bêtes sauvages,
les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, tout ce qui va son chemin
dans les eaux.


Mc 1,21-28.
Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour
du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a
autorité, et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit
mauvais, qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je
sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. »
Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. »
L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un
grand cri.
Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ?
Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même
aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. »
Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Marc, 2 ; PLS 2, 125s (trad. DDB 1986, p. 48)

« Silence ! Sors de cet homme »

      « Jésus menaça le démon en disant : ' Tais-toi, et sors de cet homme.
' » La Vérité n'a nul besoin du témoignage du Menteur... « Je n'ai pas
besoin de la reconnaissance de celui que je voue au déchirement. Tais-toi !
Que ma gloire éclate dans ton silence. Je ne veux pas que ce soit ta voix
qui fasse mon éloge, mais tes tourments ; car ton déchirement est mon
triomphe... Tais-toi, et sors de cet homme ! » Il semble dire : « Sors de
chez moi ; que fais-tu sous mon toit ? Moi, je désire entrer : alors,
tais-toi, et sors de cet homme, de l'homme, cet être doué de raison. Quitte
cette demeure préparée à mon intention. Le Seigneur désire sa maison, sors
de cet homme »...

      Voyez à quel point l'âme de l'homme est précieuse. Cela va à
l'encontre de ceux qui pensent que nous, les hommes, et les animaux sommes
dotés d'une âme identique et que nous sommes animés d'un même esprit. À un
autre moment, le démon est expulsé d'un seul homme et il est envoyé dans
deux mille porcs (Mt 8,32) ; l'esprit précieux s'oppose à l'esprit vil,
l'un est sauvé, l'autre est perdu. « Sors de cet homme, va t'en chez les
porcs, va où tu veux, va t'en aux abîmes. Quitte l'homme, c'est-à-dire ce
que je possède en propre ; je ne te laisserai pas posséder l'homme, car ce
serait une injure pour moi si tu t'installais en lui à ma place. J'ai
assumé un corps humain, j'habite en l'homme : cette chair que tu possèdes
fait partie de ma chair. Sors de l'homme. »




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org