Evangile au Quotidien
samedi 24 janvier 2009
Le samedi de la 2e semaine du temps ordinaire
Bienheureuse Marie Poussepin (1653-1744)
Commentaire du jour
Imitation de Jésus-Christ : Livré aux hommes et à son Père, le Christ nous nourrit de la Parole et du Pain de vie.
Les lectures du jour
Heb. 9,2-3.11-14.
Une première tente y était disposée, où il y avait le chandelier à sept
branches et la table avec les pains de l'offrande ; c'était ce qu'on nomme
le Lieu saint.
Derrière le second rideau, il y avait la tente appelée le Saint des saints,
Le Christ, lui, est le grand prêtre du bonheur qui vient. La tente de son
corps est plus grande et plus parfaite que celle de l'ancienne Alliance ;
elle n'a pas été construite par l'homme, et n'appartient donc pas à ce
monde.
C'est par elle qu'il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire du
ciel en répandant, non pas le sang des animaux, mais son propre sang : il a
obtenu ainsi une libération définitive.
S'il est vrai qu'une simple aspersion avec du sang d'animal, ou avec de
l'eau sacrée, rendait à ceux qui s'étaient souillés une pureté extérieure
pour qu'ils puissent célébrer le culte,
le sang du Christ, lui, fait bien davantage : poussé par l'Esprit éternel,
Jésus s'est offert lui-même à Dieu comme une victime sans tache ; et son
sang purifiera notre conscience des actes qui mènent à la mort pour que
nous puissions célébrer le culte du Dieu vivant.
Ps 47(46),2-3.6-7.8-9.
Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie !
Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable, le grand roi sur toute la
terre,
Dieu s'élève parmi les ovations, le Seigneur, aux éclats du cor.
Sonnez pour notre Dieu, sonnez, sonnez pour notre roi, sonnez !
Car Dieu est le roi de la terre : que vos musiques l'annoncent !
Il règne, Dieu, sur les païens, Dieu est assis sur son trône sacré.
Mc 3,20-21.
Jésus entre dans une maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien
qu'il n'était pas possible de manger.
Sa famille, l'apprenant, vint pour se saisir de lui, car ils affirmaient :
« Il a perdu la tête. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Imitation de Jésus-Christ, traité spirituel du 15ème siècle
Livre IV, ch. 11 (trad. Ravinaud/Driot, Médiaspaul 1984, p. 237)
Livré aux hommes et à son Père, le Christ nous nourrit de la Parole et du Pain de vie.
Tu m'es témoin, mon Dieu, que rien ne peut me satisfaire, que
personne ne peut m'apaiser ; c'est toi seul, mon Dieu, que je désire
contempler éternellement. Mais cela n'est pas possible tant que je serai
dans ce corps mortel... En attendant, les livres saints seront mes guides,
le miroir de ma vie ; et par-dessus tout, ton corps sacré sera mon remède
et mon refuge.
Je sais que deux choses me sont ici-bas absolument nécessaires, sans
lesquelles cette misérable vie me deviendrait insupportable. Lié aux
servitudes de mon corps, j'ai besoin d'aliments et de lumière. C'est
pourquoi tu m'as donné ton corps sacré pour soutenir mon corps et mon âme
malades, et « ta parole comme une lampe pour éclairer mes pas » (Ps
118,105). Sans cela, je ne pourrais pas vivre dignement, car la parole de
Dieu est la lumière de l'âme, et ton sacrement le pain de vie.
On peut dire aussi que ce sont deux tables dressées parmi les trésors
de la sainte Église. L'une est la table de l'autel, qui porte le pain
sacré, c'est-à-dire le corps précieux de Jésus Christ ; l'autre est la
table de la Loi divine, contenant la doctrine éternelle, celle qui enseigne
la vraie foi et conduit avec sûreté vers le repos de Dieu.
Je te remercie, ô Créateur et Rédempteur des hommes, qui, pour
manifester ton amour au monde entier, nous as préparé ce grand banquet au
cours duquel tu donnes en nourriture, non pas le symbole de l'agneau, mais
la réalité de ton corps et de ton sang. Banquet sacré où tous les fidèles
boivent avec allégresse au calice du salut qui renferme toutes les joies du
paradis.
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