13 mars 2009

Evangile au Quotidien

vendredi 13 mars 2009
Le vendredi de la 2e semaine de Carême

Sts Roderick et Salomon. martyrs (+ 857)



Commentaire du jour
Saint Ambroise : La parabole de la vigne

Les lectures du jour

Gn 37,3-4.12-13.17-28.
Jacob aimait Joseph plus que tous ses autres enfants, parce qu'il était le
fils de sa vieillesse, et il lui fit faire une tunique de grand prix.
En voyant qu'il leur préférait Joseph, ses autres fils se mirent à détester
celui-ci, et ils ne pouvaient plus lui dire que des paroles hostiles.
Ils étaient allés à Sichem faire paître le troupeau de leur père.
Celui-ci dit à Joseph : « Tes frères gardent le troupeau à Sichem : je vais
t'envoyer là-bas. »
Joseph partit rejoindre ses frères qui se trouvaient alors à Dotane.
Ils l'aperçurent de loin et, avant qu'il arrive près d'eux, ils
complotèrent de le faire mourir.
Ils se dirent l'un à l'autre : « Voilà l'homme aux songes qui arrive !
C'est le moment, allons-y, tuons-le, et jetons-le dans une de ces citernes.
Nous raconterons qu'une bête féroce l'a dévoré, et on verra ce que
voulaient dire ses songes ! »
Mais Roubène les entendit, et voulut le sauver de leurs mains. Il leur dit
: « Ne touchons pas à sa vie. »
Et il ajouta : « Ne répandez pas son sang : jetez-le dans cette citerne du
désert, mais sans le frapper. » Il voulait le sauver de leurs mains et le
ramener à son père.
Dès que Joseph eut rejoint ses frères, ils le dépouillèrent de la tunique
précieuse qu'il portait,
ils se saisirent de lui et le jetèrent dans la citerne, qui était vide et
sans eau.
Ils s'assirent ensuite pour manger. En levant les yeux, ils virent une
caravane d'Ismaélites qui venait de Galaad. Leurs chameaux étaient chargés
d'aromates, de baume et de myrrhe qu'ils allaient livrer en Égypte.
Alors Juda dit à ses frères : « Quel profit aurions-nous à tuer notre frère
et à dissimuler sa mort ?
Vendons-le plutôt aux Ismaélites et ne portons pas la main sur lui, car il
est du même sang que nous, c'est notre frère. » Les autres l'écoutèrent.
Quand la caravane arriva, ils retirèrent Joseph de la citerne, ils le
vendirent pour vingt pièces d'argent aux Ismaélites, et ceux-ci
l'emmenèrent en Égypte.


Ps 105(104),4-6.16-21.
Cherchez le Seigneur et sa puissance, recherchez sans trêve sa face ;
souvenez-vous des merveilles qu'il a faites, de ses prodiges, des jugements
qu'il prononça,
vous, la race d'Abraham son serviteur, les fils de Jacob, qu'il a choisis.

Il appela sur le pays la famine, le privant de toute ressource.
Mais devant eux il envoya un homme, Joseph, qui fut vendu comme esclave.
On lui met aux pieds des entraves, on lui passe des fers au cou ;
il souffrait pour la parole du Seigneur, jusqu'au jour où s'accomplit sa
prédiction.
Le roi ordonne qu'il soit relâché, le maître des peuples, qu'il soit
libéré.
Il fait de lui le chef de sa maison, le maître de tous ses biens,


Mt 21,33-43.45-46.
« Écoutez une autre parabole : Un homme était propriétaire d'un domaine ;
il planta une vigne, l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y
bâtit une tour de garde. Puis il la donna en fermage à des vignerons, et
partit en voyage.
Quand arriva le moment de la vendange, il envoya ses serviteurs auprès des
vignerons pour se faire remettre le produit de la vigne.
Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l'un, tuèrent
l'autre, lapidèrent le troisième.
De nouveau, le propriétaire envoya d'autres serviteurs plus nombreux que
les premiers ; mais ils furent traités de la même façon.
Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : 'Ils respecteront mon
fils. '
Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : 'Voici l'héritier
: allons-y ! tuons-le, nous aurons l'héritage ! '
Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.
Eh bien, quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons
? »
On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il
donnera la vigne en fermage à d'autres vignerons, qui en remettront le
produit en temps voulu. »
Jésus leur dit : « N'avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre
qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C'est là
l'oeuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux !
Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné
à un peuple qui lui fera produire son fruit.
Les chefs des prêtres et les pharisiens, en entendant ces paraboles,
avaient bien compris que Jésus parlait d'eux.
Tout en cherchant à l'arrêter, ils eurent peur de la foule, parce qu'elle
le tenait pour un prophète.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Ambroise (v.340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, 9, 29-30 (trad. Véricel, L'Evangile commenté, p. 290 rev. ; cf SC 52, p. 150)

La parabole de la vigne

      La vigne est notre symbole, parce que le peuple de Dieu, enraciné sur
le cep de la vigne éternelle (Jn 15,5), s'élève au-dessus de la terre.
Foisonnement d'un sol ingrat, tantôt elle bourgeonne et fleurit, tantôt
elle se revêt de verdure, tantôt elle ressemble au joug aimable de la
croix, quand elle a grandi et que ses bras étendus forment les sarments
d'un vignoble fécond... On a donc raison d'appeler vigne le peuple du
Christ, soit parce qu'il marque son front du signe de la croix (Ez 9,4),
soit parce qu'on récolte ses fruits à la dernière saison de l'année, soit
parce que, comme pour les rangs d'un vignoble, pauvres et riches, humbles
et puissants, serviteurs et maîtres, tous dans l'Église sont d'une égalité
parfaite...      Quand on attache la vigne, elle se redresse ; quand on
l'émonde, ce n'est pas pour l'amoindrir, mais pour la faire croître. Il en
est de même du peuple saint : si on le lie, il se libère ; si on l'humilie,
il se redresse ; si on le taille, on lui donne en fait une couronne. Bien
mieux : de même que le rejeton, prélevé sur un vieil arbre, est greffé sur
une autre racine, de même ce peuple saint..., nourri sur l'arbre de la
croix..., se développe. Et l'Esprit Saint, comme répandu dans les sillons
d'un terrain, se déverse dans notre corps, lavant tout ce qui est immonde
et redressant nos membres pour les diriger vers le ciel.      Cette vigne,
le Vigneron a l'habitude de la sarcler, de l'attacher, de la tailler (Jn
15,2)... Tantôt il brûle de soleil les secrets de notre corps et tantôt il
les arrose de pluie. Il aime sarcler son terrain, pour que les ronces ne
blessent pas les bourgeons ; il veille à ce que les feuilles ne fassent pas
trop d'ombre..., ne privent pas de lumière nos vertus, et n'empêchent pas
la maturation de nos fruits.




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