02 mai 2009

Evangile au Quotidien

samedi 02 mai 2009
Le samedi de la 3e semaine de Pâques

St Athanase d'Alexandrie , évêque et docteur de l'Eglise (+ 375), Boris de Bulgarie Khan des Bulgares (+ 907)



Commentaire du jour
Sainte Thérèse d'Avila : « Quant à nous, nous croyons »

Les lectures du jour

Act. 9,31-42.
L'Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie. Dans
la crainte du Seigneur, elle se construisait et elle avançait ; elle se
multipliait avec l'assistance de l'Esprit Saint.
Or, il arriva que Pierre, parcourant tout le pays, descendit jusqu'à Lod et
visita les fidèles de cette ville.
Il y trouva un certain Énéas alité depuis huit ans parce qu'il était
paralysé.
Pierre lui dit : « Énéas, Jésus Christ te guérit, lève-toi et fais ton lit
toi-même. » Et aussitôt il se leva.
Tous les habitants de Lod et de la plaine de Saron purent voir cet homme,
et ils se convertirent au Seigneur.
Il y avait aussi à Jaffa une femme disciple du Seigneur, appelée Tabitha
(ce nom veut dire : Gazelle). Toute sa vie se passait en bonnes actions et
en aumônes.
Or, il arriva en ces jours-là qu'elle tomba malade et qu'elle mourut. Après
la toilette funèbre, on la déposa dans la chambre du haut.
Comme Lod est près de Jaffa, les disciples, apprenant que Pierre s'y
trouvait, lui envoyèrent deux hommes avec cet appel : « Viens chez nous
sans tarder. »
Pierre se mit en route avec eux. A son arrivée on le fit monter à la
chambre du haut, où il trouva toutes les veuves en larmes : elles lui
montraient les tuniques et les manteaux que Tabitha faisait quand elle
était avec elles.
Pierre fit sortir tout le monde, se mit à genoux et pria, puis il se tourna
vers le corps, et il dit : « Tabitha, lève-toi ! » Elle ouvrit les yeux et,
voyant Pierre, elle se redressa et s'assit.
Pierre, lui donnant la main, la fit lever. Puis il appela les fidèles et
les veuves et la leur présenta vivante.
Toute la ville de Jaffa en fut informée, et beaucoup crurent au Seigneur.


Ps 116(115),12-13.14-15.16-17.
Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu'il m'a fait ?
J'élèverai la coupe du salut, j'invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple !
Il en coûte au Seigneur de voir mourir les siens !
Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur, ton serviteur, le fils de ta
servante, moi, dont tu brisas les chaînes ?
Je t'offrirai le sacrifice d'action de grâce, j'invoquerai le nom du
Seigneur.


Jn 6,60-69.
Jésus avait dit dans la synagogue de Capharnaüm : « Celui qui mange ma
chair et boit mon sang a la vie éternelle. »

Beaucoup de ses
disciples, qui avaient entendu, s'écrièrent : « Ce qu'il dit là est
intolérable, on ne peut pas continuer à l'écouter ! »
Jésus connaissait par lui-même ces récriminations des disciples. Il leur
dit : « Cela vous heurte ?
Et quand vous verrez le Fils de l'homme monter là où il était auparavant ?.
. .
C'est l'esprit qui fait vivre, la chair n'est capable de rien. Les paroles
que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie.
Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet
depuis le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas, et celui qui
le livrerait.
Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à
moi si cela ne lui est pas donné par le Père. »
A partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s'en allèrent et cessèrent
de marcher avec lui.
Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu
as les paroles de la vie éternelle.
Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint, le Saint de
Dieu. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Le Chemin de la perfection, 34/36 (trad. Seuil 1961, p. 200)

« Quant à nous, nous croyons »

      Demande qui voudra le pain matériel ! Pour nous, demandons au Père
éternel que nous méritions de recevoir notre pain céleste avec des
dispositions telles que, si nous n'avons pas la joie de le contempler des
yeux du corps, tant il se cache, il se dévoile du moins aux yeux de l'âme
et se manifeste à elle. C'est là une tout autre nourriture pleine de joie
et de délices ; elle est le soutien de la vie...

      Je connais une personne à qui le Seigneur avait donné une foi si
vive, que quand elle entendait quelqu'un dire qu'il aurait voulu vivre au
temps où le Christ, notre Bien, était en ce monde, elle riait en elle-même.
Puisque nous le possédons, se disait-elle, dans le Saint Sacrement aussi
véritablement qu'alors, que désirons-nous de plus ?... Elle se considérait
à ses pieds ; elle y pleurait en compagnie de Madeleine, absolument comme
si elle l'avait vu des yeux du corps dans la maison du pharisien (Lc
7,36s). Alors même qu'elle ne sentait pas de dévotion, la foi lui disait
qu'il était vraiment là.

      En effet, il faudrait se faire plus stupide qu'on n'est et s'aveugler
volontairement pour avoir le moindre doute ici. Ce n'est point là un
travail de l'imagination, comme quand nous considérons notre Seigneur sur
la croix ou dans une autre circonstance de sa Passion ; nous nous
représentons alors la chose en nous-mêmes telle qu'elle s'est passée. Ici,
elle a lieu réellement ; c'est une vérité certaine, et il ne faut pas aller
chercher notre Seigneur ailleurs, bien loin de nous. Nous le savons, en
effet, tant que la matière du pain n'est pas consumée par la chaleur
naturelle du corps, le bon Jésus est en nous ; par conséquent,
approchons-nous de lui. Quand il était en ce monde, le simple contact de
ses vêtements guérissait les malades ; pourquoi douter, si nous avons la
foi, qu'il ne fasse encore des miracles, quand il nous est si intimement
uni ? Pourquoi ne nous donnerait-il pas ce que nous lui demandons,
puisqu'il est dans notre propre maison ?




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