06 juillet 2009

Evangile au Quotidien

lundi 06 juillet 2009
Le lundi de la 14e semaine du temps ordinaire

Ste Maria Goretti, vierge et martyre (+ 1902), St Goar, ermite (+ 575)



Commentaire du jour
Saint Athanase : « Il entra et saisit la main de la jeune fille, qui se leva »

Les lectures du jour

Gn 28,10-22.
Jacob était parti de Bershéba et se dirigeait vers Harrane.
Surpris par le coucher du soleil, il s'arrêta à l'endroit où il était, pour
y passer la nuit ; il prit une pierre pour la mettre sous sa tête, et c'est
là qu'il dormit.
Il eut un songe : une échelle était dressée sur la terre, et son sommet
touchait le ciel ; des anges de Dieu montaient et descendaient.
Le Seigneur se tenait près de lui. Il lui dit : « Je suis le Seigneur, le
Dieu d'Abraham ton père, le Dieu d'Isaac. La terre sur laquelle tu es
couché, je te la donne, à toi et à tes descendants.
Tes descendants seront nombreux comme la poussière du sol, ils se
répandront à l'orient et à l'occident, au nord et au midi ; en toi et en ta
descendance seront bénies toutes les familles de la terre.
Voici que je suis avec toi ; je te garderai partout où tu iras, et je te
ramènerai sur cette terre ; car je ne t'abandonnerai pas avant d'avoir
accompli ce que je t'ai promis. »
Jacob sortit de son sommeil et s'écria : « Vraiment, le Seigneur est dans
ce lieu ! Et moi, je ne le savais pas. »
Saisi de crainte, il disait : « Que ce lieu est redoutable ! Il est
réellement la maison de Dieu, la porte du ciel ! »
Jacob se leva de bon matin, il prit la pierre qu'il avait mise sous sa
tête, il la dressa pour en faire une stèle, et il la consacra en versant de
l'huile sur le sommet.
Et à ce lieu, qui s'appelait alors Louz, il donna le nom de Béthel
(c'est-à-dire : Maison de Dieu).
Alors Jacob prononça ce voeu : « Si Dieu est avec moi, s'il me protège sur
le chemin où je marche, s'il me donne du pain pour manger et des vêtements
pour me couvrir,
et si je reviens sain et sauf à la maison de mon père, le Seigneur sera mon
Dieu.
Cette pierre dont j'ai fait une stèle sera la maison de Dieu. »


Ps 91(90),1-2.3-4.14-15.
Quand je me tiens sous l'abri du Très-Haut et repose à l'ombre du Puissant,

je dis au Seigneur : « Mon refuge, mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr
! »
C'est lui qui te sauve des filets du chasseur et de la peste maléfique ;
il te couvre et te protège. Tu trouves sous son aile un refuge : sa
fidélité est une armure, un bouclier.
« Puisqu'il s'attache à moi, je le délivre ; je le défends, car il connaît
mon nom.
Il m'appelle, et moi, je lui réponds ; je suis avec lui dans son épreuve. «
Je veux le libérer, le glorifier ;


Mt 9,18-26.
Tandis que Jésus leur parlait ainsi, voilà qu'un chef s'approcha ; il se
prosternait devant lui en disant : « Ma fille est morte à l'instant ; mais
viens lui imposer la main, et elle vivra. »
Jésus se leva et se mit à le suivre, ainsi que ses disciples.
Et voilà qu'une femme souffrant d'hémorragies depuis douze ans s'approcha
par derrière et toucha la frange de son vêtement.
Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son
vêtement, je serai sauvée. »
Jésus se retourna, la vit et lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t'a
sauvée. » Et la femme fut sauvée à l'heure même.
Jésus, arrivé à la maison du chef, dit, en voyant les joueurs de flûte et
l'agitation de la foule :
« Retirez-vous. La jeune fille n'est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui. Quand il eut mis la foule dehors, il entra et
saisit la main de la jeune fille, qui se leva.
Et la nouvelle se répandit dans tout ce pays.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Athanase (295-373), évêque d'Alexandrie, docteur de l'Église
Sur l'incarnation du Verbe, 8-9 (trad. bréviaire ; cf SC 190, p. 288s)

« Il entra et saisit la main de la jeune fille, qui se leva »

      Le Verbe, la Parole de Dieu, incorporel, incorruptible et immatériel,
est arrivé dans notre région, bien qu'il n'en ait pas été loin auparavant.
En effet, il n'avait laissé aucune partie de la création privée de sa
présence, car il remplissait tout, lui qui demeure auprès de son Père. Mais
il s'est rendu présent en s'abaissant à cause de son amour pour nous, et il
s'est manifesté à nous... Il a eu pitié de notre race, il a eu compassion
de notre faiblesse, il a condescendu à notre condition périssable. Il n'a
pas accepté que la mort domine sur nous ; il n'a pas voulu voir périr ce
qui avait commencé, ni échouer ce que son Père avait accompli en créant les
hommes. Il a donc pris un corps, et un corps qui n'est pas différent du
nôtre. Car il ne voulait pas seulement être dans un corps ou seulement se
manifester. S'il avait voulu seulement se manifester, il aurait pu réaliser
cette théophanie avec plus de puissance. Mais non : c'est bien notre corps
qu'il a pris...

      Le Verbe a pris un corps capable de mourir afin que ce corps, en
participant au Verbe qui est au-dessus de tout..., reste impérissable grâce
au Verbe qui y demeure, et afin de délivrer de la dégradation définitive
tous les hommes par la grâce de la résurrection. Le Verbe a offert donc à
la mort le corps qu'il avait pris, comme un sacrifice et une victime sans
aucune tache ; et aussitôt il a anéanti la mort en délivrant de la mort
tous les hommes ses semblables par l'offrande de ce corps qui leur
ressemble.

      Il est juste que le Verbe de Dieu, supérieur à tous, qui offrait son
propre temple, son corps, en rançon pour tous, ait payé notre dette par sa
mort. Uni à tous les hommes par un corps semblable, il est juste que le
Fils incorruptible de Dieu revête tous les hommes d'incorruptibilité, selon
la promesse apportée par sa résurrection. Car la corruption elle-même,
impliquée dans la mort, n'a plus aucun pouvoir sur les hommes à cause du
Verbe qui demeure parmi eux dans un corps unique.




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