Evangile au Quotidien
mardi 12 janvier 2010
Le mardi de la 1re semaine du temps ordinaire
Ste Marguerite Bourgeoys (+ 1700), St Aelred de Rievaulx, abbé (+ 1167)
Commentaire du jour
Saint Bonaventure : « Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! »
Les lectures du jour
1 Sam. 1,9-20.
Un jour, Anne se leva, après le repas qui faisait partie du sacrifice. Le
prêtre Éli était assis sur son siège, à l'entrée du sanctuaire.
Anne, pleine d'amertume et tout en larmes, se mit à prier le Seigneur.
Elle fit un voeu en disant : « Seigneur de l'univers ! Si tu veux bien te
pencher sur ta servante humiliée, te souvenir de moi, ne pas m'oublier, et
me donner un fils, je le consacrerai au Seigneur pour toute sa vie, et on
ne lui coupera pas les cheveux. »
Tandis qu'elle prolongeait sa prière devant le Seigneur, Éli l'observait.
Elle parlait dans son coeur : on voyait bien remuer ses lèvres, mais on
n'entendait pas sa voix. Éli pensa qu'elle était ivre et lui dit :
« Vas-tu rester longtemps dans cet état ? Sors cuver ton vin ! »
Anne répondit : « Mon seigneur, je ne suis qu'une femme affligée, je n'ai
bu ni vin ni boisson forte ; j'épanche mon coeur devant le Seigneur.
Ne prends pas ta servante pour une vaurienne : c'est l'excès de mon chagrin
et de mon dépit qui m'a fait prier aussi longtemps. »
Éli lui répondit : « Va en paix, et que le Dieu d'Israël t'accorde ce que
tu lui as demandé. »
Anne dit alors : « Ta servante a trouvé grâce devant toi ! » Elle s'en
alla, elle se mit à manger, et son visage n'était plus le même.
Le lendemain, Elcana et les siens se levèrent de bon matin. Après s'être
prosternés devant le Seigneur, ils s'en retournèrent chez eux, à Rama.
Elcana s'unit à Anne sa femme, et le Seigneur se souvint d'elle.
Le temps venu, Anne conçut et mit au monde un fils ; elle lui donna le nom
de Samuel (c'est-à-dire : Dieu exauce) car, disait-elle : « Je l'ai demandé
au Seigneur. »
1 Sam. 2,1.4-5.6-7.8.
Et Anne fit cette prière : « Mon coeur bondit de joie pour le Seigneur, mon
front se relève pour mon Dieu ; ma bouche se rit de mes rivaux ; oui,
j'exulte en ton salut.
L'arc des forts se brise ; mais les chétifs ont la vigueur pour ceinture ;
les repus s'embauchent pour du pain, les affamés n'ont plus à travailler.
Le Seigneur fait mourir et fait vivre, il fait descendre aux enfers et en
ramène ;
le Seigneur appauvrit et enrichit, il abaisse, mais aussi il relève.
De la poussière, il retire le faible, et du fumier, il relève le pauvre
pour l'asseoir au rang des princes, lui assigner un trône de gloire. »
Mc 1,21-28.
Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour
du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a
autorité, et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit
mauvais, qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je
sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. »
Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. »
L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un
grand cri.
Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ?
Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même
aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. »
Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église
Sermon « Christus unus omnium magister » (trad. coll. Maîtres spirituels, Seuil 1963, p. 72)
« Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! »
Il n'est pas possible de parvenir à la certitude de foi révélée,
sinon par l'avènement du Christ dans l'esprit. Il vient ensuite dans la
chair comme parole confirmant toute parole prophétique. D'où il est dit aux
Hébreux : « Autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, Dieu
a parlé par les prophètes ; mais dans ces derniers temps, il nous a parlé
par son Fils » (1,1-2). Qu'en effet le Christ soit Parole du Père pleine de
puissance, nous le lisons : « Sa parole est pleine de puissance, et qui
peut lui dire : Pourquoi fais-tu ainsi ? » (Eccl 8,4) Il est aussi une
parole pleine de vérité, bien plus, la vérité même, selon ce que dit saint
Jean : « Sanctifie-les en vérité : ta parole est vérité » (17,17)... Donc, parce que l'autorité appartient à la parole puissante
et véridique, et que le Christ est Verbe du Père, et par cela Puissance et
Sagesse, ainsi en lui est fondée et consommée toute la fermeté de
l'autorité. C'est pourquoi toute doctrine authentique et les prédicateurs
de cette doctrine sont rapportés au Christ en tant qu'il vient dans la
chair, comme au fondement de toute la foi chrétienne : « Selon la grâce qui
m'a été donnée, comme un sage architecte j'ai posé le fondement... Mais un
autre fondement que celui qui a été posé, c'est-à-dire Jésus Christ, nul ne
peut en poser » (1Co 3,10-11). Lui seul en effet est le fondement de toute
doctrine authentique, soit apostolique, soit prophétique, selon l'une et
l'autre Loi, la nouvelle et l'ancienne. Aussi est-il dit aux Ephésiens : «
Vous avez été bâtis sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus
Christ lui-même étant la pierre d'angle » (2,20). Il est donc clair que le
Christ est le maître de la connaissance selon la foi ; il est la Voie,
selon son double avènement, dans l'esprit et dans la chair.
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