Evangile au Quotidien
dimanche 18 avril 2010
Troisième dimanche de Pâques
Bse Marie de l'Incarnation (1545-1618)
Commentaire du jour
Jean-Paul II : « M'aimes-tu ? »
Les lectures du jour
Act. 5,27-32.40-41.
Le commandant de la garde du Temple amena les Apôtres devant le grand
conseil, et le grand prêtre les interrogea:
« Nous vous avions formellement interdit d'enseigner le nom de cet
homme-là, et voilà que vous remplissez Jérusalem de votre enseignement.
Voulez-vous donc faire retomber sur nous le sang de cet homme ? »
Pierre, avec les Apôtres, répondit alors : « Il faut obéir à Dieu plutôt
qu'aux hommes.
Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le
pendant au bois du supplice.
C'est lui que Dieu, par sa puissance, a élevé en faisant de lui le Chef, le
Sauveur, pour apporter à Israël la conversion et le pardon des péchés.
Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec l'Esprit Saint,
que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. »
On convoqua alors les Apôtres, et, après les avoir fouettés, on leur
interdit de parler au nom de Jésus, puis on les relâcha.
Mais eux, en sortant du grand conseil, repartaient tout joyeux d'avoir été
jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus.
Ps 30,2.4.5-6.11-12.13.
Je t'exalte, Seigneur : tu m'as relevé, tu m'épargnes les rires de
l'ennemi.
Seigneur, tu m'as fait remonter de l'abîme et revivre quand je descendais à
la fosse.
Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, rendez grâce en rappelant son nom
très saint.
Sa colère ne dure qu'un instant, sa bonté, toute la vie ; avec le soir,
viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie.
« Écoute, Seigneur, pitié pour moi ! Seigneur, viens à mon aide ! »
Tu as changé mon deuil en une danse, mes habits funèbres en parure de joie.
Que mon coeur ne se taise pas, qu'il soit en fête pour toi, et que sans
fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce !
Apoc. 5,11-14.
Moi, Jean, dans ma vision, j'ai entendu la voix d'une multitude d'anges qui
entouraient le Trône, les Vivants et les Anciens : ils étaient des
millions, des centaines de millions.
Ils criaient à pleine voix : « Lui, l'Agneau immolé, il est digne de
recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et
bénédiction. »
Et j'entendis l'acclamation de toutes les créatures au ciel, sur terre,
sous terre et sur mer ; tous les êtres qui s'y trouvent proclamaient : « A
celui qui siège sur le Trône, et à l'Agneau, bénédiction, honneur, gloire
et domination pour les siècles des siècles. »
Et les quatre Vivants disaient : « Amen ! » et les Anciens se prosternèrent
pour adorer.
Jn 21,1-19.
Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et
voici comment.
Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie : Jumeau),
Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres
disciples.
Simon-Pierre leur dit : « Je m'en vais à la pêche. » Ils lui répondent : «
Nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, ils
passèrent la nuit sans rien prendre.
Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne
savaient pas que c'était lui.
Jésus les appelle : « Les enfants, auriez-vous un peu de poisson ? » Ils
lui répondent : « Non. »
Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. »
Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le
ramener, tellement il y avait de poisson.
Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C'est le Seigneur ! »
Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un
vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau.
Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons
; la terre n'était qu'à une centaine de mètres.
En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson
posé dessus, et du pain.
Jésus leur dit : « Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre. »
Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de
gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette
quantité, le filet ne s'était pas déchiré.
Jésus dit alors : « Venez déjeuner. » Aucun des disciples n'osait lui
demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c'était le Seigneur.
Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson.
C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se
manifestait à ses disciples.
Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean,
m'aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime,
tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »
Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Il lui
répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois
le pasteur de mes brebis. »
Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, est-ce que tu
m'aimes ? » Pierre fut peiné parce que, pour la troisième fois, il lui
demandait : « Est-ce que tu m'aimes ? » et il répondit : « Seigneur, tu
sais tout : tu sais bien que je t'aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger
de mes brebis.
Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture
toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras
les mains, et c'est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t'emmener là
où tu ne voudrais pas aller. »
Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait
gloire à Dieu. Puis il lui dit encore : « Suis-moi. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Jean-Paul II
Homélie à Paris 30/05/80 (trad. DC 1788, p. 556 copyright © Libreria Editrice Vaticana)
« M'aimes-tu ? »
« Aimes-tu ?... M'aimes-tu ?... » Pour toujours, jusqu'à la fin de sa
vie, Pierre devait avancer sur le chemin accompagné de cette triple
question : « M'aimes-tu ? » Et il mesurait toutes ses activités à la
réponse qu'il avait alors donnée. Quand il a été convoqué devant le
Sanhédrin. Quand il a été mis en prison à Jérusalem, prison dont il ne
devait pas sortir, et dont pourtant il est sorti. Et...à Antioche, puis
plus loin encore, d'Antioche à Rome. Et lorsqu'à Rome il avait persévéré
jusqu'à la fin de ses jours, il a connu la force des paroles selon
lesquelles un Autre le conduisait là où il ne voulait pas. Et il savait
aussi que, grâce à la force de ces paroles, l'Eglise « était assidue à
l'enseignement des apôtres et à l'union fraternelle, à la fraction du pain
et aux prières » et que « le Seigneur ajoutait chaque jour à la communauté
ceux qui seraient sauvés » (Ac 2,42.48)... Pierre ne peut jamais se
détacher de cette question : « M'aimes-tu ? » Il la porte avec lui où qu'il
aille. Il la porte à travers les siècles, à travers les générations. Au
milieu de nouveaux peuples et de nouvelles nations. Au milieu de langues et
de races toujours nouvelles. Il la porte lui seul, et pourtant il n'est
plus seul. D'autres la portent avec lui... Il y a eu et il y a bien des
hommes et des femmes qui ont su et qui savent encore aujourd'hui que toute
leur vie a valeur et sens seulement et exclusivement dans la mesure où elle
est une réponse à cette même question : « Aimes-tu ? M'aimes-tu ? » Ils ont
donné et ils donnent leur réponse de manière totale et parfaite -- une
réponse héroïque -- ou alors de manière commune, ordinaire. Mais en tout
cas ils savent que leur vie, que la vie humaine en général, a valeur et
sens dans la mesure où elle est la réponse à cette question : « Aimes-tu ?
» C'est seulement grâce à cette question que la vie vaut la peine d'être
vécue.
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