Evangile au Quotidien
mardi 11 mai 2010
Le mardi de la 6e semaine de Pâques
Fête des rogations (2ème jour)
St François de Girolamo (+ 1716)
Commentaire du jour
Cardinal John Henry Newman : « Si je ne m'en vais pas, le Paraclet, le Défenseur, ne viendra pas à vous, mais si je pars, je vous l'enverrai »
Les lectures du jour
Act. 16,22-34.
Dans la ville de Philippes, la foule se souleva contre Paul et Silas; les
magistrats ordonnèrent de les dépouiller de leurs vêtements pour leur
donner la bastonnade.
Après les avoir roués de coups, on les jeta en prison, en donnant au
gardien la consigne de les surveiller de près.
Pour appliquer cette consigne, il les mit tout au fond de la prison, avec
les pieds coincés dans des blocs de bois.
Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les
louanges de Dieu, et les autres détenus les écoutaient.
Tout à coup, il y eut un violent tremblement de terre, qui secoua les
fondations de la prison : à l'instant même, toutes les portes s'ouvrirent,
et les entraves de tous les détenus sautèrent.
Le gardien, tiré de son sommeil, vit que les portes de la prison étaient
ouvertes ; croyant que les détenus s'étaient évadés, il dégaina son épée et
il allait se donner la mort.
Mais Paul se mit à crier : « Ne va pas te faire de mal, nous sommes tous
là. »
Le gardien réclama de la lumière ; tout tremblant, il accourut et se jeta
aux pieds de Paul et de Silas.
Puis il les emmena dehors et leur demanda : « Que dois-je faire pour être
sauvé, mes seigneurs ? »
Ils lui répondirent : « Crois au Seigneur Jésus ; alors tu seras sauvé, toi
et toute ta maison. »
Ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu'à tous ceux qui
vivaient dans sa maison.
A l'heure même, en pleine nuit, le gardien les emmena pour laver leurs
plaies. A l'instant même, il reçut le baptême avec tous les siens.
Puis il invita Paul et Silas à monter chez lui, fit préparer la table et,
avec toute sa maison, il laissa déborder sa joie de croire en Dieu.
Ps 138(137),1-3.7-8.
De tout mon coeur, Seigneur, je te rends grâce : tu as entendu les paroles
de ma bouche. Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne. Je rends grâce à ton nom pour ton
amour et ta vérité, car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel, tu fis grandir en mon âme la force.
Si je marche au milieu des angoisses, tu me fais vivre, ta main s'abat sur
mes ennemis en colère. Ta droite me rend vainqueur.
Le Seigneur fait tout pour moi ! Seigneur, éternel est ton amour : n'arrête
pas l'oeuvre de tes mains.
Jn 16,5-11.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son père, il disait à ses
disciples: "Je m'en vais maintenant auprès de celui qui m'a envoyé, et
aucun de vous ne me demande: 'Où vas-tu?'
Mais, parce que je vous ai parlé ainsi, votre coeur est plein de tristesse.
Pourtant, je vous dis la vérité : c'est votre intérêt que je m'en aille,
car, si je ne m'en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si
je pars, je vous l'enverrai.
Quand il viendra, il dénoncera l'erreur du monde sur le péché, sur le bon
droit, et sur la condamnation.
Il montrera où est le péché, car l'on ne croit pas en moi.
Il montrera où est le bon droit, car je m'en vais auprès du Père, et vous
ne me verrez plus.
Il montrera où est la condamnation, car le prince de ce monde est déjà
condamné.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Cardinal John Henry Newman (1801-1890), prêtre, fondateur de communauté religieuse, théologien
Meditations and Devotions, ch. 14 The Paraclete, 3 (trad. Lecoffre/Brémond rev.)
« Si je ne m'en vais pas, le Paraclet, le Défenseur, ne viendra pas à vous, mais si je pars, je vous l'enverrai »
Mon Dieu, éternel Paraclet, je t'adore, Lumière et Vie. Tu aurais pu
te contenter de m'envoyer du dehors de bonnes pensées, la grâce qui les
inspire et les accomplit ; tu aurais pu me conduire ainsi dans la vie, me
purifiant seulement par ton action tout intérieure au moment de mon passage
dans l'autre monde. Mais, dans ta compassion infinie, tu es entré dans mon
âme, dès le commencement, tu en as pris possession, tu en as fait ton
temple. Par ta grâce, tu habites en moi d'une manière ineffable, tu m'unis
à toi et à toute l'assemblée des anges et des saints. Plus encore, tu es
personnellement présent en moi, non seulement par ta grâce, mais par ton
être même, comme si, tout en gardant ma personnalité, j'étais en quelque
sorte absorbé en toi, dès cette vie. Et comme tu as pris possession de mon
corps lui-même dans sa faiblesse, il est donc aussi ton temple (1Co 6,19).
Vérité étonnante et redoutable ! Ô mon Dieu, je le crois, je le sais !
Puis-je pécher quand tu es si intimement avec moi ? Puis-je oublier
qui est avec moi, qui est en moi ? Puis-je chasser l'hôte divin par ce
qu'il abhorre plus que tout, la seule chose au monde entier qui l'offense,
la seule réalité qui ne soit pas sienne ?... Mon Dieu, j'ai une double
sécurité contre le péché : d'abord, la crainte d'une telle profanation, en
ta présence, de tout ce que tu es en moi ; et ensuite, la confiance que
cette présence même me gardera du mal... Dans les épreuves et la tentation,
je t'appellerai... Grâce à toi-même, je ne t'abandonnerai jamais.
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