31 août 2010

Evangile au Quotidien

mardi 31 août 2010
Le mardi de la 22e semaine du temps ordinaire

St Raymond Nonnat, cardinal († 1240), St Aidan de Lindisfarne, évêque († 651)



Commentaire du jour
Saint [Padre] Pio de Pietrelcina : « Sors de cet homme ! »

Les lectures du jour

1 Co 2,10-16.
Et c'est à nous que Dieu, par l'Esprit, a révélé cette sagesse. Car
l'Esprit voit le fond de toutes choses, et même les profondeurs de Dieu.
Qui donc, parmi les hommes, sait ce qu'il y a dans l'homme ? Seul
l'esprit de l'homme le sait, lui qui est dans l'homme. De même, personne ne
connaît ce qu'il y a en Dieu, sinon l'Esprit de Dieu.
Et nous, l'esprit que nous avons reçu, ce n'est pas celui du monde, c'est
celui qui vient de Dieu, et ainsi nous avons conscience des dons que Dieu
nous a faits.
Et nous proclamons cela avec un langage que nous n'apprenons pas de la
sagesse humaine, mais de l'Esprit, et nous interprétons de manière
spirituelle ce qui vient de l'Esprit.
L'homme qui n'a que ses forces d'homme ne peut pas saisir ce qui vient de
l'Esprit de Dieu ; pour lui ce n'est que folie, et il ne peut pas
comprendre, car c'est par l'Esprit qu'on en juge.
Mais l'homme qui est animé par l'Esprit juge de tout, et lui ne peut être
jugé par personne.
L'Écriture demandait : Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui
lui donnera des conseils ? Eh bien ! la pensée du Christ, c'est
nous qui l'avons !


Ps 145(144),8-9.10-11.12.13-14.
Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein
d'amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres.
Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce et que tes fidèles te
bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne, ils parleront de tes exploits,
annonçant aux hommes tes exploits, la gloire et l'éclat de ton règne :

ton règne, un règne éternel, ton empire, pour les âges des âges. Le
Seigneur est vrai en tout ce qu'il dit, fidèle en tout ce qu'il fait.
Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent, il redresse tous les accablés.


Lc 4,31-37.
Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour
du sabbat.
On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine
d'autorité.
Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par un esprit démoniaque,

qui se mit à crier d'une voix forte : « Ah ! que nous
veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je
sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu ! »
Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet
homme ! » Alors le démon le jeta par terre devant tout le monde
et sortit de lui sans lui faire aucun mal.
Tous furent effrayés, et ils se disaient entre eux : « Quelle est
cette parole ? Car il commande avec autorité et puissance aux esprits
mauvais, et ils sortent ! »
Et la réputation de Jésus se propagea dans toute la région.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin
Ep 3, 626 et 570 ; CE 34 (trad. Une pensée, Mediaspaul 1991, p. 40)

« Sors de cet homme ! »

      Les tentations ne doivent pas t'effrayer ; par elles Dieu veut
éprouver et fortifier ton âme, et il te donne en même temps la force de les
vaincre. Jusqu'ici ta vie a été celle d'un enfant ; désormais le Seigneur
veut te traiter en adulte. Or les épreuves de l'adulte sont bien
supérieures à celles de l'enfant, et cela explique pourquoi tu es, au
début, toute troublée. Mais la vie de ton âme retrouvera vite son calme,
cela ne tardera pas. Aie encore un peu de patience, et tout ira pour le
mieux

      Laisse donc tomber ces vaines appréhensions. Souviens-toi que ce
n'est pas la suggestion du Malin qui fait la faute, mais plutôt le
consentement donné à ces suggestions. Seule une volonté libre est capable
de bien et de mal. Mais lorsque la volonté gémit sous l'épreuve infligée
par le Tentateur, et quand elle ne veut pas ce qu'il lui propose, non
seulement ce n'est pas une faute, mais c'est de la vertu.

      Garde-toi de tomber dans l'agitation en luttant contre tes
tentations, car cela ne ferait que les fortifier. Il faut les traiter par
le mépris et ne pas t'en occuper. Tourne ta pensée vers Jésus crucifié, son
corps déposé entre tes bras et dis : « Voilà mon espérance, la source de ma
joie ! Je m'attache à toi de tout mon être, et je ne te lâcherai pas avant
que tu m'aies mise en sécurité ».




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