07 novembre 2010

Evangile au Quotidien

dimanche 07 novembre 2010
Trente-deuxième dimanche du temps ordinaire

St Willibrord, evêque d'Echternach († 739), St Florent de Strasbourg, évêque († 693)



Commentaire du jour
Catéchisme de l'Église catholique : « Je crois à la résurrection de la chair » (Credo)

Les lectures du jour

2 Mac. 7,1-2.9-14.
Sept frères avaient été arrêtés avec leur mère. A coups de fouet et de nerf
de bœuf, le roi Antiochus voulut les contraindre à manger du porc, viande
interdite.
L'un d'eux déclara au nom de tous : « Que cherches-tu à savoir de
nous ? Nous sommes prêts à mourir plutôt que de transgresser les lois
de nos pères. »
Le deuxième frère lui dit, au moment de rendre le dernier soupir :
« Tu es un scélérat, toi qui nous arraches à cette vie présente, mais
puisque nous mourons par fidélité à ses lois, le Roi du monde nous
ressuscitera pour une vie éternelle. »
Après celui-là, le troisième fut mis à la torture. Il tendit la langue
aussitôt qu'on le lui ordonna, et il présenta les mains avec intrépidité,
en déclarant avec noblesse : « C'est du Ciel que je tiens ces membres,
mais à cause de sa Loi je les méprise, et c'est par lui que j'espère les
retrouver. »
Le roi et sa suite furent frappés du courage de ce jeune homme qui comptait
pour rien les souffrances.
Lorsque celui-ci fut mort, le quatrième frère fut soumis aux mêmes
tortures.
Sur le point d'expirer, il parla ainsi : « Mieux vaut mourir par la
main des hommes, quand on attend la résurrection promise par Dieu, tandis
que toi, tu ne connaîtras pas la résurrection pour la vie éternelle. »



Ps 17,1.3.5-6.8.15.
Seigneur, écoute la justice ! Entends ma plainte, accueille ma
prière : mes lèvres ne mentent pas.
Tu sondes mon cœur, tu me visites la nuit, tu m'éprouves, sans rien
trouver ; mes pensées n'ont pas franchi mes lèvres.
j'ai tenu mes pas sur tes traces : jamais mon pied n'a trébuché.
Je t'appelle, toi, le Dieu qui répond : écoute-moi, entends ce que je
dis.
Garde-moi comme la prunelle de l'œil ; à l'ombre de tes ailes,
cache-moi,
Et moi, par ta justice, je verrai ta face : au réveil, je me
rassasierai de ton visage.


2 Thess. 2,16-17.3,1-5.
Laissez-vous réconforter par notre Seigneur Jésus Christ lui-même et par
Dieu notre Père, lui qui nous a aimés et qui, dans sa grâce, nous a pour
toujours donné réconfort et joyeuse espérance ;
qu'ils affermissent votre cœur dans tout ce que vous pouvez faire et dire
de bien.
Priez aussi pour nous, frères, afin que la parole du Seigneur poursuive sa
course, et qu'on lui rende gloire partout comme chez vous.
Priez pour que nous échappions à la méchanceté des gens qui nous veulent du
mal, car tout le monde n'a pas la foi.
Le Seigneur, lui, est fidèle : il vous affermira et vous protégera du
Mal.
Et, dans le Seigneur, nous avons pleine confiance en vous : vous
faites et vous continuerez à faire ce que nous vous ordonnons.
Que le Seigneur vous conduise à l'amour de Dieu et à la persévérance pour
attendre le Christ.


Lc 20,27-38.
Des sadducéens - ceux qui prétendent qu'il n'y a pas de résurrection -
vinrent trouver Jésus,
et ils l'interrogèrent : « Maître, Moïse nous a donné cette
loi : Si un homme a un frère marié mais qui meurt sans enfant, qu'il
épouse la veuve pour donner une descendance à son frère.
Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans
enfant ;
le deuxième,
puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils
moururent sans laisser d'enfants.
Finalement la femme mourut aussi.
Eh bien, à la résurrection, cette femme, de qui sera-t-elle l'épouse,
puisque les sept l'ont eue pour femme ? »
Jésus répond : « Les enfants de ce monde se marient.
Mais ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir et à la
résurrection d'entre les morts ne se marient pas,
car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils
sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection.
Quant à dire que les morts doivent ressusciter, Moïse lui-même le fait
comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le
Seigneur : le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob.
Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; tous vivent en
effet pour lui. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Catéchisme de l'Église catholique
§ 989-993

« Je crois à la résurrection de la chair » (Credo)

           Nous croyons fermement, et ainsi nous espérons, que de même que
le Christ est vraiment ressuscité des morts et qu'il vit pour toujours, de
même après leur mort les justes vivront pour toujours avec le Christ
ressuscité et qu'il les ressuscitera au dernier jour. Comme la sienne,
notre résurrection sera l'œuvre de la Très Sainte Trinité : « Si l'Esprit
de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui
a ressuscité Jésus Christ d'entre les morts donnera aussi la vie à vos
corps mortels, par son Esprit qui habite en vous » (Rm 8,11). Le terme
« chair » désigne l'homme dans sa condition de faiblesse et de mortalité.
La « résurrection de la chair » signifie qu'il n'y aura pas seulement,
après la mort, la vie de l'âme immortelle, mais que même nos « corps
mortels » reprendront vie.           Croire en la résurrection des morts a
été dès ses débuts un élément essentiel de la foi chrétienne. « Une
conviction des chrétiens : la résurrection des morts ; cette croyance nous
fait vivre » (Tertullien). « Comment certains d'entre vous peuvent-ils dire
qu'il n'y a pas de résurrection des morts ? S'il n'y a pas de résurrection
des morts, le Christ non plus n'est pas ressuscité. Mais si le Christ n'est
pas ressuscité, alors notre prédication est vide, vide aussi votre foi...
Mais non, le Christ est ressuscité des morts, prémices de ceux qui se sont
endormis » (1Co 15,12-14.20).           La résurrection des morts a été
révélée progressivement par Dieu à son Peuple. L'espérance en la
résurrection corporelle des morts s'est imposée comme une conséquence
intrinsèque de la foi en un Dieu créateur de l'homme tout entier, âme et
corps... Les pharisiens et bien des contemporains du Seigneur espéraient la
résurrection. Jésus l'enseigne fermement. Aux sadducéens qui la nient il
répond : « Vous ne connaissez ni les Écritures ni la puissance de Dieu,
vous êtes dans l'erreur » (Mc 12,24). La foi en la résurrection repose sur
la foi en Dieu qui « n'est pas un Dieu des morts, mais des vivants ».




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