20 novembre 2010

Evangile au Quotidien

samedi 20 novembre 2010
Le samedi de la 33e semaine du temps ordinaire

St Edmond le Martyr, roi d'Est-Anglie (841-870)



Commentaire du jour
Concile Vatican II : « Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants »

Les lectures du jour

Apoc. 11,4-12.
Moi, Jean, j'ai entendu une voix qui disait : " Les deux témoins envoyés
pour porter le message prophétique, ce sont eux les deux oliviers, les deux
chandeliers, qui se tiennent debout devant le Seigneur de la terre.
Si l'on veut leur faire du mal, un feu jaillit de leur bouche et dévore
leurs ennemis ; oui, ceux qui voudront leur faire du mal, c'est ainsi
qu'ils doivent mourir.
Ces deux témoins ont (comme le prophète Élie) le pouvoir de fermer le ciel,
pour qu'il ne pleuve pas pendant le temps fixé par leur prophétie. Ils ont
aussi (comme Moïse) le pouvoir de changer l'eau en sang et de frapper la
terre de toute sorte de plaies, chaque fois qu'ils voudront.
Mais, quand ils auront achevé de rendre leur témoignage, la Bête qui sort
de l'abîme leur fera la guerre, les vaincra et les fera mourir.
Leurs cadavres resteront sur la place de la grande ville, à laquelle on
donne les noms symboliques de Sodome et d'Égypte ; c'est bien là que
leur Seigneur a été crucifié.
Des hommes de tous peuples, races, langues et nations viendront voir leurs
cadavres pendant trois jours et demi, sans qu'il soit permis de les mettre
au tombeau.
Les habitants de la terre en seront heureux, ils s'en réjouiront, ils
échangeront des présents, parce que ces deux prophètes auront tourmenté les
habitants de la terre.
Mais, après ces trois jours et demi, l'Esprit de vie, qui vient de Dieu,
est entré en eux et ils se sont dressés sur leurs pieds. Alors une grande
crainte est tombée sur ceux qui les regardaient,
et les deux témoins ont entendu une voix puissante, venant du ciel, qui
leur disait : « Montez jusqu'ici ! » Ils sont montés au
ciel dans la nuée, et leurs ennemis les regardaient.


Ps 144,1.2.9-10.
Béni soit le Seigneur, mon rocher ! Il exerce mes mains pour le
combat, il m'entraîne à la bataille.
Il est mon allié, ma forteresse, ma citadelle, celui qui me libère ;
il est le bouclier qui m'abrite, il me donne pouvoir sur mon peuple.
Pour toi, je chanterai un chant nouveau, pour toi, je jouerai sur la harpe
à dix cordes,
pour toi qui donnes aux rois la victoire et sauves de l'épée meurtrière
David, ton serviteur.


Lc 20,27-40.
Des sadducéens - ceux qui prétendent qu'il n'y a pas de résurrection -
vinrent trouver Jésus,
et ils l'interrogèrent : « Maître, Moïse nous a donné cette
loi : Si un homme a un frère marié mais qui meurt sans enfant, qu'il
épouse la veuve pour donner une descendance à son frère.
Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans
enfant ;
le deuxième,
puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils
moururent sans laisser d'enfants.
Finalement la femme mourut aussi.
Eh bien, à la résurrection, cette femme, de qui sera-t-elle l'épouse,
puisque les sept l'ont eue pour femme ? »
Jésus répond : « Les enfants de ce monde se marient.
Mais ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir et à la
résurrection d'entre les morts ne se marient pas,
car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils
sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection.
Quant à dire que les morts doivent ressusciter, Moïse lui-même le fait
comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le
Seigneur : le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob.
Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; tous vivent en
effet pour lui. »
Alors certains scribes prirent la parole pour dire : « Maître, tu
as bien parlé. »
Et ils n'osaient plus l'interroger sur quoi que ce soit.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Concile Vatican II
Constitution sur l'Eglise dans le monde de ce temps « Gaudium et spes », § 18

« Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants »

      C'est en face de la mort que l'énigme de la condition humaine atteint
son sommet. L'homme n'est pas seulement tourmenté par la souffrance et la
déchéance progressive de son corps, mais plus encore, par la peur d'une
destruction définitive. Et c'est par une inspiration juste de son cœur
qu'il rejette et refuse cette ruine totale et cet échec définitif de sa
personne. Le germe d'éternité qu'il porte en lui, irréductible à la seule
matière, s'insurge contre la mort. Toutes les tentatives de la technique,
si utiles qu'elles soient, sont impuissantes à calmer son anxiété : car le
prolongement de la vie que la biologie procure ne peut pas satisfaire ce
désir d'une vie ultérieure, invinciblement ancré dans son cœur

      Mais si toute imagination ici défaille, l'Église, instruite par la
Révélation divine, affirme que Dieu a créé l'homme en vue d'une fin
bienheureuse, au-delà des misères du temps présent. De plus, la foi
chrétienne enseigne que cette mort corporelle, à laquelle l'homme aurait
été soustrait s'il n'avait pas péché, sera un jour vaincue, lorsque le
salut, perdu par la faute de l'homme, lui sera rendu par son tout-puissant
et miséricordieux Sauveur. Car Dieu a appelé et appelle l'homme à adhérer à
lui de tout son être, dans la communion éternelle d'une vie inaltérable.
Cette victoire, le Christ l'a acquise en ressuscitant, libérant l'homme de
la mort par sa propre mort. A partir des titres sérieux qu'elle offre à
l'examen de tout homme, la foi est ainsi en mesure de répondre à son
interrogation angoissée sur son propre avenir. Elle nous offre en même
temps la possibilité d'une communion dans le Christ avec nos frères
bien-aimés qui sont déjà morts, en nous donnant l'espérance qu'ils ont
trouvé près de Dieu la vie véritable.




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