31 décembre 2010

Evangile au Quotidien

vendredi 31 décembre 2010
7e jour dans l'Octave de Noël

St Sylvestre, Pape (+ 335)



Commentaire du jour
Saint Maxime de Turin : « Né du Père avant tous les siècles..., il a pris chair de la Vierge Marie » (Credo)

Les lectures du jour

1 Jn 2,18-21.
Mes enfants, nous sommes à la dernière heure. L'Anti-Christ, comme vous
l'avez appris, doit venir ; or, il y a dès maintenant beaucoup
d'anti-christs ; nous savons ainsi que nous sommes à la dernière
heure.
Ils sont sortis de chez nous mais ils n'étaient pas des nôtres ; s'ils
avaient été des nôtres, ils seraient restés avec nous. Mais pas un d'entre
eux n'est des nôtres, et cela devait être manifesté.
Quant à vous, celui qui est saint vous a consacrés par l'onction, et ainsi
vous avez tous la connaissance.
Je ne vous dis pas que vous ignorez la vérité, mais je vous dis :
« Vous la connaissez », et la vérité ne produit aucun mensonge.


Ps 96(95),1-2.11-12.13.
Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom ! De jour en jour, proclamez
son salut,
Joie au ciel ! Exulte la terre ! Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête. Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient, car il vient pour juger la terre.
Il jugera le monde avec justice, et les peuples selon sa vérité !


Jn 1,1-18.
Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès
de Dieu, et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu.
Par lui, tout s'est fait, et rien de ce qui s'est fait ne s'est fait sans
lui.
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ;
la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas arrêtée.
Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean.
Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que
tous croient par lui.
Cet homme n'était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre
témoignage.
Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le
monde.
Il était dans le monde, lui par qui le monde s'était fait, mais le monde ne
l'a pas reconnu.
Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu.
Mais tous ceux qui l'ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné
de pouvoir devenir enfants de Dieu.
Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d'une volonté charnelle, ni
d'une volonté d'homme : ils sont nés de Dieu.
Et le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa
gloire, la gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce
et de vérité.
Jean Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « Voici celui
dont j'ai dit : Lui qui vient derrière moi, il a pris place devant
moi, car avant moi il était. »
Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après
grâce :
après la Loi communiquée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par
Jésus Christ.
Dieu, personne ne l'a jamais vu ; le Fils unique, qui est dans le sein
du Père, c'est lui qui a conduit à le connaître.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
Sermon 10, sur la Nativité du Seigneur, PL 57,24 (trad. Année en fêtes, Migne 2000, p. 78 rev.)

« Né du Père avant tous les siècles..., il a pris chair de la Vierge Marie » (Credo)

      Nous lisons, très chers frères, qu'il y a deux naissances dans le
Christ ; l'une comme l'autre sont l'expression d'une puissance divine qui
nous dépasse absolument. D'un côté, Dieu engendre son Fils à partir de
lui-même ; de l'autre, une vierge l'a conçu par l'intervention de Dieu...
D'un côté, il naît pour créer la vie ; de l'autre, pour enlever la mort.
Là, il naît de son Père ; ici, il est mis au monde par les hommes. Par son
engendrement du Père, il est à l'origine de l'homme ; par sa naissance
humaine, il libère l'homme. L'une et l'autre formes de naissance sont
proprement inexprimables et en même temps inséparables...

      Lorsque nous enseignons qu'il y a deux naissances dans le Christ,
nous ne voulons pas dire que le Fils de Dieu naît deux fois, mais nous
affirmons la dualité de nature en un seul et même Fils de Dieu. D'une part,
est né ce qui existait déjà ; d'autre part, a été produit ce qui n'existait
pas encore. Le bienheureux évangéliste Jean l'affirme par ces paroles : «
Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe
était Dieu » et encore : « Et le Verbe s'est fait chair. »

      Ainsi donc, Dieu qui était auprès de Dieu est sorti de lui et la
chair de Dieu qui n'était pas en lui est issue d'une femme. Ainsi le Verbe
est devenu chair, non de telle sorte que Dieu soit dilué dans l'homme, mais
pour que l'homme soit glorieusement élevé en Dieu. C'est pourquoi Dieu
n'est pas né deux fois, mais, par ces deux genres de naissances -– à savoir
celle de Dieu et celle de l'homme -– le Fils unique du Père a voulu être
lui-même à la fois Dieu et homme en une seule personne : « Qui donc
pourrait raconter sa naissance ? » (Is 53,8 Vulg)




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