29 avril 2011

Evangile au Quotidien

vendredi 29 avril 2011
Le vendredi de Pâques

Vendredi de Pâques
Ste Catherine de Sienne, Docteur de l'Église et co-patronne de l'Europe (1347-1380) - Fête en Europe



Commentaire du jour
Saint Pierre Chrysologue : « Jésus était là, sur le rivage »

Les lectures du jour

Act. 4,1-12.

Comme Pierre et Jean parlaient encore au peuple dans le Temple, les prêtres intervinrent, avec le commandant de la garde du Temple et les sadducéens.
Ils ne pouvaient souffrir de les voir enseigner leur doctrine au peuple et annoncer, dans la personne de Jésus, la résurrection.
Ils les firent arrêter et mettre au cachot jusqu'au lendemain, car il était déjà tard.
Or, beaucoup de ceux qui avaient entendu la Parole devinrent croyants ; à ne compter que les hommes, il y en avait environ cinq mille.
Le lendemain il y eut une réunion des chefs du peuple, des anciens et des scribes à Jérusalem.
Il y avait là Anne le grand prêtre, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui appartenaient aux familles de grands prêtres.
Ils firent comparaître Pierre et Jean et se mirent à les interroger : « Par quelle puissance, par le nom de qui, avez-vous fait cette guérison ? »
Alors Pierre, rempli de l'Esprit Saint, leur déclara : « Chefs du peuple et anciens,
nous sommes interrogés aujourd'hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l'on nous demande comment cet homme a été sauvé.
Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d'lsraël : c'est grâce au nom de Jésus le Nazaréen, crucifié par vous, ressuscité par Dieu, c'est grâce à lui que cet homme se trouve là devant vous, guéri.
Ce Jésus, il est la pierre que vous aviez rejetée, vous les bâtisseurs, et il est devenu la pierre d'angle.
En dehors de lui, il n'y a pas de salut. Et son Nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver. »


Ps 118(117),1-2.4.22-24.25-27a.

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Qu'ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
Éternel est son amour !

Qu'ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
Éternel est son amour !
La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d'angle :

c'est là l'œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.
Voici le jour que fit le Seigneur, qu'il soit pour nous jour de fête et de joie !
Donne, Seigneur, donne le salut ! Donne, Seigneur, donne la victoire !

Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient ! De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !
Dieu, le Seigneur, nous illumine. Rameaux en main, formez vos cortèges jusqu'auprès de l'autel.


Jn 21,1-14.

Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment.
Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples.
Simon-Pierre leur dit : « Je m'en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre.
Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui.
Jésus les appelle : « Les enfants, auriez-vous un peu de poisson ? » Ils lui répondent : « Non. »
Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson.
Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C'est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau.
Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons ; la terre n'était qu'à une centaine de mètres.
En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.
Jésus leur dit : « Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre. »
Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré.
Jésus dit alors : « Venez déjeuner. » Aucun des disciples n'osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c'était le Seigneur.
Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson.
C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Sermon 78 ; PL 52, 420 (trad. coll. Icthus, t. 10, p. 267 rev.)

« Jésus était là, sur le rivage »

      Après sa Passion dont le tumulte a surpris la terre, effrayé le ciel,
étonné les siècles et désolé l'enfer, le Seigneur vient au bord de la mer
et il aperçoit ses disciples errant en pleine nuit, sur les flots obscurs.
Le soleil a fui : ni la lueur de la lune ni les étoiles ne sauraient calmer
l'angoisse de cette nuit... « Comme le jour venait, dit l'Évangile, Jésus
parut sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était Jésus.
» Toute la création a fui l'outrage infligé à son Créateur...: la terre
voit ses fondements se dérober sous elle et tremble, le soleil disparaît
pour ne pas voir, le jour se retire pour ne point être là, les pierres, en
dépit de leur dureté, se fendent... L'enfer voit pénétrer en son sein le
Juge lui-même ; vaincu, il lâche ses captifs dans un cri de douleur (Mt
27,45-52)...

      Le monde tout entier était jeté dans la confusion et ne doutait pas
que la mort du Créateur ne l'ait replongé dans les ténèbres primordiales et
dans l'antique chaos (Gn 1,2). Mais soudain, dans la lumière de sa
résurrection, le Seigneur ramène le jour et rend au monde son visage
familier. Il vient ressusciter avec lui et dans sa gloire tous les êtres
qu'il a vus si tristement abattus... « Comme le jour venait, Jésus parut
sur le rivage. » C'est d'abord pour ramener son Église...à la fermeté de la
foi. Il a trouvé ses disciples privés de foi, dépossédés de leur force
d'homme... Il y a là Pierre, qui l'a renié, Thomas qui a douté, Jean qui a
fui ; c'est pourquoi il ne leur parle pas comme à de vaillants soldats mais
comme à des enfants apeurés...: « Enfants, n'avez-vous rien à manger ? »
Ainsi son humanité les rappellera à la grâce, le pain à la confiance, la
nourriture à la foi. Ils ne croiraient pas en effet qu'il est ressuscité
avec son corps à moins de le voir se plier aux exigences de la vie, et
manger. Voilà pourquoi celui qui est l'abondance de tous les biens demande
à se nourrir. Il mange lui-même le pain, car il a faim, non d'aliments mais
de l'amour des siens : « Enfants, n'avez-vous rien à manger ? Ils lui
répondent : non ». Que possédaient-ils, eux qui n'avaient pas le Christ –-
quoiqu'il se tienne au milieu d'eux –- et ne voyaient pas encore le
Seigneur –- quoiqu'il ait paru devant eux ? « Il leur dit : Jetez le filet
à droite de la barque et vous trouverez. »




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