Evangile au Quotidien
vendredi 03 juin 2011
Le vendredi de la 6e semaine de Pâques
Martyrs de l'Ouganda Charles Lwanga et ses compagnons (+ 1886) - Mémoire
Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome : « Maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai..., et votre joie, personne ne vous l'enlèvera »
Les lectures du jour
Act. 18,9-18.
A Corinthe, une nuit, Paul eut cette vision; le Seigneur lui disait : " Sois sans crainte, continue à parler, ne reste pas muet.
Je suis avec toi, et personne n'essaiera de te maltraiter, car dans cette ville j'ai à moi un peuple nombreux. »
Paul demeura un an et demi à Corinthe ; il enseignait aux gens la parole de Dieu.
Pendant que Gallion était proconsul en Grèce, les Juifs tous ensemble se soulevèrent contre Paul et le conduisirent au tribunal
en disant : « Le culte de Dieu auquel cet individu veut amener les gens est contraire à la Loi. »
Au moment où Paul allait ouvrir la bouche, Gallion déclara aux Juifs : « S'il s'agissait d'un délit ou d'un méfait grave, je recevrais votre plainte comme il se doit ;
mais puisqu'il s'agit de discussions concernant la doctrine, les appellations et la Loi qui vous sont propres, cela vous regarde. Moi, je ne veux pas être juge de ces affaires. »
Et il les renvoya du tribunal.
Alors, ils se saisirent tous de Sosthène, le chef de la synagogue, et se mirent à le frapper devant le tribunal, tandis que Gallion demeurait indifférent.
Paul resta encore un certain temps à Corinthe, puis il fit ses adieux aux frères et prit le bateau pour la Syrie ; il emmenait Priscille et Aquila ; à Cencrées, il s'était fait raser la tête, car le vu qui le lui interdisait venait d'expirer.
Ps 47(46),2-3.4-5.6-7.
Tous les peuples, battez des mains,
acclamez Dieu par vos cris de joie !
Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable,
le grand roi sur toute la terre,
celui qui nous soumet des nations,
qui tient des peuples sous nos pieds ;
il choisit pour nous l'héritage,
fierté de Jacob, son bien-aimé.
Dieu s'élève parmi les ovations,
le Seigneur, aux éclats du cor.
Sonnez pour notre Dieu, sonnez,
sonnez pour notre roi, sonnez !
Jn 16,20-23a.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira. Vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie.
La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l'enfant est né, elle ne se souvient plus de son angoisse, dans la joie qu'elle éprouve du fait qu'un être humain est né dans le monde.
Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l'enlèvera.
En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger. Amen, amen, je vous le dis : si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélie 1 sur la 1ère lettre aux Thessaloniciens (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 132)
« Maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai..., et votre joie, personne ne vous l'enlèvera »
« Vous êtes devenus les imitateurs du divin Maître », dit Paul.
Comment cela ? « En recevant la parole au milieu des épreuves, dans la joie
de l'Esprit Saint » (1Th 1,6). Ce n'est pas seulement dans l'épreuve, c'est
au milieu des épreuves, parmi des souffrances sans nombre. Vous pouvez le
constater dans les Actes des Apôtres. On y voit de quelle façon la
persécution a été excitée contre eux, comment leurs ennemis les ont
dénoncés aux magistrats et ont soulevé la ville. Ils étaient dans
l'épreuve, et on ne peut pas dire qu'ils sont restés fidèles avec peine, en
gémissant ; non, ils l'étaient avec une grande joie. Les apôtres leur
avaient donné l'exemple : « Se réjouissant d'avoir été jugés dignes de
subir les affronts pour le nom du Christ » (Ac 5,41).
Voilà ce qu'il y a de vraiment admirable ! C'est déjà beaucoup de
souffrir l'épreuve avec patience ; mais s'en réjouir, c'est se montrer
supérieur à la nature humaine et n'avoir plus, pour ainsi dire, qu'un corps
impassible. Mais comment ont-ils été les imitateurs du Christ ? En ce que
lui-même a souffert sans pousser une plainte, avec joie ; car c'est de sa
propre volonté qu'il se trouvait en de pareilles épreuves. C'est pour nous
qu'il s'est anéanti, allant au devant des crachats, des soufflets, de la
croix même ; et il s'en réjouissait tellement qu'il appelait cela sa gloire
: « Père, disait-il, glorifie-moi » (Jn 17,5).
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