30 juin 2006

Evangile au Quotidien

vendredi 30 juin 2006

Le vendredi de la 12e semaine du temps ordinaire

Premiers Martyrs du siège de Rome (Ier siècle)

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Saint Syméon le Nouveau Théologien : « Jésus le toucha et lui dit : ‘ Je le veux ; sois purifié ’ » http://levangileauquotidien.org/www/popup-comments.php?language=FR&id=1710

2 Rois 25,1-12.

En la neuvième année du règne de Sédécias, le dixième jour du dixième mois, Nabucodonosor, roi de Babylone, vint attaquer Jérusalem avec toute son armée ; il établit son camp devant la ville, qu'il entoura d'un retranchement.
La ville fut assiégée jusqu'à la onzième année du règne de Sédécias.
Le neuvième jour du quatrième mois, comme la famine était devenue terrible dans la ville et que les gens du pays n'avaient plus de pain,
une brèche fut ouverte dans le rempart de la ville. Mais toute l'armée s'échappa dans la nuit, par la porte du double rempart, près du jardin du roi, dans la direction de la plaine du Jourdain, pendant que les Chaldéens cernaient la ville.
Les troupes chaldéennes poursuivirent le roi et le rattrapèrent dans la plaine de Jéricho ; toute son armée en débandade l'avait abandonné.
Les Chaldéens s'emparèrent du roi, ils le menèrent à Ribla, auprès du roi de Babylone, et l'on prononça la sentence.
Les fils de Sédécias furent égorgés sous ses yeux, puis on lui creva les yeux, il fut enchaîné et emmené à Babylone.
Le septième jour du cinquième mois, en la dix-neuvième année du règne de Nabucodonosor, Nabouzardane, commandant de la garde, officier du roi de Babylone, fit son entrée à Jérusalem.
Il incendia le Temple, le palais et toutes les maisons des notables.
Les troupes chaldéennes qui étaient avec lui abattirent les remparts de Jérusalem.
Nabouzardane déporta tout le peuple resté dans la ville, les déserteurs qui avaient passé au roi de Babylone, bref, toute la population.
Il laissa seulement une partie du petit peuple de la campagne, pour avoir des vignerons et des laboureurs.

Ps 137,1-6.

Au bord des fleuves de Babylone nous étions assis et nous pleurions, nous souvenant de Sion ;
aux saules des alentours nous avions pendu nos harpes.
C'est là que nos vainqueurs nous demandèrent des chansons, et nos bourreaux, des airs joyeux : « Chantez-nous, disaient-ils, quelque chant de Sion. »
Comment chanterions-nous un chant du Seigneur sur une terre étrangère ?
Si je t'oublie, Jérusalem, que ma main droite m'oublie !
Je veux que ma langue s'attache à mon palais si je perds ton souvenir, si je n'élève Jérusalem, au sommet de ma joie.

Mt 8,1-4.

Lorsque Jésus descendit de la montagne, de grandes foules se mirent à le suivre.
Et voici qu'un lépreux s'approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. »
Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Aussitôt il fut purifié de sa lèpre.
Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne l'offrande que Moïse a prescrite dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Commentaire du jour

Saint Syméon le Nouveau Théologien (vers 949-1022), moine orthodoxe
Hymne 30 (trad. SC 174, p. 357)

« Jésus le toucha et lui dit : ‘ Je le veux ; sois purifié ’ »

Avant que brille la lumière divine,

je ne me connaissais pas moi-même.

Me voyant alors dans les ténèbres et en prison,

enfermé dans un bourbier,

couvert de saleté, blessé, ma chair enflée…,

je suis tombé aux pieds de celui qui m’avait illuminé.

Et celui qui m'avait illuminé touche de ses mains

mes liens et mes blessures ;

là où touche sa main et où son doigt s'approche,

aussitôt tombent mes liens,

les blessures disparaissent, et toute saleté.

La souillure de ma chair disparaît…

si bien qu’il la rend semblable à sa main divine.

Merveille étrange : ma chair, mon âme et mon corps

participent à la gloire divine.

Dès que j'ai été purifié et débarrassé de mes liens,

le voici qui me tend une main divine,

il me retire du bourbier entièrement,

il m'embrasse, il se jette à mon cou,

il me couvre de baisers (Lc 15,20).

Et moi qui étais totalement épuisé

et qui avais perdu mes forces,

il me prend sur ses épaules Lc 15,5),

et il m’emmène hors de mon enfer…

C’est la lumière qui m’emporte et me soutient ;

elle m’entraîne vers une grande lumière…

Il me donne à contempler par quel étrange remodelage

lui-même m'a repétri (Gn 2,7) et m'a arraché à la corruption.

Il m'a fait don d'une vie immortelle

et m'a revêtu d'une robe immatérielle et lumineuse

et m'a donné des sandales, un anneau et une couronne

incorruptibles et éternels (Lc 15,22).

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