21 janvier 2007

Evangile au Quotidien

dimanche 21 janvier 2007
Troisième dimanche du temps ordinaire


Sainte Agnès (+ 304)



Commentaire du jour
Saint Ambroise : « Cette parole de l'Ecriture que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit »

Les lectures du jour

Néh. 8,1-6.8-10.

tout le peuple se rassembla comme un seul homme sur la place située devant
la Porte des eaux. On demanda au scribe Esdras d'apporter le livre de la
loi de Moïse, que le Seigneur avait donnée à Israël.
Alors le prêtre Esdras apporta la Loi en présence de l'assemblée, composée
des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre.
C'était le premier jour du septième mois.
Esdras, tourné vers la place de la Porte des eaux, fit la lecture dans le
livre, depuis le lever du jour jusqu'à midi, en présence des hommes, des
femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre : tout le peuple
écoutait la lecture de la Loi.
Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, construite tout exprès.
Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait
l'assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout.
Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple,
levant les mains, répondit : « Amen ! Amen ! » Puis ils s'inclinèrent et se
prosternèrent devant le Seigneur, le visage contre terre.
Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites
traduisaient, donnaient le sens, et l'on pouvait comprendre.
Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites
qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est
consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas !
» Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi.
Esdras leur dit encore : « Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des
boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n'a rien de prêt. Car
ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du
Seigneur est votre rempart ! »


Ps 19,8-10.15.

La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; la charte du Seigneur
est sûre, qui rend sages les simples.
Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le coeur ; le
commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard.
La crainte qu'il inspire est pure, elle est là pour toujours ; les
décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables :
Accueille les paroles de ma bouche, le murmure de mon coeur ; qu'ils
parviennent devant toi, Seigneur, mon rocher, mon défenseur !


1 Co 12,12-30.

Prenons une comparaison : notre corps forme un tout, il a pourtant
plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment
qu'un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ.
Tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés
dans l'unique Esprit pour former un seul corps. Tous nous avons été
désaltérés par l'unique Esprit.
Le corps humain se compose de plusieurs membres, et non pas d'un seul.
Le pied aura beau dire : « Je ne suis pas la main, donc je ne fais pas
partie du corps », il fait toujours partie du corps.
L'oreille aura beau dire : « Je ne suis pas l'oeil, donc je ne fais pas
partie du corps », elle fait toujours partie du corps.
Si, dans le corps, il n'y avait que les yeux, comment pourrait-on entendre
? S'il n'y avait que les oreilles, comment pourrait-on sentir les odeurs ?
Mais, dans le corps, Dieu a disposé les différents membres comme il l'a
voulu.
S'il n'y en avait qu'un seul, comment cela ferait-il un corps ?
Il y a donc à la fois plusieurs membres, et un seul corps.
L'oeil ne peut pas dire à la main : « Je n'ai pas besoin de toi » ; la tête
ne peut pas dire aux pieds : « Je n'ai pas besoin de vous ».
Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus délicates sont
indispensables.
Et celles qui passent pour moins respectables, c'est elles que nous
traitons avec plus de respect ; celles qui sont moins décentes, nous les
traitons plus décemment ;
pour celles qui sont décentes, ce n'est pas nécessaire. Dieu a organisé le
corps de telle façon qu'on porte plus de respect à ce qui en est le plus
dépourvu :
il a voulu qu'il n'y ait pas de division dans le corps, mais que les
différents membres aient tous le souci les uns des autres.
Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un
membre est à l'honneur, tous partagent sa joie.
Or, vous êtes le corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes les
membres de ce corps.
Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l'Église, il y a premièrement des
apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui sont chargés
d'enseigner, puis ceux qui font des miracles, ceux qui ont le don de
guérir, ceux qui ont la charge d'assister leurs frères ou de les guider,
ceux qui disent des paroles mystérieuses.
Tout le monde évidemment n'est pas apôtre, tout le monde n'est pas
prophète, ni chargé d'enseigner ; tout le monde n'a pas à faire des
miracles,
à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter.


Lc 1,1-4.4,14-21.

Plusieurs ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont
accomplis parmi nous,
tels que nous les ont transmis ceux qui, dès le début, furent les témoins
oculaires et sont devenus les serviteurs de la Parole.
C'est pourquoi j'ai décidé, moi aussi, après m'être informé soigneusement
de tout depuis les origines, d'en écrire pour toi, cher Théophile, un
exposé suivi,
afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu
as reçus.
Lorsque Jésus, avec la puissance de l'Esprit, revint en Galilée, sa
renommée se répandit dans toute la région.
Il enseignait dans les synagogues des Juifs, et tout le monde faisait son
éloge.
Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l'habitude, il
entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la
lecture.
On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le
passage où il est écrit :
L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par
l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux
prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière,
apporter aux opprimés la libération,
annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur.
Jésus referma le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous, dans la
synagogue, avaient les yeux fixés sur lui.
Alors il se mit à leur dire : « Cette parole de l'Écriture, que vous venez
d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Ambroise (vers 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire du Psaume 1, 33 ; CSEL 64, 28-30 (trad. Orval)

« Cette parole de l'Ecriture que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit »

Abreuve-toi d'abord à l'Ancien Testament pour boire ensuite au
Nouveau. Si tu ne bois pas au premier, tu ne pourras pas t'abreuver au
second. Bois au premier pour atténuer ta soif, au second pour l'étancher
complètement... Abreuve-toi à la coupe de l'Ancien Testament et du
Nouveau, car dans les deux c'est le Christ que tu bois. Bois le Christ, car
il est la vigne (Jn 15,1), il est le rocher qui a fait jaillir l'eau (1Co
10,3), il est la source de la vie (Ps 36,10). Bois le Christ, car il est «
le fleuve dont le cours réjouit la cité de Dieu » (Ps 45,5), il est la paix
(Ep 2,14), et « de son sein jaillissent des fleuves d'eau vive » (Jn 7,38).
Bois le Christ pour t'abreuver du sang de ta rédemption et du Verbe de
Dieu. L'Ancien Testament est sa parole, le Nouveau l'est aussi. On boit la
Sainte Écriture et on la mange ; alors, dans les veines de l'esprit et dans
la vie de l'âme, descend le Verbe éternel. « Ce n'est pas seulement de pain
que vit l'homme, mais de toute parole de Dieu » (Dt 8,3;Mt 4,4).
Abreuve-toi donc de ce Verbe, mais selon l'ordre qui convient. Bois-le
d'abord dans l'Ancien Testament, et puis, sans tarder, dans le Nouveau.
Il dit lui-même, comme s'il avait hâte : « Peuple qui marche dans les
ténèbres, regarde cette grande lumière ; toi qui habites un pays de mort,
une lumière se lève sur toi » (Is 9,2 LXX). Bois donc sans plus attendre,
et une grande lumière t'éclairera ; non pas la lumière quotidienne du jour,
du soleil ou de la lune, mais cette lumière qui repousse l'ombre de la
mort.




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