18 mars 2007

Evangile au Quotidien

dimanche 18 mars 2007
Quatrième dimanche de Carême (Laetare)


St Cyrille de Jérusalem, évêque et docteur de l'Eglise (+ 386)



Commentaire du jour
Saint Augustin : « Comme il était encore loin, son père l'aperçut »

Les lectures du jour

Josué 5,9.10-12.
Les fils d'Israël campèrent à Guilgal et célébrèrent la Pâque le
quatorzième jour du mois, vers le soir, dans la plaine de Jéricho.
Le lendemain de la Pâque, ils mangèrent les produits de cette terre : des
pains sans levain et des épis grillés.
A partir de ce jour, la manne cessa de tomber, puisqu'ils mangeaient les
produits de la terre. Il n'y avait plus de manne pour les fils d'Israël,
qui mangèrent cette année-là ce qu'ils récoltèrent sur la terre de Canaan.


Ps 34(33),2-3.4-5.6-7.
Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m'entendent et soient
en fête !
Magnifiez avec moi le Seigneur, exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond : de toutes mes frayeurs, il me
délivre.
Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses.



2 Cor. 5,17-21.
Si donc quelqu'un est en Jésus Christ, il est une créature nouvelle. Le
monde ancien s'en est allé, un monde nouveau est déjà né.
Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le Christ, et
il nous a donné pour ministère de travailler à cette réconciliation.
Car c'est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui ;
il effaçait pour tous les hommes le compte de leurs péchés, et il mettait
dans notre bouche la parole de la réconciliation.
Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c'est Dieu
lui-même qui, en fait, vous adresse un appel. Au nom du Christ, nous vous
le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu.
Celui qui n'a pas connu le péché, Dieu l'a pour nous identifié au péché des
hommes, afin que, grâce à lui, nous soyons identifiés à la justice de Dieu.



Lc 15,1-3.11-32.
Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l'écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait
bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père : 'Père, donne-moi la part d'héritage qui me
revient.' Et le père fit le partage de ses biens.
Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu'il avait, et partit
pour un pays lointain où il gaspilla sa fortune en menant une vie de
désordre.
Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans cette région, et
il commença à se trouver dans la misère.
Il alla s'embaucher chez un homme du pays qui l'envoya dans ses champs
garder les porcs.
Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient
les porcs, mais personne ne lui donnait rien.
Alors il réfléchit : 'Tant d'ouvriers chez mon père ont du pain en
abondance, et moi, ici, je meurs de faim !
Je vais retourner chez mon père, et je lui dirai : Père, j'ai péché contre
le ciel et contre toi.
Je ne mérite plus d'être appelé ton fils. Prends-moi comme l'un de tes
ouvriers.'
Il partit donc pour aller chez son père. Comme il était encore loin, son
père l'aperçut et fut saisi de pitié ; il courut se jeter à son cou et le
couvrit de baisers.
Le fils lui dit : 'Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne
mérite plus d'être appelé ton fils...'
Mais le père dit à ses domestiques : 'Vite, apportez le plus beau vêtement
pour l'habiller. Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds.
Allez chercher le veau gras, tuez-le ; mangeons et festoyons.
Car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était
perdu, et il est retrouvé.' Et ils commencèrent la fête.
Le fils aîné était aux champs. A son retour, quand il fut près de la
maison, il entendit la musique et les danses.
Appelant un des domestiques, il demanda ce qui se passait.
Celui-ci répondit : 'C'est ton frère qui est de retour. Et ton père a tué
le veau gras, parce qu'il a vu revenir son fils en bonne santé.'
Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d'entrer. Son père, qui
était sorti, le suppliait.
Mais il répliqua : 'Il y a tant d'années que je suis à ton service sans
avoir jamais désobéi à tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau
pour festoyer avec mes amis.
Mais, quand ton fils que voilà est arrivé après avoir dépensé ton bien avec
des filles, tu as fait tuer pour lui le veau gras !'
Le père répondit : 'Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce
qui est à moi est à toi.
Il fallait bien festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était
mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Homélies sur les psaumes, Ps 138, 5-6; CCL 40, 1992-1993 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 347)

« Comme il était encore loin, son père l'aperçut »

      « De loin tu as compris mes pensées, tu as découvert mon sentier, tu
as prévu tous mes chemins » (Ps 138,2-3). Pendant que je suis encore
voyageur, avant mon arrivée dans la patrie, tu as compris ma pensée. Songez
au fils cadet, parti au loin... L'aîné n'était pas parti au loin, il
travaillait aux champs et il symbolisait les saints qui, sous la Loi,
observaient les pratiques et les préceptes de la Loi.

      Mais le genre humain, qui s'était égaré dans le culte des idoles,
était « parti au loin ». Rien, en effet, n'est aussi loin de celui qui t'a
créé que cette image modelée par toi-même, pour toi. Le fils cadet partit
donc dans une région lointaine, emportant avec lui sa part d'héritage et,
comme nous l'apprend l'Evangile, il la gaspilla... Après tant de malheurs
et d'accablement, d'épreuves et de dénuement, il se rappela son père et
voulut revenir vers lui. Il se dit : « Je me lèverai, et j'irai vers mon
père… » Mais celui que j'avais abandonné, n'est-il pas partout ? C'est
pourquoi dans l'Evangile, le Seigneur nous dit que son père « vint
au-devant de lui ». C'est vrai, parce qu'il avait « compris de loin ses
pensées. Tu as prévu tous mes chemins ». Lesquels ? sinon les mauvais
chemins qu'il avait suivis pour abandonner son père, comme s'il pouvait se
cacher à ses regards qui le réclament, ou comme si la misère écrasante qui
le réduisait à garder les porcs n'était pas le châtiment que le père lui
infligeait dans son éloignement en vue de le recevoir à son retour ?…

      Dieu sévit contre nos passions, où que nous allions, si loin que nous
puissions nous éloigner. Donc, comme un fuyard qu'on arrête, le fils dit :
« Tu as découvert mon sentier, et tu as prévu tous mes chemins ». Mon
chemin, si long soit-il, n'a pas pu m'éloigner de ton regard. J'avais
beaucoup marché, mais tu étais là où je suis arrivé. Avant même que j'y
sois entré, avant même que j'y aie marché, tu l'as vu d'avance. Et tu as
permis que je suive mes chemins dans la peine, pour que, si je ne voulais
plus peiner, je revienne dans tes chemins… Je confesse ma faute devant toi:
j'ai suivi mon propre sentier, je me suis éloigné de toi ; je t'ai quitté,
toi auprès de qui j'étais bien; et pour mon bien, il a été mauvais pour moi
d'avoir été sans toi. Car, si je m'étais trouvé bien sans toi, je n'aurais
peut-être pas voulu revenir à toi.




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