01 septembre 2007

Evangile au Quotidien

samedi 01 septembre 2007
Le samedi de la 21e semaine du temps ordinaire

St Gilles, abbé (+ 720)



Commentaire du jour
Saint Paulin de Nole : « Qu'as-tu que tu n'aies reçu ? » (1Co 4,7)

Les lectures du jour

1 Thess. 4,9-11.
Pour ce qui est de l'amour fraternel, vous n'avez pas besoin que je vous en
parle, car vous avez appris vous-mêmes de Dieu à vous aimer les uns les
autres,
et c'est ainsi que vous agissez envers tous les frères de la province de
Macédoine. Frères, nous vous encourageons à faire encore de nouveaux
progrès :
ayez à coeur de vivre calmement, de faire chacun ce que vous avez à faire
et de travailler de vos mains comme nous vous l'avons ordonné.


Ps 98,1.7-9.
Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles ; par
son bras très saint, par sa main puissante, il s'est assuré la victoire.
Que résonnent la mer et sa richesse, le monde et tous ses habitants ;
que les fleuves battent des mains, que les montagnes chantent leur joie,
à la face du Seigneur, car il vient pour gouverner la terre, pour gouverner
le monde avec justice et les peuples avec droiture !


Mt 25,14-30.
« C'est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et
leur confia ses biens.
A l'un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au
troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit.
Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s'occupa de les faire valoir et
en gagna cinq autres.
De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres.
Mais celui qui n'en avait reçu qu'un creusa la terre et enfouit l'argent de
son maître.
Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes.
Celui qui avait reçu les cinq talents s'avança en apportant cinq autres
talents et dit : 'Seigneur, tu m'as confié cinq talents ; voilà, j'en ai
gagné cinq autres. —
Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je
t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.'
Celui qui avait reçu deux talents s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, tu
m'as confié deux talents ; voilà, j'en ai gagné deux autres. —
Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je
t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.'
Celui qui avait reçu un seul talent s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, je
savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n'as pas semé, tu
ramasses là où tu n'as pas répandu le grain.
J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici.
Tu as ce qui t'appartient.'
Son maître lui répliqua : 'Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je
moissonne là où je n'ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l'ai
pas répandu.
Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je
l'aurais retrouvé avec les intérêts.
Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix.
Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance. Mais celui qui
n'a rien se fera enlever même ce qu'il a.
Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il
y aura des pleurs et des grincements de dents !'


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Paulin de Nole (355-431), évêque
Lettre 34, 2-4 ; PL 61, 345-346 (trad. Orval et Delhougne, Les Pères commentent, p. 305)

« Qu'as-tu que tu n'aies reçu ? » (1Co 4,7)

« Qu'as-tu que tu n'aies reçu ? » nous dit saint Paul (1Co 4,7). Ne
soyons donc pas avares de nos biens comme s'ils nous appartenaient... On
nous en a confié la charge ; nous avons l'usage d'une richesse commune, non
la possession éternelle d'un bien propre. Si tu reconnais que ce bien n'est
à toi ici-bas que pour un temps, tu pourras acquérir au ciel une possession
qui n'aura pas de fin. Rappelle-toi ces serviteurs dans l'Évangile qui
avaient reçu des talents de leur maître, et ce que le maître, à son retour,
a rendu à chacun d'eux ; tu comprendras alors que déposer son argent sur la
table du Seigneur pour le faire fructifier est beaucoup plus profitable que
de le conserver avec une fidélité stérile sans qu'il rapporte rien au
créancier, au grand dommage du serviteur inutile dont le châtiment sera
d'autant plus lourd... Prêtons donc au Seigneur les biens que nous
avons reçus de lui. Nous ne possédons rien en effet qui ne soit un don du
Seigneur, et nous n'existons que parce qu'il le veut. Que pourrions-nous
considérer comme nôtre, puisque, en vertu d'une dette énorme et
privilégiée, nous ne nous appartenons pas ? Car Dieu nous a créés, mais il
nous a aussi rachetés. Rendons grâces donc : rachetés à grand prix, au prix
du sang du Seigneur, nous ne sommes plus des choses sans valeur… Rendons au
Seigneur ce qu'il nous a donné. Donnons à Celui qui reçoit en la personne
de chaque pauvre. Donnons avec joie, pour recevoir de lui dans
l'allégresse, comme il l'a promis.




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