23 août 2007

Evangile au Quotidien

jeudi 23 août 2007
Le jeudi de la 20e semaine du temps ordinaire

Ste Rose de Lima, vierge (+ 1617)



Commentaire du jour
Jacques de Saroug : « Venez au repas de noce »

Les lectures du jour

Juges 11,29-39.
L'esprit du Seigneur s'empara de lui, et il traversa les pays de Galaad et
Manassé, et Mispa de Galaad. De là il passa la frontière des Ammonites.
Jephté fit alors ce voeu au Seigneur : « Si tu livres les Ammonites entre
mes mains,
la première personne qui sortira de ma maison pour venir à ma rencontre
quand je reviendrai victorieux appartiendra au Seigneur, et je l'offrirai
en sacrifice d'holocauste. »
Jephté passa chez les Ammonites pour les attaquer, et le Seigneur les livra
entre ses mains.
Il les battit depuis Aroër jusqu'à proximité de Minnith et jusqu'à
Abel-Keramim, soit le territoire de vingt villes. Ce fut une très grande
défaite, et les Ammonites durent se soumettre aux Israélites.
Lorsque Jephté revint à Mispa, comme il arrivait à sa maison, voici que sa
fille sortit à sa rencontre en dansant au son des tambourins. C'était son
unique enfant ; en dehors d'elle, il n'avait ni fils ni fille.
Dès qu'il l'aperçut, il déchira ses vêtements et s'écria : « Hélas, ma
fille, tu m'accables ! C'est toi qui fais mon malheur ! J'ai parlé trop
vite devant le Seigneur, et je ne peux pas reprendre ma parole. »
Elle lui répondit : « Mon père, tu as parlé trop vite devant le Seigneur,
traite-moi donc selon ta parole, puisque maintenant le Seigneur t'a vengé
de tes ennemis, les Ammonites. »
Et elle ajouta : « Je ne te demande qu'une chose : laisse-moi un répit de
deux mois. J'irai me cacher dans la montagne avec mes amies, pour pleurer
le malheur de mourir sans avoir connu le mariage. »
Il lui dit : « Va », et il la laissa partir pour deux mois. Elle s'en alla
donc, elle et ses amies, dans la montagne, et elle pleura son malheur.
Les deux mois écoulés, elle revint vers son père, et il accomplit sur elle
le voeu qu'il avait prononcé.


Ps 40,5.7-10.
Heureux est l'homme qui met sa foi dans le Seigneur et ne va pas du côté
des violents, dans le parti des traîtres.
Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ; tu ne
demandais ni holocauste ni victime,
alors j'ai dit : « Voici, je viens. « Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse. Mon Dieu, voilà ce que j'aime : ta loi me
tient aux entrailles. »
J'annonce la justice dans la grande assemblée ; vois, je ne retiens pas mes
lèvres, Seigneur, tu le sais.


Mt 22,1-14.
Jésus se remit à parler en paraboles :
« Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de
son fils.
Il envoya ses serviteurs pour appeler à la noce les invités, mais ceux-ci
ne voulaient pas venir.
Il envoya encore d'autres serviteurs dire aux invités : 'Voilà : mon repas
est prêt, mes boeufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt :
venez au repas de noce.'
Mais ils n'en tinrent aucun compte et s'en allèrent, l'un à son champ,
l'autre à son commerce ;
les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.
Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et
brûla leur ville.
Alors il dit à ses serviteurs : 'Le repas de noce est prêt, mais les
invités n'en étaient pas dignes.
Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous rencontrerez,
invitez-les au repas de noce.'
Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu'ils
rencontrèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie
de convives.
Le roi entra pour voir les convives. Il vit un homme qui ne portait pas le
vêtement de noce,
et lui dit : 'Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de
noce ?' L'autre garda le silence.
Alors le roi dit aux serviteurs : 'Jetez-le, pieds et poings liés, dehors
dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents.'
Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu
nombreux. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Jacques de Saroug (vers 449-521), moine et évêque syrien
Homélie sur le voile de Moïse (trad. Guéranger/Delhougne)

« Venez au repas de noce »

Les femmes ne sont pas aussi étroitement unies à leurs maris que
l'Eglise au Fils de Dieu. Quel autre époux que notre Seigneur est jamais
mort pour son épouse, et quelle épouse a jamais choisi comme époux un
crucifié ? Qui a jamais donné son sang en présent à son épouse, sinon celui
qui est mort sur la croix et a scellé son union nuptiale par ses blessures
? Qui a-t-on jamais vu mort, gisant au banquet de ses noces, avec, à son
côté, son épouse qui l'étreint pour être consolée ? A quelle autre fête, à
quel autre banquet, a-t-on distribué aux convives, sous la forme du pain,
le corps de l'époux ? La mort sépare les épouses de leurs maris, mais
ici elle unit l'Epouse à son Bien-aimé. Il est mort sur la croix, a laissé
son corps à sa glorieuse Epouse, et maintenant, à sa table, chaque jour,
elle le prend en nourriture… Elle s'en nourrit sous la forme du pain
qu'elle mange et sous la forme du vin qu'elle boit, afin que le monde
reconnaisse qu'ils ne sont plus deux, mais un seul.




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org