Evangile au Quotidien
dimanche 19 août 2007
Vingtième dimanche du temps ordinaire
St Jean-Eudes, fondateur (+ 1680)
Commentaire du jour
Denys le Chartreux : Allumer dans les coeurs des hommes le feu de l'amour de Dieu
Les lectures du jour
Jér. 38,4-6.8-10.
Alors les princes dirent au roi Sédécias : « Que cet homme soit mis à mort
: en parlant comme il le fait, il démoralise tout ce qui reste de
combattant dans la ville, et toute la population. Ce n'est pas le bonheur
du peuple qu'il cherche, mais son malheur. »
Le roi répondit : « Il est déjà entre vos mains, et le roi ne peut rien
contre vous ! »
Alors ils se saisirent de Jérémie et le jetèrent dans la citerne du prince
Melkias, dans la cour de la prison. On le descendit avec des cordes. Dans
cette citerne il n'y avait pas d'eau, mais de la boue, et Jérémie s'enfonça
dans la boue.
Un officier du palais, l'Éthiopien Ébed-Mélek, vint trouver le roi :
« Mon Seigneur le roi, ce qu'ils ont fait au prophète Jérémie, c'est mal !
Ils l'ont jeté dans la citerne, il va y mourir de faim ! »
Alors le roi donna cet ordre à l'Éthiopien Ébed-Mélek : « Prends trois
hommes avec toi, et retire de la citerne le prophète Jérémie avant qu'il ne
meure. »
Ps 40(39),2-4.18.
D'un grand espoir j'espérais le Seigneur : il s'est penché vers moi pour
entendre mon cri.
Il m'a tiré de l'horreur du gouffre, de la vase et de la boue ; il m'a fait
reprendre pied sur le roc, il a raffermi mes pas.
Dans ma bouche il a mis un chant nouveau, une louange à notre Dieu.
Beaucoup d'hommes verront, ils craindront, ils auront foi dans le Seigneur.
Je suis pauvre et malheureux, mais le Seigneur pense à moi. Tu es mon
secours, mon libérateur : mon Dieu, ne tarde pas !
Heb. 12,1-4.
Ainsi donc, cette foule immense de témoins est là qui nous entoure. Comme
eux, débarrassons-nous de tout ce qui nous alourdit, et d'abord du péché
qui nous entrave si bien ; alors nous courrons avec endurance l'épreuve qui
nous est proposée,
les yeux fixés sur Jésus, qui est à l'origine et au terme de la foi.
Renonçant à la joie qui lui était proposée, il a enduré, sans avoir de
honte, l'humiliation de la croix, et, assis à la droite de Dieu, il règne
avec lui.
Méditez l'exemple de celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle
hostilité, et vous ne serez pas accablés par le découragement.
Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang dans votre lutte contre le
péché,
Lc 12,49-53.
Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit
déjà allumé !
Je dois recevoir un baptême, et comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit
accompli !
Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le
dis, mais plutôt la division.
Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois
contre deux et deux contre trois ;
ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la
mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la
belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Denys le Chartreux (1402-1471), moine
Commentaire sur l'évangile de Luc, 12, 72-74 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p.430)
Allumer dans les coeurs des hommes le feu de l'amour de Dieu
« Je suis venu apporter un feu sur la terre » : je suis descendu du
haut du ciel et, par le mystère de mon incarnation, je me suis manifesté
aux hommes pour allumer dans les coeurs humains le feu de l'amour divin. «
Et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé » -- c'est-à-dire qu'il prenne
et devienne une flamme activée par l'Esprit Saint et qu'il fasse jaillir
des actes de bonté !
Le Christ annonce ensuite qu'il subira la mort sur la croix avant que
le feu de cet amour n'enflamme l'humanité. C'est, en effet, la très sainte
Passion du Christ qui a valu à l'humanité un don aussi grand, et c'est
avant tout le souvenir de sa Passion qui allume une flamme dans les coeurs
fidèles. « Je dois recevoir un baptême », autrement dit : Il m'incombe et
il m'est réservé par une disposition de Dieu de recevoir un baptême de
sang, de me baigner et de me plonger comme dans l'eau, dans mon sang
répandu sur la croix pour racheter le monde entier. « Et quelle n'est pas
mon angoisse jusqu'à ce qu'il soit accompli », en d'autres termes jusqu'à
ce que ma Passion soit achevée, et que je puisse dire : « Tout est accompli
! » (Jn 19,30)
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