Evangile au Quotidien
dimanche 12 août 2007
Dix-neuvième dimanche du temps ordinaire
Ste Jeanne de Chantal, fondatrice (+ 1641), Bx Innocent XI, pape (+ 1689), Ste Clarisse, abbesse (6ème s.), Bx Karl Leisner
Commentaire du jour
Saint Cyprien : « Tenez-vous prêts »
Les lectures du jour
Sg 18,6-9.
La nuit de la délivrance pascale avait été connue d'avance par nos Pères ;
assurés des promesses auxquelles ils avaient cru, ils étaient dans la joie.
Et ton peuple accueillit à la fois le salut des justes et la ruine de leurs
ennemis.
En même temps que tu frappais nos adversaires, tu nous appelais pour nous
donner ta gloire.
Dans le secret de leurs maisons, les fidèles descendants des justes
offraient un sacrifice, et ils consacrèrent d'un commun accord cette loi
divine : que les saints partageraient aussi bien le meilleur que le pire ;
et déjà ils entonnaient les chants de louange des Pères.
Ps 33,1.12.18-20.22.
Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes ! Hommes droits, à vous la
louange !
Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu, heureuse la nation qu'il
s'est choisie pour domaine !
Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son
amour,
pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine.
Nous attendons notre vie du Seigneur : il est pour nous un appui, un
bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi !
Heb. 11,1-2.8-19.
La foi est le moyen de posséder déjà ce qu'on espère, et de connaître des
réalités qu'on ne voit pas.
Et quand l'Écriture rend témoignage aux anciens, c'est à cause de leur foi.
Grâce à la foi, Abraham obéit à l'appel de Dieu : il partit vers un pays
qui devait lui être donné comme héritage. Et il partit sans savoir où il
allait.
Grâce à la foi, il vint séjourner comme étranger dans la Terre promise ;
c'est dans un campement qu'il vivait, ainsi qu'Isaac et Jacob, héritiers de
la même promesse que lui,
car il attendait la cité qui aurait de vraies fondations, celle dont Dieu
lui-même est le bâtisseur et l'architecte.
Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge, fut rendue capable
d'avoir une descendance parce qu'elle avait pensé que Dieu serait fidèle à
sa promesse.
C'est pourquoi, d'un seul homme, déjà marqué par la mort, ont pu naître des
hommes aussi nombreux que les étoiles dans le ciel et les grains de sable
au bord de la mer, que personne ne peut compter.
C'est dans la foi qu'ils sont tous morts sans avoir connu la réalisation
des promesses ; mais ils l'avaient vue et saluée de loin, affirmant que,
sur la terre, ils étaient des étrangers et des voyageurs.
Or, parler ainsi, c'est montrer clairement qu'on est à la recherche d'une
patrie.
S'ils avaient pensé à celle qu'ils avaient quittée, ils auraient eu la
possibilité d'y revenir.
En fait, ils aspiraient à une patrie meilleure, celle des cieux. Et Dieu
n'a pas refusé d'être invoqué comme leur Dieu, puisqu'il leur a préparé une
cité céleste.
Grâce à la foi, quand il fut soumis à l'épreuve, Abraham offrit Isaac en
sacrifice. Et il offrait le fils unique, alors qu'il avait reçu les
promesses
et entendu cette parole : C'est d'Isaac que naîtra une descendance qui
portera ton nom.
Il pensait en effet que Dieu peut aller jusqu'à ressusciter les morts :
c'est pourquoi son fils lui fut rendu ; et c'était prophétique.
Lc 12,32-48.
Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous
donner le Royaume.
Vendez ce que vous avez et donnez-le en aumône. Faites-vous une bourse qui
ne s'use pas, un trésor inépuisable dans les cieux, là où le voleur
n'approche pas, où la mite ne ronge pas.
Car là où est votre trésor, là aussi sera votre coeur.
Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées.
Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour
lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte.
Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de
veiller. Amen, je vous le dis : il prendra la tenue de service, les fera
passer à table et les servira chacun à son tour.
S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi,
heureux sont-ils !
Vous le savez bien : si le maître de maison connaissait l'heure où le
voleur doit venir, il ne laisserait pas percer le mur de sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts : c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que
le Fils de l'homme viendra. »
Pierre dit alors : « Seigneur, cette parabole s'adresse-t-elle à nous, ou à
tout le monde ? »
Le Seigneur répond : « Quel est donc l'intendant fidèle et sensé à qui le
maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en temps
voulu, leur part de blé ?
Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail.
Vraiment, je vous le déclare : il lui confiera la charge de tous ses biens.
Mais si le même serviteur se dit : 'Mon maître tarde à venir', et s'il se
met à frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s'enivrer,
son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas
prévue ; il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles.
Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'a pourtant rien
préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups.
Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa
conduite, n'en recevra qu'un petit nombre. A qui l'on a beaucoup donné, on
demandera beaucoup ; à qui l'on a beaucoup confié, on réclamera davantage.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Cyprien (vers 200-258), évêque de Carthage et martyr
De l'unité, 26-27 (trad. cf DDB 1979, p. 49 et AELF)
« Tenez-vous prêts »
C'est à notre temps que songeait le Seigneur quand il a dit : « Le
Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? » (Lc
18,8) Nous voyons cette prophétie se réaliser. La crainte de Dieu, la loi
de la justice, la charité, les bonnes oeuvres, on n'y croit plus
Tout ce
que craindrait notre conscience, si elle y croyait, elle ne le craint pas,
parce qu'elle n'y croit pas. Car si elle y croyait, elle serait vigilante ;
et si elle était vigilante, elle se sauverait.
Réveillons-nous donc, frères très chers, autant que nous en sommes
capables. Secouons le sommeil de notre inertie. Veillons à observer et à
pratiquer les préceptes du Seigneur. Soyons tels qu'il nous a prescrit
d'être, quand il a dit : « Restez en tenue de service et gardez vos lampes
allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des
noces pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte. Heureux
les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller
».
Oui, restons en tenue de service, de peur que, quand viendra le jour
du départ, il ne nous trouve embarrassés et empêtrés. Que notre lumière
brille et rayonne de bonnes oeuvres, qu'elle nous achemine de la nuit de ce
monde à la lumière et à la charité éternelles. Attendons avec soin et
prudence l'arrivée soudaine du Seigneur, afin que, lorsqu'il frappera à la
porte, notre foi soit en éveil pour recevoir du Seigneur la récompense de
sa vigilance. Si nous observons ces commandements, si nous retenons ces
avertissements et ces préceptes, les ruses trompeuses de l'Accusateur ne
pourront pas nous accabler pendant notre sommeil. Mais reconnus serviteurs
vigilants, nous régnerons avec le Christ triomphant.
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