Evangile au Quotidien
samedi 04 août 2007
Le samedi de la 17e semaine du temps ordinaire
St Jean-Marie-Baptiste Vianney, prêtre (+ 1859)
Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome : La mort de Jean Baptiste
Les lectures du jour
Lévit. 25,1.8-17.
Le Seigneur adressa la parole à Moïse sur le mont Sinaï :
« Vous compterez sept semaines d'années, c'est-à-dire sept fois sept ans,
quarante-neuf ans.
Le dixième jour du septième mois, en la fête du Grand Pardon, vous ferez
retentir la trompette pour les acclamations ; ce jour-là, vous sonnerez de
la trompette dans tout le pays.
Vous ferez de cette cinquantième année une année sainte, et vous
proclamerez la libération pour tous les habitants du pays. Ce sera pour
vous le jubilé : chacun de vous rentrera dans ses biens, chacun de vous
retournera dans sa famille.
Cette cinquantième année sera pour vous une année jubilaire : vous ne ferez
pas les semailles, vous moissonnerez le grain qui aura poussé tout seul,
vous vendangerez la vigne en broussaille.
Le jubilé sera pour vous une année sainte, vous mangerez ce qui pousse dans
les champs.
En cette année jubilaire, chacun de vous rentrera dans ses biens.
Si tu dois vendre ou acheter dans l'intervalle, ne fais aucun tort à ton
frère.
Celui qui achète tiendra compte des années écoulées depuis le jubilé ;
celui qui vend tiendra compte des années qui restent à courir.
Plus il restera d'années, plus tu augmenteras le prix ; moins il en
restera, plus tu réduiras le prix, car la vente se fait d'après le nombre
des récoltes.
Tu ne feras aucun tort à ton prochain, tu craindras ton Dieu, je suis le
Seigneur votre Dieu.
Ps 67(66),2-3.5.7-8.
Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse, que son visage s'illumine
pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre, ton salut, parmi toutes les nations.
Que les nations chantent leur joie, car tu gouvernes le monde avec justice
; tu gouvernes les peuples avec droiture, sur la terre, tu conduis les
nations.
La terre a donné son fruit ; Dieu, notre Dieu, nous bénit.
Que Dieu nous bénisse, et que la terre tout entière l'adore !
Mt 14,1-12.
En ce temps-là, Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus
et dit à ses serviteurs : « Cet homme, c'est Jean le Baptiste, il est
ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire
des miracles. »
Car Hérode avait fait arrêter Jean, l'avait fait enchaîner et mettre en
prison, à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe.
En effet, Jean lui avait dit : « Tu n'as pas le droit de vivre avec elle. »
Hérode cherchait à le mettre à mort, mais il eut peur de la foule qui le
tenait pour un prophète.
Lorsque arriva l'anniversaire d'Hérode, la fille d'Hérodiade dansa devant
tout le monde, et elle plut à Hérode.
Aussi s'engagea-t-il par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait.
Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de
Jean le Baptiste. »
Le roi fut contrarié, mais à cause de son serment et des convives, il
commanda de la lui donner.
Il envoya décapiter Jean dans la prison.
La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille,
qui l'apporta à sa mère.
Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, l'ensevelirent et
allèrent en informer Jésus.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome (vers 345-407), évêque d'Antioche puis de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur Saint Matthieu, no. 48
La mort de Jean Baptiste
«Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean Baptiste. » Et Dieu l'a
permis, il n'a pas lancé sa foudre du haut des cieux pour dévorer ce visage
insolent ; il n'a pas ordonné à la terre de s'entr'ouvrir et d'engloutir
les convives de ce banquet hideux. Dieu donnait ainsi une plus belle
couronne au juste et laissait une magnifique consolation à ceux qui, dans
l'avenir, seraient victimes de pareilles injustices. Écoutons donc, nous
tous qui, malgré notre vie honnête, avons à souffrir des méchants... Le
plus grand des enfants nés de la femme (Lc 7,28) a été mis à mort à la
demande d'une fille impudique, d'une femme perdue ; et cela pour avoir
défendu les lois divines. Que ces considérations nous fassent endurer
courageusement nos propres souffrances...
Mais remarque le ton modéré de l'évangéliste qui, dans la mesure du
possible, cherche des circonstances atténuantes à ce crime. Au sujet
d'Hérode, il note qu'il a agi « à cause de ses serments et des convives »
et qu'«il fut contristé» ; au sujet de la jeune fille, il remarque qu'elle
avait été « endoctrinée par sa mère »... Nous aussi, ne haïssons pas les
méchants, ne critiquons pas les fautes du prochain, cachons-les aussi
discrètement que possible ; accueillons la charité en notre âme. Car sur
cette femme impudique et sanguinaire, l'évangéliste a parlé avec toute la
modération possible... Toi, au contraire, tu n'hésites pas à traiter ton
prochain avec méchanceté ... Toute différente est la façon d'agir des
saints : ils pleurent sur les pécheurs, au lieu de les maudire. Faisons
comme eux ; pleurons sur Hérodiade et sur ceux qui l'imitent. Car on voit
aujourd'hui bien des repas du genre de celui d'Hérode ; on n'y met pas à
mort le Précurseur, mais on y déchire les membres du Christ.
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