10 septembre 2007

Evangile au Quotidien

lundi 10 septembre 2007
Le lundi de la 23e semaine du temps ordinaire

Le "Grand Martyre du Japon" (+ 1622), Bse Inès Takeya, martyre (+ 1626)



Commentaire du jour
Aelred de Rielvaux : Entrer dans la vraie paix du sabbat

Les lectures du jour

Coloss. 1,24-29.2,1-3.
Je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous, car ce
qu'il reste à souffrir des épreuves du Christ, je l'accomplis dans ma
propre chair, pour son corps qui est l'Église.
De cette Église, je suis devenu ministre, et la charge que Dieu m'a
confiée, c'est d'accomplir pour vous sa parole,
le mystère qui était caché depuis toujours à toutes les générations, mais
qui maintenant a été manifesté aux membres de son peuple saint.
Car Dieu a bien voulu leur faire connaître en quoi consiste, au milieu des
nations païennes, la gloire sans prix de ce mystère : le Christ est au
milieu de vous, lui, l'espérance de la gloire !
Ce Christ, nous l'annonçons : nous avertissons tout homme, nous instruisons
tout homme avec sagesse, afin d'amener tout homme à sa perfection dans le
Christ.
C'est pour cela que je m'épuise à combattre, avec toute la force du Christ
dont la puissance agit en moi.
Je veux en effet que vous sachiez quel dur combat je mène pour vous, et
aussi pour les fidèles de Laodicée et pour tant d'autres qui ne m'ont
jamais rencontré personnellement.
Je combats pour que leurs coeurs soient remplis de courage et qu'ils soient
rassemblés dans l'amour, afin d'acquérir toute la richesse de
l'intelligence parfaite, et la vraie connaissance du mystère de Dieu. Ce
mystère, c'est le Christ,
en qui se trouvent cachés tous les trésors de la sagesse et de la
connaissance.


Ps 62(61),6-7.9.
Je n'ai mon repos qu'en Dieu seul ; oui, mon espoir vient de lui.
Lui seul est mon rocher, mon salut, ma citadelle : je reste inébranlable.
Comptez sur lui en tous temps, vous, le peuple. Devant lui épanchez votre
coeur : Dieu est pour nous un refuge.


Lc 6,6-11.
Un autre jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait.
Il y avait là un homme dont la main droite était paralysée.
Les scribes et les pharisiens observaient Jésus afin de voir s'il ferait
une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour
l'accuser.
Mais il connaissait leurs pensées, et il dit à l'homme qui avait la main
paralysée : « Lève-toi, et reste debout devant tout le monde. » L'homme se
leva et se tint debout.
Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat,
de faire le bien, ou de faire le mal ? de sauver une vie, ou de la perdre ?
»
Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l'homme : « Étends ta
main. » Il le fit, et sa main redevint normale.
Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur
ce qu'ils allaient faire à Jésus.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Aelred de Rielvaux (1110-1167), moine cistercien
Le Miroir de la charité, III, 3-6 (trad. Bellefontaine 1992, p. 193)

Entrer dans la vraie paix du sabbat

      Lorsque l'homme, s'arrachant au brouhaha extérieur, s'est recueilli
au secret de son coeur, qu'il a fermé sa porte à la foule bruyante des
vanités…, quand il n'y a plus rien en lui d'agité ni de désordonné, rien
qui le tiraille, rien qui le tenaille…, c'est la joyeuse célébration d'un
premier sabbat. Mais on peut quitter cette chambre intime pour l'auberge de
son coeur…, pour entrer dans le repos joyeux et paisible de la douceur de
l'amour fraternel. C'est un deuxième sabbat, celui de la charité
fraternelle…

      Une fois purifiée dans ces deux formes d'amour [de soi-même et de son
prochain], l'âme aspire d'autant plus ardemment aux joies de l'étreinte
divine qu'elle est plus assurée. Brûlant d'un désir extrême, elle passe
au-delà du voile de la chair et, entrant dans le sanctuaire (He 10,20), où
le Christ Jésus est esprit devant sa face, elle est totalement absorbée par
une lumière indicible et une douceur inhabituelle. Le silence s'étant fait
par rapport à tout ce qui est corporel, sensible, changeant, elle fixe d'un
regard pénétrant Ce qui Est, Ce qui est toujours tel, identique à soi-même,
Ce qui est Un. Libre pour voir que le Seigneur lui-même est Dieu (Ps
45,11), elle célèbre sans aucun doute le sabbat des sabbats dans les douces
étreintes de la Charité elle-même.




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