Evangile au Quotidien
samedi 13 octobre 2007
Le samedi de la 27e semaine du temps ordinaire
Notre-Dame de Fatima (fin des apparitions), Saint Géraud d'Aurillac (850-909)
Commentaire du jour
Saint Bernard : « Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent »
Les lectures du jour
Joël 4,12-21.
« Que les nations se réveillent, qu'elles montent jusqu'à la vallée de
Josaphat(dont le nom signifie : le Seigneur juge),car c'est là que je vais
siéger pour juger tous les peuples qui vous entourent.
Lancez la faucille :la moisson est mûre ;venez fouler la vendange :le
pressoir est rempli et les cuves débordent de tout le mal qu'ils ont fait !
Voici des multitudes et encore des multitudes dans la vallée du Jugement
;il est tout proche, le jour du Seigneur dans la vallée du Jugement !
Le soleil et la lune se sont obscurcis, les étoiles ont retiré leur
lumière.
De Sion, le Seigneur fait entendre un rugissement, de Jérusalem, son
tonnerre. Le ciel et la terre sont ébranlés, mais le Seigneur est un refuge
pour son peuple, une forteresse pour les fils d'Israël.
Vous saurez que je suis le Seigneur votre Dieu, qui demeure à Sion, sa
montagne sainte. Jérusalem sera un lieu saint, les étrangers n'y passeront
plus.
Ce jour-là, le vin nouveau ruissellera sur les montagnes, le lait coulera
sur les collines. Tous les torrents de Juda seront pleins d'eau, une source
jaillira de la maison du Seigneur et arrosera le ravin des Acacias.
L'Égypte sera dévastée, Édom sera un désert ravagé, car ils ont multiplié
les violences contre les fils de Juda, ils ont répandu leur sang innocent
dans le pays.
Mais il y aura toujours des habitants en Juda, ainsi qu'à Jérusalem, de
génération en génération.
Je vengerai leur sang, que je n'avais pas encore vengé. » Et le Seigneur
aura sa demeure à Sion.
Ps 97(96),1-2.5-6.11-12.
Le Seigneur est roi ! Exulte la terre ! Joie pour les îles sans nombre !
Ténèbre et nuée l'entourent, justice et droit sont l'appui de son trône.
les montagnes fondaient comme cire devant le Seigneur, devant le Maître de
toute la terre.
Les cieux ont proclamé sa justice, et tous les peuples ont vu sa gloire.
Une lumière est semée pour le juste, et pour le coeur simple, une joie.
Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ; rendez grâce en rappelant
son nom très saint.
Lc 11,27-28.
Comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de
la foule pour lui dire : « Heureuse la mère qui t'a porté dans ses
entrailles, et qui t'a nourri de son lait ! »
Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de
Dieu, et qui la gardent ! »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
« Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent »
Marie était très réservée ; nous en trouvons la preuve dans
l'Evangile. Quand voyez-vous qu'elle ait été loquace ou pleine de
présomption ? Un jour, elle se tenait à la porte, désirant parler à son
fils, mais elle n'a pas usé de son autorité maternelle ni pour interrompre
sa prédication, ni pour entrer dans la maison où il prêchait. (Mc 3,31)
Si j'ai bonne mémoire, les évangélistes ne font entendre que quatre
fois les paroles de Marie. La première, quand elle s'adresse à l'ange ;
encore n'est-ce qu'une réponse. La seconde, dans sa visite à Elisabeth,
lorsque, magnifiée par sa cousine, Marie voulut plus encore magnifier le
Seigneur. La troisième, quand elle se plaignit à son fils, alors âgé de
douze ans, que son père et elle-même l'avaient cherché dans l'inquiétude.
La quatrième, aux noces de Cana, quand elle interpella son fils et les
serviteurs.
Dans toutes les autres circonstances, Marie se montre lente à parler,
prompte à écouter, car « elle conservait toutes ces paroles, les méditant
dans son coeur » (Lc 2,19.51). Non, vous ne trouverez nulle part qu'elle
ait parlé, même du mystère de l'Incarnation. Malheur à nous qui avons le
souffle aux narines ! Malheur à nous qui répandons toute notre âme, comme
un récipient qui serait percé !
Que de fois Marie a entendu son fils, non seulement parler en
paraboles à la foule, mais dans l'intimité, révéler aux disciples les
secrets du Royaume des cieux. Elle l'a vu faire des miracles, puis suspendu
à la croix, expirant, ressuscité, et montant au ciel. Combien de fois nous
dit-on qu'en toutes ces circonstances la voix de la Vierge se soit faite
entendre ?... Plus Marie est grande, plus elle s'humilie non seulement en
tout, mais plus que tous.
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