04 octobre 2007

Evangile au Quotidien

jeudi 04 octobre 2007
Le jeudi de la 26e semaine du temps ordinaire

St François d'Assise, fondateur (+ 1226)



Commentaire du jour
Saint Augustin : Le maître de la moisson

Les lectures du jour

Néh. 8,1-4.5-6.7-12.
Tout le peuple se rassembla comme un seul homme sur la place située devant
la Porte des eaux. On demanda au scribe Esdras d'apporter le livre de la
loi de Moïse, que le Seigneur avait donnée à Israël.
Alors le prêtre Esdras apporta la Loi en présence de l'assemblée, composée
des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre.
C'était le premier jour du septième mois.
Esdras, tourné vers la place de la Porte des eaux, fit la lecture dans le
livre, depuis le lever du jour jusqu'à midi, en présence des hommes, des
femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre : tout le peuple
écoutait la lecture de la Loi.
Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, construite tout exprès.
Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait
l'assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout.
Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple,
levant les mains, répondit : « Amen ! Amen ! » Puis ils s'inclinèrent et se
prosternèrent devant le Seigneur, le visage contre terre.
Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites
traduisaient, donnaient le sens, et l'on pouvait comprendre.
Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites
qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est
consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas !
» Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi.
Esdras leur dit encore : « Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des
boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n'a rien de prêt. Car
ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du
Seigneur est votre rempart ! »
Les lévites calmaient tout le peuple en disant : « Cessez de pleurer, car
ce jour est saint. Ne vous affligez pas ! »
Puis tout le peuple se dispersa pour aller manger, boire, envoyer des parts
à ceux qui n'avaient rien de prêt, et se livrer à de grandes réjouissances
; en effet, ils avaient compris les paroles qu'on leur avait fait entendre.


Ps 19,8.9.10.11.
La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; la charte du Seigneur
est sûre, qui rend sages les simples.
Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le coeur ; le
commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard.
La crainte qu'il inspire est pure, elle est là pour toujours ; les
décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables :
plus désirables que l'or, qu'une masse d'or fin, plus savoureuses que le
miel qui coule des rayons.


Lc 10,1-12.
Après cela, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya
deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même
devait aller.
Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu
nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa
moisson.
Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en
salutations sur la route.
Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Paix à cette maison.'
S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle
reviendra sur vous.
Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira ; car
le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce
qu'on vous offrira.
Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : 'Le règne de Dieu est
tout proche de vous.'
Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis,
sortez sur les places et dites :
'Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous la secouons
pour vous la laisser. Pourtant sachez-le : le règne de Dieu est tout
proche.'
Je vous le déclare : au jour du Jugement, Sodome sera traitée moins
sévèrement que cette ville.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 101 ; PL 38, 605s (trad. Luc commenté, DDB 1987, p. 73 et Delhougne p. 417)

Le maître de la moisson

L'évangile qui vient d'être lu nous invite a chercher quelle est
cette moisson dont le Seigneur nous dit : « La moisson est abondante, les
ouvriers peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des
ouvriers à sa moisson ». C'est alors qu'il a envoyé, en plus des douze
disciples qu'il a appelé apôtres (« envoyés »), soixante-douze autres
personnes. Tous, comme on le voit d'après ses propres paroles, il les a
envoyés travailler à une moisson déjà préparée. A quelle moisson ? Ils
n'allaient pas moissonner chez les païens, où rien n'avait été semé. Il
faut donc penser que la moisson avait lieu au milieu des juifs ; c'est pour
moissonner là qu'est venu le maître de la moisson. Aux autres peuples il
envoie non des moissonneurs, mais des semeurs. Chez les juifs, donc, la
moisson ; ailleurs les semailles. Et c'est bien en moissonnant chez les
juifs qu'il a choisi les apôtres ; c'était le temps de la moisson, elle
était mûre, car les prophètes avaient semé parmi eux... Le Seigneur
n'a-t-il pas déclaré à ses disciples : « Vous dites que l'été est encore
loin. Levez les yeux et regardez les champs, ils sont blancs pour la
moisson » (Jn 4,35). Il a dit encore : « D'autres ont pris de la peine, et
vous, vous profitez de leurs travaux » (v. 38). Abraham, Isaac, Jacob,
Moïse et les prophètes ont pris de la peine ; ils ont peiné pour semer le
grain. A son avènement, le Seigneur a trouvé la moisson mûre, et il a
envoyé les moissonneurs avec la faux de l'Evangile.




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