Evangile au Quotidien
lundi 01 octobre 2007
Le lundi de la 26e semaine du temps ordinaire
Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus, o.c.d. (+ 1897)
Commentaire du jour
Clément d'Alexandrie : « Qui accueille en mon nom cet enfant, c'est moi qu'il accueille »
Les lectures du jour
Zach. 8,1-8.
La parole du Seigneur de l'univers me fut adressée :
J'éprouve pour Sion un amour jaloux, j'ai pour elle une ardeur passionnée.
Je suis revenu vers Sion, et je fixerai ma demeure au milieu de Jérusalem.
Jérusalem s'appellera : «Ville fidèle»,et la montagne du Seigneur de
l'univers : « Montagne sainte ».
Les vieux et les vieilles reviendront s'asseoir sur les places de
Jérusalem, le bâton à la main, à cause de leur grand âge ;
les places de la ville seront pleines de petits garçons et de petites
filles qui viendront y jouer.
Si tout cela paraît une merveille pour les survivants de ce temps-là,
est-ce que ce sera aussi une merveille pour moi ?déclare le Seigneur de
l'univers.
Voici que je sauve mon peuple, en le ramenant du pays de l'orient et du
pays de l'occident.
Je les ferai venir pour qu'ils demeurent au milieu de Jérusalem. Ils seront
mon peuple et je serai leur Dieu, dans la fidélité et dans la justice.
Ps 102(101),16-18.19-21.29.22-23.
Les nations craindront le nom du Seigneur, et tous les rois de la terre, sa
gloire :
quand le Seigneur rebâtira Sion, quand il apparaîtra dans sa gloire,
il se tournera vers la prière du spolié, il n'aura pas méprisé sa prière.
Que cela soit écrit pour l'âge à venir, et le peuple à nouveau créé
chantera son Dieu :
« Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s'est penché ; du ciel, il
regarde la terre
pour entendre la plainte des captifs et libérer ceux qui devaient mourir. »
Les fils de tes serviteurs trouveront un séjour, et devant toi se
maintiendra leur descendance.
On publiera dans Sion le nom du Seigneur et sa louange dans tout Jérusalem,
au rassemblement des royaumes et des peuples qui viendront servir le
Seigneur.
Lc 9,46-50.
Une discussion s'éleva entre les disciples pour savoir qui était le plus
grand parmi eux.
Mais Jésus, connaissant la discussion qui occupait leur pensée, prit un
enfant, le plaça à côté de lui
et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, c'est moi qu'il
accueille. Et celui qui m'accueille accueille aussi celui qui m'a envoyé.
Et celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est
grand. »
Jean, l'un des Douze, dit à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu'un
chasser les esprits mauvais en ton nom, et nous avons voulu l'en empêcher,
car il n'est pas avec nous pour te suivre. »
Jésus lui répondit : « Ne l'empêchez pas : celui qui n'est pas contre vous
est pour vous. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Clément d'Alexandrie (150-vers 215), théologien
Le Pédagogue, I, 21-24 (trad. Migne 1991, p. 45)
« Qui accueille en mon nom cet enfant, c'est moi qu'il accueille »
« Leurs petits enfants, dit l'Ecriture, seront portés sur les épaules
et consolés sur les genoux. Comme un enfant que sa mère console, moi aussi
je vous consolerai » (Is 66,12-13). La mère attire à elle ses petits
enfants et nous, nous cherchons notre mère, l'Eglise. Tout être faible et
tendre, dont la faiblesse a besoin de secours, est gracieux, doux, charmant
; Dieu ne refuse pas son secours à un être si jeune. Les parents vouent une
tendresse particulière à leurs petits... De même, le Père de toute la
création accueille ceux qui se réfugient auprès de lui, les régénère par
l'Esprit et les adopte pour ses fils ; il connaît leur douceur et c'est eux
seuls qu'il aime, secourt, défend ; c'est pourquoi il les nomme ses petits
enfants (cf Jn 13,33)
Le Saint Esprit, parlant par la bouche d'Isaïe, applique au Seigneur
lui-même le terme de petit enfant : « Voici qu'un petit enfant nous est
né, un fils nous a été donné
» (Is 9,5). Quel est donc ce petit enfant, ce
nouveau-né, à l'image de qui nous sommes de petits enfants ? Par le même
prophète, l'Esprit nous décrit sa grandeur : « Conseiller admirable, Dieu
puissant, Père éternel, Prince de la paix » (v. 6).
O le grand Dieu ! O l'enfant parfait ! Le Fils est dans le Père et le
Père est dans le Fils. Pourrait-elle n'être pas parfaite, l'éducation que
donne ce petit enfant ? Elle nous englobe tous pour nous guider, nous, ses
petits enfants. Il a étendu sur nous les mains, et nous avons mis en elles
toute notre foi. A ce petit enfant, Jean Baptiste rend témoignage lui aussi
: « Voici, dit-il, l'agneau de Dieu » (Jn 1,29). Puisque l'Écriture nomme
agneaux les tout petits enfants, il a appelé « agneau de Dieu » le Verbe
Dieu qui pour nous s'est fait homme et a voulu être en tout semblable à
nous, lui, le Fils de Dieu, le petit enfant du Père.
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org

<< Home