01 février 2008

Evangile au Quotidien

vendredi 01 février 2008
Le vendredi de la 3e semaine du temps ordinaire

Bse Ella (+ 1226)



Commentaire du jour
Saint Ambroise : « Si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre »

Les lectures du jour

2 Sam. 11,1-4.5-10.13-17.
Au retour du printemps, à l'époque où les rois reprennent la guerre, David
envoya Joab en expédition, avec ses officiers et toute l'armée d'Israël ;
ils massacrèrent les Ammonites et mirent le siège devant Rabba. David était
resté à Jérusalem.
A la fin d'un après-midi, après avoir pris son repos, il se promenait sur
la terrasse du palais ; il aperçut une femme en train de se baigner. Cette
femme était très belle.
David fit demander qui elle était, et on lui répondit : « C'est Bethsabée,
fille d'Éliam, la femme d'Ourias le Hittite. »
Alors David l'envoya chercher. Elle vint chez lui et il dormit avec elle.
La femme conçut, et elle fit savoir à David : « Je suis enceinte ! »
Alors David expédia ce message à Joab : « Envoie-moi Ourias le Hittite »,
et Joab l'envoya à David.
Lorsque Ourias fut arrivé auprès de lui, David lui demanda comment allaient
Joab, et l'armée, et la guerre.
Puis il lui dit : « Descends chez toi et repose-toi un peu. » Ourias sortit
du palais, et le roi lui fit porter un des plats de sa table.
Mais Ourias passa la nuit à l'entrée du palais avec les gardes du roi ; il
ne descendit pas chez lui.
On annonça à David : « Ourias n'est pas descendu chez lui. »
Le lendemain, David l'invita à manger et à boire à sa table, et il
l'enivra. Le soir, Ourias sortit et alla se coucher dans la salle des
gardes ; il ne descendit pas chez lui.
Le matin suivant, David écrivit une lettre pour Joab, et la fit porter par
Ourias.
Il disait dans cette lettre : « Poussez Ourias au plus fort de la mêlée,
puis retirez-vous à distance ; qu'il soit frappé et qu'il meure ! »
Joab, qui assiégeait la ville, fit exprès de placer Ourias à un endroit où
les ennemis étaient en force.
Les assiégés firent une sortie contre Joab. Il y eut des tués dans l'armée,
parmi les officiers de David, et Ourias le Hittite mourut.


Ps 51(50),3-7.10-11.
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde,
efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.
Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai
fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta
victoire.
Moi, je suis né dans la faute, j'étais pécheur dès le sein de ma mère.
Fais que j'entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu
broyais.
Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.


Mc 4,26-34.
Il disait : « Il en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette le
grain dans son champ :
nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il
ne sait comment.
D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé
plein l'épi.
Et dès que le grain le permet, on y met la faucille, car c'est le temps de
la moisson. »
Il disait encore : « A quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ? Par
quelle parabole allons-nous le représenter ?
Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est
la plus petite de toutes les semences du monde.
Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes
potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du
ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »
Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole,
dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre.
Il ne leur disait rien sans employer de paraboles, mais en particulier, il
expliquait tout à ses disciples.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Ambroise (vers 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de St Luc, 7, 183s (trad. cf SC 52, p. 77)

« Si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre »

      Le Seigneur lui-même est un grain de moutarde... Si le Christ est un
grain de moutarde, comment est-il le plus petit et comment grandit-il ? Ce
n'est pas en sa nature, mais selon son apparence qu'il redevient grand.
Vous voulez savoir comment il est le moindre ? « Nous l'avons vu, et il
n'avait ni prestance ni beauté » (Is 53,2). Apprenez qu'il est le plus
grand : « Il resplendit de beauté plus que les enfants des hommes » (Ps
44,3). En effet celui qui n'avait ni éclat ni beauté est devenu supérieur
aux anges (Hé 1,4), dépassant toute la gloire des prophètes d'Israël... Il
est la moindre de toutes les semences, parce qu'il n'est pas venu avec la
royauté, ni avec les richesses, ni avec la sagesse de ce monde. Or soudain,
comme un arbre, il a épanoui la cime élevée de sa puissance, si bien que
nous disons : « Sous son ombre désirée je me suis assis » (Ct 2,3).

      Souvent, à mon avis, il paraissait à la fois arbre et graine. Il est
graine quand on dit : « N'est-il pas le fils de Joseph le charpentier ? »
(Mt 13,55). Mais au cours même de ces paroles il a soudain grandi...: «
D'où lui vient, disaient-ils, cette sagesse ? » (v. 54). Il est donc graine
en son apparence, arbre par sa sagesse. Dans la frondaison de ses branches
pourront se reposer en sécurité l'oiseau de nuit en sa demeure, le
passereau solitaire sur le toit (Ps 101,8), celui qui a été enlevé jusqu'au
paradis (2Co 12,4), celui qui « sera enlevé dans les airs sur les nuées »
(1Th 4,17). Là reposent également les puissances et les anges des cieux et
tous ceux à qui leurs actions spirituelles ont permis de prendre leur vol.
Saint Jean y a reposé quand il était appuyé sur la poitrine de Jésus (Jn
13,25)...

      Et nous « qui étions loin » (Ep 2,13), rassemblés du milieu des
nations, longtemps ballottés dans le vide du monde par les tempêtes de
l'esprit du mal, déployant les ailes des vertus nous dirigeons notre vol
pour que cette ombre des saints nous abrite de la chaleur accablante de ce
monde. Déjà nous reprenons vie dans la paix et la sécurité de ce séjour du
moment que notre âme, courbée auparavant sous le poids des péchés, est «
arrachée, comme le passereau, au filet des chasseurs » (Ps 123,7) et s'est
transportée sur les branches et les montagnes du Seigneur (cf Ps 10,1).




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ouverte et l'Etoile de la mer, secourez ce peuple qui tombe, mais qui
désire se relever. Au grand étonnement de la nature, vous avez donné
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l'enfantement, vous à qui Gabriel adresse le salut, daignez prendre pitié
des pauvres pécheurs.

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