Evangile au Quotidien
mardi 04 mars 2008
Le mardi de la 4e semaine de Carême
St Casimir (+ 1484)
Commentaire du jour
Saint Ephrem : La piscine du baptême nous donne la guérison
Les lectures du jour
Ezéc. 47,1-9.12.
L'homme qui me guidait me fit revenir à l'entrée du Temple, et voici : sous
le seuil du Temple, de l'eau jaillissait en direction de l'orient, puisque
la façade du Temple était du côté de l'orient. L'eau descendait du côté
droit de la façade du Temple, et passait au sud de l'autel.
L'homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par
l'extérieur, jusqu'à la porte qui regarde vers l'orient, et là encore l'eau
coulait du côté droit.
L'homme s'éloigna vers l'orient, un cordeau à la main, et il mesura une
distance de mille coudées ; alors il me fit traverser l'eau : j'en avais
jusqu'aux chevilles.
Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l'eau : j'en avais
jusqu'aux genoux. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser : j'en
avais jusqu'aux reins.
Il en mesura encore mille : c'était un torrent que je ne pouvais traverser,
car l'eau avait grossi, il aurait fallu nager : c'était un fleuve
infranchissable.
Alors il me dit : « As-tu vu, fils d'homme ? » Il m'emmena, puis il me
ramena au bord du torrent.
Et, au retour, voici qu'il y avait au bord du torrent, de chaque côté, des
arbres en grand nombre.
Il me dit : « Cette eau coule vers la région de l'orient, elle descend dans
la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit
les eaux.
En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et
foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce
qu'elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent.
Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d'arbres fruitiers
pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne
manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette
eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles
un remède.
Ps 46(45),2-3.5-6.8-9.
Dieu est pour nous refuge et force, secours dans la détresse, toujours
offert.
Nous serons sans crainte si la terre est secouée, si les montagnes
s'effondrent au creux de la mer ;
Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu, la plus sainte des
demeures du Très-Haut.
Dieu s'y tient : elle est inébranlable ; quand renaît le matin, Dieu la
secourt.
Il est avec nous, le Seigneur de l'univers ; citadelle pour nous, le Dieu
de Jacob !
Venez et voyez les actes du Seigneur, comme il couvre de ruines la terre.
Jn 5,1-3.5-16.
Après cela, à l'occasion d'une fête des Juifs, Jésus monta à Jérusalem.
Or, à Jérusalem, près de la Porte des Brebis, il existe une piscine qu'on
appelle en hébreu Bézatha. Elle a cinq colonnades,
sous lesquelles étaient couchés une foule de malades : aveugles, boiteux et
paralysés.
Il y en avait un qui était malade depuis trente-huit ans.
Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu'il était dans cet état depuis
longtemps, lui dit : « Est-ce que tu veux retrouver la santé ? »
Le malade lui répondit : « Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans
la piscine au moment où l'eau bouillonne ; et pendant que j'y vais, un
autre descend avant moi. »
Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »
Et aussitôt l'homme retrouva la santé. Il prit son brancard : il marchait
!Or, ce jour-là était un jour de sabbat.
Les Juifs dirent à cet homme que Jésus avait guéri : « C'est le sabbat ! Tu
n'as pas le droit de porter ton brancard. »
Il leur répliqua : « Celui qui m'a rendu la santé, c'est lui qui m'a dit :
'Prends ton brancard, et marche !' »
Ils l'interrogèrent : « Quel est l'homme qui t'a dit : 'Prends-le, et
marche' ? »
Mais celui qui avait été guéri ne le savait pas ; en effet, Jésus s'était
éloigné, car il y avait foule à cet endroit.
Plus tard, Jésus le retrouva dans le Temple et lui dit : « Te voilà en
bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t'arriver pire encore. »
L'homme partit annoncer aux Juifs que c'était Jésus qui lui avait rendu la
santé.
Et les Juifs se mirent à poursuivre Jésus parce qu'il avait fait cela le
jour du sabbat.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Ephrem (vers 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
5e hymne pour l'Epiphanie (trad. cf coll. Spiritualité Orientale 70, Bellefontaine 1997, p. 49)
La piscine du baptême nous donne la guérison
Descendez, frères, et dans les eaux du baptême revêtez l'Esprit Saint
;unissez-vous aux êtres spirituels qui servent notre Dieu.Béni soit Celui
qui a institué le baptême pour le pardon des enfants d'Adam !Cette eau est
le feu secret qui marque son troupeau d'un signe,avec les trois noms
spirituels qui épouvantent le Mauvais (cf Ap 3,12)...Jean attesta de notre
Sauveur : « Il vous baptisera dans l'Esprit saint et le feu » (Mt
3,11).Voici ce feu et l'Esprit, mes frères, dans le baptême véritable.Car
le baptême est plus puissant que le Jourdain, ce petit ruisseau ;il lave en
ses flots d'eau et d'huile les péchés de tous les humains.Élisée, s'y
prenant sept fois, avait purifié Naaman de sa lèpre (2R 5,10);le baptême,
lui, nous purifie des péchés cachés en l'âme.Moïse avait baptisé le peuple
dans la mer (1Co 10,2),sans pouvoir pourtant laver son coeur
au-dedans,souillé qu'il était par le péché.Maintenant voici un prêtre,
semblable à Moïse, lavant l'âme de ses taches,et avec l'huile il marque
d'un sceau les agneaux nouveaux pour le Royaume...Par l'eau qui a coulé du
rocher la soif du peuple a été calmée (Ex 17,1s) ;voici, par le Christ et
par sa fontaine, la soif des nations étanchée...Voici que du côté du Christ
coule une source qui donne la vie (Jn 19,34) ;les peuples assoiffés y ont
bu et en ont oublié leur peine.Verse ta rosée sur ma faiblesse, Seigneur
;par ton sang pardonne mes péchés.Que je sois ajouté au nombre de tes
saints, à ta droite.
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* Féconde Mère du Rédempteur, vous qui êtes la Porte du ciel sans cesse
ouverte et l'Etoile de la mer, secourez ce peuple qui tombe, mais qui
désire se relever. Au grand étonnement de la nature, vous avez donné
naissance à votre divin Auteur. Vierge dans la conception, Vierge après
l'enfantement, vous à qui Gabriel adresse le salut, daignez prendre pitié
des pauvres pécheurs.
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