Evangile au Quotidien
vendredi 02 mai 2008
Le vendredi de la 6e semaine de Pâques
Fête des rogations (2ème jour)
St Athanase d'Alexandrie , évêque et docteur de l'Eglise (+ 375), Boris de Bulgarie Khan des Bulgares (+ 907)
Commentaire du jour
Saint Augustin : « Votre joie, personne ne vous l'enlèvera »
Les lectures du jour
Act. 18,9-18.
Une nuit, Paul eut une vision ; le Seigneur lui disait : « Sois sans
crainte, continue à parler, ne reste pas muet.
Je suis avec toi, et personne n'essaiera de te maltraiter, car dans cette
ville j'ai à moi un peuple nombreux. »
Paul demeura un an et demi à Corinthe ; il enseignait aux gens la parole de
Dieu.
Pendant que Gallion était proconsul en Grèce, les Juifs tous ensemble se
soulevèrent contre Paul et le conduisirent au tribunal
en disant : « Le culte de Dieu auquel cet individu veut amener les gens est
contraire à la Loi. »
Au moment où Paul allait ouvrir la bouche, Gallion déclara aux Juifs : «
S'il s'agissait d'un délit ou d'un méfait grave, je recevrais votre plainte
comme il se doit ;
mais puisqu'il s'agit de discussions concernant la doctrine, les
appellations et la Loi qui vous sont propres, cela vous regarde. Moi, je ne
veux pas être juge de ces affaires. »
Et il les renvoya du tribunal.
Alors, ils se saisirent tous de Sosthène, le chef de la synagogue, et se
mirent à le frapper devant le tribunal, tandis que Gallion demeurait
indifférent.
Paul resta encore un certain temps à Corinthe, puis il fit ses adieux aux
frères et prit le bateau pour la Syrie ; il emmenait Priscille et Aquila ;
à Cencrées, il s'était fait raser la tête, car le voeu qui le lui
interdisait venait d'expirer.
Ps 47(46),2-3.4-5.6-7.
Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie !
Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable, le grand roi sur toute la
terre,
celui qui nous soumet des nations, qui tient des peuples sous nos pieds ;
il choisit pour nous l'héritage, fierté de Jacob, son bien-aimé.
Dieu s'élève parmi les ovations, le Seigneur, aux éclats du cor.
Sonnez pour notre Dieu, sonnez, sonnez pour notre roi, sonnez !
Jn 16,20-23.
Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis
que le monde se réjouira. Vous serez dans la peine, mais votre peine se
changera en joie.
La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée.
Mais, quand l'enfant est né, elle ne se souvient plus de son angoisse, dans
la joie qu'elle éprouve du fait qu'un être humain est né dans le monde.
Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et
votre coeur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l'enlèvera.
En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger.Amen, amen, je vous le dis
: si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous
le donnera.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur saint Jean, n° 101 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 199)
« Votre joie, personne ne vous l'enlèvera »
Ces paroles du Sauveur : « Je vous reverrai et votre coeur se
réjouira et cette joie, personne ne pourra vous l'enlever » ne doivent pas
être rapportées à ce temps où, après sa résurrection, il s'est montré à ses
disciples dans sa chair et leur a dit de le toucher, mais à cet autre temps
dont il avait déjà dit : « Celui qui m'aime, mon Père l'aimera et je me
manifesterai à lui » (Jn 14,21). Cette vision n'est pas pour cette vie,
mais pour celle du monde à venir. Elle n'est pas pour un temps, mais n'aura
jamais de fin. « La vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi le seul
vrai Dieu, et celui que tu as envoyé Jésus Christ » (Jn 17,3). De cette
vision et connaissance, l'apôtre Paul dit : « Nous voyons maintenant dans
un miroir et en énigme, alors nous le verrons face à face. Je ne connais
maintenant qu'en partie, alors je connaîtrai comme je suis connu » (1Co
13,12). Ce fruit de son labeur, l'Église l'enfante maintenant dans le
désir, alors elle l'enfantera dans la vision ; maintenant elle l'enfante
dans la peine, alors elle l'enfantera dans la joie ; maintenant elle
l'enfante dans la supplication, alors elle l'enfantera dans la louange. Ce
fruit sera sans fin, car rien ne saurait nous combler sinon ce qui est
infini. C'est ce qui faisait dire à Philippe : « Seigneur, montre-nous le
Père et cela nous suffit » (Jn 14,8).
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« Je suis vôtre, Seigneur, et ne dois être qu'à vous ;
Mon âme est vôtre, et ne doit vivre que par vous ;
Mon amour est vôtre, et ne doit tendre qu'en vous ;
Je dois vous aimer comme mon premier principe, puisque je suis de vous ;
Je dois vous aimer comme ma fin et mon repos, puisque je suis pour vous ;
Je dois vous aimer plus que mon être, puisque mon être subsiste par vous ;
Je dois vous aimer plus que moi-même, puisque je suis tout à vous et en
vous. » Saint François de Sales, Traité de l'amour de Dieu, X, 10 : La
Pléiade (1969), p. 842
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