17 août 2008

Evangile au Quotidien

dimanche 17 août 2008
Vingtième dimanche du temps ordinaire

St Hyacinthe, o.p. (+ 1257), St Eusèbe, pape (4ème s.), Ste Jeanne Delanoue



Commentaire du jour
Guillaume de Saint-Thierry : « Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David »

Les lectures du jour

Is 56,1.6-7.
Parole du Seigneur : Observez le droit, pratiquez la justice. Car mon salut
approche, il vient, et ma justice va se révéler.
Les étrangers qui se sont attachés au service du Seigneur pour l'amour de
son nom et sont devenus ses serviteurs, tous ceux qui observent le sabbat
sans le profaner et s'attachent fermement à mon Alliance,
je les conduirai à ma montagne sainte. Je les rendrai heureux dans ma
maison de prière, je ferai bon accueil, sur mon autel, à leurs holocaustes
et à leurs sacrifices, car ma maison s'appellera « Maison de prière pour
tous les peuples ».


Ps 67(66),2-3.5.6.8.
Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse, que son visage s'illumine
pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre, ton salut, parmi toutes les nations.
Que les nations chantent leur joie, car tu gouvernes le monde avec justice
; tu gouvernes les peuples avec droiture, sur la terre, tu conduis les
nations.
Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ; qu'ils te rendent grâce tous
ensemble !
Que Dieu nous bénisse, et que la terre tout entière l'adore !


Rm 11,13-15.29-32.
Je vous le dis à vous, qui étiez païens : dans la mesure même où je suis
apôtre des païens, ce serait la gloire de mon ministère
de rendre un jour jaloux mes frères de race, et d'en sauver quelques-uns.
Si en effet le monde a été réconcilié avec Dieu quand ils ont été mis à
l'écart, qu'arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ? Ce sera la vie pour
ceux qui étaient morts !
Les dons de Dieu et son appel sont irrévocables.
Jadis, en effet, vous avez désobéi à Dieu, et maintenant, à cause de la
désobéissance des fils d'Israël, vous avez obtenu miséricorde ;
de même eux aussi, maintenant ils ont désobéi à cause de la miséricorde que
vous avez obtenue, mais c'est pour que maintenant, eux aussi, ils
obtiennent miséricorde.
Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire
miséricorde à tous les hommes.


Mt 15,21-28.
Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon.
Voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait : « Aie pitié de
moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »
Mais il ne lui répondit rien. Les disciples s'approchèrent pour lui
demander : « Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris ! »
Jésus répondit : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël. »
Mais elle vint se prosterner devant lui : « Seigneur, viens à mon secours !
»
Il répondit : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le
donner aux petits chiens. -
C'est vrai, Seigneur, reprit-elle ; mais justement, les petits chiens
mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »
Jésus répondit : « Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi
comme tu le veux ! » Et, à l'heure même, sa fille fut guérie.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Guillaume de Saint-Thierry (vers 1085-1148), moine bénédictin puis cistercien
Oraisons méditatives, n° 2 (trad. cf Pain de Cîteaux 21 et SC 324, p. 55)

« Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David »

      Parfois, Seigneur, je te sens passer, tu ne t'arrêtes pas pour moi,
tu me dépasses, mais je crie vers toi comme la Cananéenne. Vais-je donc
encore oser m'approcher de toi ? Bien sûr, car les petits chiens chassés de
la maison de leur maître ne laissent pas de revenir, et veillant à la garde
de la maison, ils reçoivent leur pain chaque jour. Chassé, me voilà donc
encore ; mis à la porte, je crie ; malmené, je supplie. Comme les petits
chiens ne peuvent pas vivre loin des hommes, pas davantage mon âme loin de
mon Dieu !

      Ouvre-moi, Seigneur. Que j'arrive jusqu'à toi pour être inondé de ta
lumière. Toi, tu habites dans les cieux, tu t'es caché dans les ténèbres,
dans la nuée obscure. Comme dit le prophète : « Tu t'es enveloppé d'un
nuage pour que la prière ne passe pas » (Lm 3,44). Je croupis sur la terre,
le coeur comme dans un bourbier... Tes étoiles ne luisent plus pour moi, le
soleil s'est obscurci, la lune ne donne plus sa lumière. J'entends bien
chanter tes hauts faits dans les psaumes, les hymnes et les cantiques
spirituels ; dans l'Evangile tes paroles et tes gestes resplendissent de
lumière ; les exemples de tes serviteurs..., les menaces et les promesses
de tes Ecritures de vérité s'imposent à mes yeux et viennent frapper à la
surdité de mes oreilles. Mais mon esprit s'est endurci ; j'ai appris à
dormir face à la splendeur du soleil ; je me suis accoutumé à ne plus voir
ce qui s'offre à moi ainsi...

      Jusques à quand, Seigneur, jusques à quand tarderas-tu à déchirer tes
cieux, à descendre pour venir secouer ma torpeur ? (Ps 12,1;Is 64,1) Que je
ne sois plus ce que je suis..., que je me convertisse et que je revienne au
moins vers le soir, comme un petit chien affamé. Je parcours ta cité ; elle
pérégrine encore en partie sur terre, même si la majorité de ses habitants
ont trouvé leur joie dans les cieux. Peut-être que j'y trouverai moi aussi
ma demeure ?




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