12 août 2008

Evangile au Quotidien

mardi 12 août 2008
Le mardi de la 19° semaine du temps ordinaire

Ste Jeanne de Chantal, fondatrice (+ 1641), Bx Innocent XI, pape (+ 1689), Ste Clarisse, abbesse (6ème s.), Bx Karl Leisner



Commentaire du jour
Saint Ambroise : « Votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu »

Les lectures du jour

Ezéc. 2,8-9.3,1-4.
Fils d'homme, écoute ce que je vais te dire. Ne sois pas rebelle comme
cette engeance de rebelles. Ouvre la bouche, et mange ce que je te donne. »
Alors je vis une main tendue vers moi : elle tenait un livre en forme de
rouleau
Le Seigneur me dit : « Fils d'homme, mange ce qui est devant toi, mange ce
rouleau, et va parler à la maison d'Israël. »
J'ouvris la bouche, il me fit manger le rouleau
et il me dit : « Fils d'homme, remplis ton ventre, rassasie tes entrailles
avec ce rouleau que je te donne. » Je le mangeai donc, et dans ma bouche il
fut doux comme du miel.
Il me dit alors : « Fils d'homme, debout ! Va vers la maison d'Israël, et
tu lui transmettras mes paroles. »


Ps 119,14.24.72.103.111.131.
Je trouve dans la voie de tes exigences plus de joie que dans toutes les
richesses.
Je trouve mon plaisir en tes exigences : ce sont elles qui me conseillent.
Mon bonheur, c'est la loi de ta bouche, plus qu'un monceau d'or ou
d'argent.
Qu'elle est douce à mon palais ta promesse : le miel a moins de saveur dans
ma bouche !
Tes exigences resteront mon héritage, la joie de mon coeur.
La bouche grande ouverte, j'aspire, assoiffé de tes volontés.


Mt 18,1-5.10.12-14.
Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le
plus grand dans le Royaume des cieux ? »
Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d'eux,
et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour
devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des
cieux.
Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, c'est celui-là qui est le
plus grand dans le Royaume des cieux.
Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c'est moi
qu'il accueille.
Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs
anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux
cieux.
Que pensez-vous de ceci ? Si un homme possède cent brebis et que l'une
d'entre elles s'égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf
autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ?
Et, s'il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour
elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits
soit perdu.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Ambroise (v.340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire du Ps 118, 22, 27-30  ; CSEL 62, 502-504

« Votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu »

      Viens, Seigneur Jésus, cherche ton serviteur ; cherche ta brebis
fatiguée ; viens, berger... Pendant que tu t'attardes sur les montagnes,
voilà que ta brebis erre : laisse donc les quatre-vingt-dix-neuf autres qui
sont tiennes et viens chercher l'unique qui s'est égarée. Viens, sans te
faire aider, sans te faire annoncer ; c'est toi maintenant que j'attends.
Ne prends pas de fouet, prends ton amour ; viens avec la douceur de ton
Esprit. N'hésite pas à laisser sur les montagnes ces quatre-vingt-dix-neuf
brebis qui sont tiennes ; sur les sommets où tu les a mises, les loups
n'ont point d'accès... Viens à moi, qui me suis égaré loin des troupeaux
d'en-haut, car tu m'avais mis là moi aussi, mais les loups de la nuit m'ont
fait quitter tes bergeries.

      Cherche-moi, Seigneur, puisque ma prière te cherche. Cherche-moi,
trouve-moi, relève-moi, porte-moi ! Celui que tu cherches tu peux le
trouver, celui que tu trouves, daigne le relever, et celui que tu relèves,
pose-le sur tes épaules. Ce fardeau de ton amour, il ne t'est jamais à
charge, et tu te fais sans lassitude le péager de la justice. Viens donc,
Seigneur, car s'il est vrai que j'erre, « je n'ai pas oublié ta parole »
(Ps 118,16), et je garde l'espoir du remède. Viens, Seigneur, tu es seul à
pouvoir encore appeler ta brebis perdue, et aux autres que tu vas laisser,
tu ne feras aucune peine ; elles aussi seront contentes de voir revenir le
pécheur. Viens, il y aura salut sur la terre et il y aura joie dans le ciel
(Lc 15,7).

      N'envoie pas tes petits serviteurs, n'envoie pas de mercenaires,
viens chercher ta brebis toi-même. Relève-moi dans cette chair qui avec
Adam est tombée. Reconnais en moi par ce geste, non l'enfant d'Ève mais le
fils de Marie, vierge pure, vierge par grâce, sans aucun soupçon de péché ;
puis porte-moi jusque sur ta croix, elle est le salut des errants, le seul
repos des fatigués, l'unique vie de tous ceux qui meurent.





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